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La buse variable (Buteo buteo)
LC
Buteo buteo

Buse variable

Buteo buteo

La buse variable est un rapace des campagnes boisées, souvent aperçu sur un piquet ou en vol circulaire au-dessus des champs. Son plumage peut être brun sombre ou presque blanc, ce qui explique son nom. Présente toute l’année dans une grande partie de la France, elle est protégée et classée en préoccupation mineure à l’échelle mondiale.

Statut
Préoccupation mineurepopulation en hausse
Taille
Environ 46 à 58 cm de longueur, pour 110 à 135 cm d’envergure ; les mesures varient selon les populations.
Poids
Environ 550 à 1 000 g chez les mâles et 700 à 1 300 g chez les femelles, avec des variations selon les populations et les saisons.
Longévité
Certains individus bagués dépassent 25 ans dans la nature ; beaucoup meurent toutefois avant l’âge adulte.
Régime
CarnivoreElle mange surtout de petits mammifères, notamment des campagnols, mais aussi des vers de terre, des insectes, des reptiles, des oiseaux et des charognes.
Mode de vie
Diurne, en couple pendant la reproduction, souvent seule pour chasser
Famille
Accipitridés (Accipitridae), ordre des Accipitriformes

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Europe, nord-ouest de l’Afrique et partie occidentale de l’Asie ; hivernage de certaines populations jusqu’en Afrique australe

Où vit la buse variable ?

Elle fréquente les paysages mêlant bois, haies, prairies et cultures, des plaines aux montagnes lorsque des espaces ouverts permettent la chasse.

Principales régions : France, Royaume-Uni, Allemagne, Espagne, Suède, Russie occidentale, Turquie, Afrique du Sud.

  • Europe
  • Asie
  • Afrique
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître la buse variable
  2. Où vit la buse variable ?
  3. Que mange la buse variable ?
  4. Comment se comporte-t-elle ?
  5. Comment se reproduit-elle ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître la buse variable

En vol, cherchez des ailes larges, aux extrémités découpées en « doigts », et une queue assez courte, arrondie lorsqu’elle est étalée. La silhouette paraît plus compacte que celle d’un milan. Le dessous des ailes porte souvent des marques sombres au niveau des poignets et une bordure sombre, mais leur contraste varie beaucoup d’un individu à l’autre.

Le plumage va du brun très foncé à une dominante blanche, avec de nombreux intermédiaires. Une poitrine claire barrée ou tachetée est fréquente. Les femelles sont en moyenne plus grandes que les mâles, sans différence de couleur permettant de les distinguer facilement. Son cri étiré, souvent entendu pendant les vols circulaires, rappelle un miaulement.

Où vit la buse variable ?

Elle a besoin de terrains ouverts pour chercher ses proies et, le plus souvent, d’arbres pour installer son nid. Les bocages, lisières forestières, prairies et mosaïques agricoles lui conviennent. Son aire s’étend de l’Europe à une partie de l’Asie occidentale. Certaines populations nordiques et orientales migrent vers des régions plus chaudes, jusqu’en Afrique australe.

En France métropolitaine, vous pouvez l’observer toute l’année dans une grande partie du territoire, surtout dans les campagnes associant champs et bois. En automne et en hiver, des oiseaux venus du nord et de l’est de l’Europe rejoignent les résidents. Scrutez les piquets et les arbres depuis un chemin ; par temps doux, regardez aussi les oiseaux qui tournent au-dessus des coteaux.

Que mange la buse variable ?

Les petits mammifères, notamment les campagnols, occupent souvent une place importante dans son menu. Leur abondance change selon les années et les milieux. Elle peut également capturer des reptiles, de jeunes oiseaux ou de gros insectes, ramasser des vers de terre et consommer un animal mort. Son alimentation varie donc avec les ressources disponibles autour de son territoire.

Pour chasser, elle attend fréquemment sur une branche ou un piquet, puis descend vers une proie repérée au sol. Elle cherche aussi sa nourriture en vol ou en marchant dans une prairie. Les os, poils et autres restes difficiles à digérer sont rejetés sous forme de pelotes, dont l’étude permet de connaître une partie de son alimentation.

Comment se comporte-t-elle ?

Lorsque le soleil réchauffe le sol, des colonnes d’air montant permettent à la buse de prendre de l’altitude sans battre continuellement des ailes. Vous la voyez alors décrire de grands cercles. En période de reproduction, le couple défend les abords de son nid et peut effectuer des vols de parade, avec des montées et des descentes successives.

Beaucoup d’adultes d’Europe occidentale restent près de leur territoire toute l’année, tandis que d’autres populations migrent sur de longues distances. Les jeunes peuvent se disperser loin de leur lieu de naissance. Plusieurs buses se retrouvent parfois dans un secteur riche en nourriture ou pendant les migrations, sans former pour autant un groupe permanent.

Comment se reproduit-elle ?

Le couple construit généralement un nid de branches dans un arbre et peut réutiliser un ancien nid en le réparant. En France, la ponte a surtout lieu au printemps, souvent entre mars et avril selon la région et les conditions. Elle comprend habituellement deux à quatre œufs. La femelle assure l’essentiel de l’incubation, qui dure environ 33 à 35 jours.

Les poussins naissent couverts de duvet et dépendent des adultes pour leur nourriture. Le mâle apporte une grande partie des proies au début de l’élevage. Les jeunes quittent généralement le nid vers six à sept semaines, puis restent dépendants plusieurs semaines supplémentaires. Lorsque les proies sont rares, moins de poussins peuvent survivre jusqu’à l’envol.

Le saviez-vous ?

  • 1.Deux buses voisines peuvent avoir des plumages très différents, l’une presque blanche et l’autre brun sombre, tout en appartenant à la même espèce.
  • 2.Malgré son bec crochu, elle peut chercher des vers de terre à pied dans une prairie humide, surtout lorsque cette nourriture est facilement accessible.
  • 3.Les petites bagues posées par des spécialistes permettent de retrouver certains oiseaux plus de 25 ans après leur naissance.
  • 4.Des corneilles poursuivent parfois une buse en vol pour l’éloigner de leur territoire, particulièrement lorsque leurs œufs ou leurs jeunes sont à proximité.

Ce qui menace la buse variable

  • Poisons dans les proies

    En mangeant des rongeurs contaminés par certains produits de lutte contre les nuisibles, elle peut s’intoxiquer à son tour. Les appâts empoisonnés illégaux constituent également un danger.

  • Collisions et électrocutions

    La recherche de proies près des routes l’expose aux véhicules. Certaines installations électriques peuvent provoquer des collisions ou des électrocutions lorsqu’elle s’y pose.

  • Transformation des campagnes

    La disparition des haies, des grands arbres et des prairies réduit les possibilités de nidification et de chasse. L’effet dépend de la façon dont le paysage agricole est transformé.

  • Dérangement au nid

    Des travaux forestiers ou des approches répétées près d’un nid occupé peuvent perturber la reproduction. Les destructions et tirs illégaux restent des menaces malgré la protection de l’espèce.

Protéger la buse variable

  • Statuts de conservationL’UICN classe l’espèce en préoccupation mineure (LC) à l’échelle mondiale. Dans la Liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine de 2016, elle est également classée LC ; ce statut ne signifie pas que tous les individus sont à l’abri des menaces.
  • Protection en FranceL’espèce est protégée par l’arrêté du 29 octobre 2009 relatif aux oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire. Il interdit notamment la destruction des oiseaux, de leurs œufs et de leurs nids, ainsi que les perturbations intentionnelles dans les conditions prévues par le texte.
  • Commerce international réglementéLa buse variable relève de l’annexe II de la CITES et de l’annexe A de la réglementation européenne sur le commerce des espèces sauvages. Sa capture et sa détention ne sont donc pas libres.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Pourquoi l’appelle-t-on « variable » ?

Son nom décrit les grandes différences de plumage entre individus. Certaines buses sont brun sombre, d’autres ont la poitrine et le dessous des ailes très clairs. Pour les reconnaître, regardez aussi la silhouette : ailes larges et queue assez courte. La couleur seule peut vous tromper.

Comment la distinguer d’un milan ?

La buse a généralement une queue courte à bord arrondi lorsqu’elle est étalée. Celle du milan royal est plus longue et nettement fourchue ; celle du milan noir est moins échancrée. Observez plusieurs mouvements de l’oiseau, car une queue fermée ou l’angle de vue peut masquer ces différences.

Peut-elle attraper un chat ou un petit chien ?

Elle recherche surtout des proies bien plus petites, comme les campagnols, et ne chasse habituellement ni les chats adultes ni les chiens. Elle peut prendre de petits oiseaux et parfois des poussins de volaille. Pour protéger ces derniers, utilisez un enclos couvert, sans piège ni dispositif susceptible de blesser les rapaces.

Est-ce une espèce menacée en France ?

Elle est classée en préoccupation mineure dans la Liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine de 2016. Elle reste toutefois protégée : vous ne pouvez ni la capturer ni détruire son nid. Les intoxications, les collisions et la disparition de certains habitats continuent de tuer des individus.

Que faire si une jeune buse se trouve au sol ?

Gardez vos distances et tenez votre chien en laisse : un jeune récemment envolé peut encore être nourri par ses parents. S’il saigne, présente une aile pendante ou se trouve en danger immédiat, appelez sans attendre un centre de soins pour la faune sauvage. Demandez conseil avant de le déplacer ou de le nourrir.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quel détail explique le nom de la buse variable ?
  2. 2.Quelle nourriture tient souvent une grande place dans son menu ?
  3. 3.Comment observer un couple près de son nid ?

Autour de cet animal

Pour aller plus loin

Sources

  1. Liste rouge mondiale de l’UICN, Buteo buteo iucnredlist.org
  2. BirdLife International, DataZone : Common Buzzard (Buteo buteo) datazone.birdlife.org
  3. MNHN et OFB, Inventaire national du patrimoine naturel : Buteo buteo, statuts et protection inpn.mnhn.fr

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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