
Atretochoana eiselti
Atretochoana eiselti
L’atretochoana eiselti est une cécilie aquatique du Brésil, un amphibien sans pattes qui ressemble superficiellement à un serpent. Son corps peut atteindre environ 80 cm et il ne possède pas de poumons, un caractère exceptionnel chez les vertébrés terrestres. L’UICN le classe actuellement en préoccupation mineure, même si sa biologie reste très mal connue.
- Statut
- Préoccupation mineurepopulation inconnue
- Taille
- Jusqu’à environ 80 cm de longueur totale chez l’adulte
- Poids
- Inconnu
- Longévité
- Inconnue dans la nature comme en captivité
- Régime
- CarnivoreIl se nourrit probablement de petits animaux aquatiques, notamment de poissons, de vers et d’invertébrés, mais ses repas ont été très peu étudiés.
- Mode de vie
- Nocturne, probablement solitaire
- Famille
- Typhlonectidés (Typhlonectidae), ordre des Gymnophiones (Gymnophiona)
Fiche vérifiée le · 4 min de lecture
Où vit l’atretochoana eiselti ?
Cette cécilie vit dans des cours d’eau douce tropicaux, notamment dans des rivières et des secteurs rocheux du bassin amazonien brésilien, à basse altitude.
Principales régions : Brésil.
- Amérique du Sud
Sommaire11 parties
Comment reconnaître l’atretochoana eiselti ?
Son corps allongé, cylindrique et dépourvu de pattes rappelle celui d’un serpent ou d’une anguille. Il s’agit pourtant d’un amphibien du groupe des cécilies, reconnaissable notamment à ses anneaux cutanés et à ses petits tentacules sensoriels placés entre les yeux et les narines.
La tête est large et aplatie, avec de petits yeux difficiles à distinguer. La peau paraît lisse et peut présenter une coloration grisâtre ou brunâtre. Les observations sont rares, car l’animal vit sous l’eau et se déplace dans des milieux peu accessibles.
Où vit l’atretochoana eiselti ?
Cette espèce est connue au Brésil, dans le bassin amazonien, notamment autour du fleuve Madeira. Elle fréquente l’eau douce tropicale, dans des rivières et des secteurs rocheux où le courant peut être marqué. Les informations disponibles ne permettent pas de décrire précisément toutes ses exigences écologiques.
L’atretochoana eiselti n’est pas présent naturellement en France. Les spécimens connus proviennent de zones de basse altitude. Les aménagements des rivières, la modification des courants et la pollution peuvent donc toucher les milieux dont il dépend.
Que mange l’atretochoana eiselti ?
Son régime est carnivore. Les scientifiques pensent qu’il capture de petits animaux aquatiques, comme des poissons de petite taille, des vers et d’autres invertébrés vivant dans les rivières.
Les naturalistes disposent de très peu d’observations directes concernant ses repas. Il faut donc éviter de lui attribuer une proie précise ou une quantité quotidienne de nourriture. Comme chez d’autres cécilies aquatiques, il repère probablement ses proies grâce à l’odorat, au toucher et à ses tentacules sensoriels.
Comment vit l’atretochoana eiselti ?
Son comportement est encore largement mystérieux. Il se déplace en ondulant dans l’eau et peut se faufiler entre les pierres ou dans les interstices du fond. Ses yeux réduits correspondent à une vie dans une eau souvent sombre et chargée de particules.
L’espèce est généralement considérée comme solitaire et probablement surtout active la nuit. Elle ne possède pas de pattes pour creuser ou grimper, mais son corps souple lui permet de progresser dans les courants et les fonds encombrés.
Comment se reproduit l’atretochoana eiselti ?
La reproduction de cette espèce n’a pas été suffisamment observée pour connaître avec certitude la saison des accouplements, la durée de la gestation ou le nombre de jeunes. Ces lacunes sont fréquentes chez les cécilies, qui vivent discrètement sous l’eau.
Les Atretochoanidés appartiennent aux cécilies aquatiques et leurs proches parents donnent souvent naissance à des jeunes vivants. Cette caractéristique ne permet toutefois pas, à elle seule, de confirmer tous les détails de la reproduction de l’atretochoana eiselti.
Le saviez-vous ?
- 1.L’atretochoana eiselti est considéré comme le plus grand tétrapode connu dépourvu de poumons, devant les autres amphibiens sans poumons connus.
- 2.Il respire grâce à sa peau, qui doit rester humide et bien irriguée pour permettre les échanges de gaz avec l’eau.
- 3.Malgré son aspect de serpent ou d’anguille, il appartient aux amphibiens, comme les grenouilles, les crapauds et les salamandres.
- 4.Le nom du genre Atretochoana fait référence à l’absence d’ouverture pulmonaire, une particularité anatomique remarquable.
Ce qui menace l’atretochoana eiselti
Rivières aménagées
Les barrages et les travaux hydrauliques peuvent modifier le courant, les fonds rocheux et la qualité de l’eau dans le bassin du Madeira, où l’espèce est connue.
Pollution de l’eau
Les rejets, les sédiments et la dégradation des cours d’eau peuvent affecter un amphibien qui respire directement par sa peau.
Biologie méconnue
Le petit nombre d’observations empêche d’évaluer précisément ses effectifs, sa tendance démographique et sa capacité à supporter les changements de son habitat.
Protéger l’atretochoana eiselti
- Évaluation mondialeL’UICN classe l’espèce en préoccupation mineure, avec une population mondiale non chiffrée. Cette catégorie doit être interprétée avec prudence, car les connaissances de terrain restent limitées.
- Protection des rivièresLa conservation des cours d’eau brésiliens, de leurs fonds rocheux et de la qualité de l’eau constitue la mesure la plus directement liée à cette espèce. Aucun programme d’élevage européen ou de réintroduction spécifiquement consacré à l’atretochoana eiselti n’est documenté.
Questions fréquentes
Que mange l’atretochoana eiselti ?
L’atretochoana eiselti mange probablement de petits animaux aquatiques, notamment des poissons, des vers et des invertébrés. Les observations directes sont très rares, donc les scientifiques ne connaissent pas encore la composition exacte de ses repas ni la quantité consommée chaque jour.
Combien de temps vit l’atretochoana eiselti ?
L’atretochoana eiselti a une longévité inconnue. Aucun âge maximal fiable n’est établi dans la nature et aucun suivi suffisamment long en captivité ne permet actuellement de donner une durée de vie précise.
Où vit l’atretochoana eiselti ?
L’atretochoana eiselti vit au Brésil, dans des cours d’eau douce tropicaux du bassin amazonien, notamment dans le bassin du Madeira. Il n’est pas présent naturellement en France et semble dépendre de rivières dont le courant et les fonds restent favorables.
L’atretochoana eiselti est-il dangereux ?
L’atretochoana eiselti n’est pas considéré comme dangereux pour les humains. Il est très rarement observé, ne possède pas de venin connu et cherche surtout de petites proies aquatiques. Il ne faut toutefois pas manipuler un animal sauvage trouvé dans une rivière.
Quelle taille fait l’atretochoana eiselti ?
L’atretochoana eiselti peut atteindre environ 80 cm de longueur totale. Cette taille correspond à peu près à celle d’une guitare d’enfant. Les données restent limitées, car les spécimens et les observations de l’espèce sont peu nombreux.
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Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- AmphibiaWeb, informations sur les amphibiens amphibiaweb.org
- American Museum of Natural History, Amphibian Species of the World amphibiansoftheworld.amnh.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





