
Ascidie commune
Ciona intestinalis
Aussi appelé Cione commune
L’ascidie commune est un animal marin fixé, proche des tuniciers, qui ressemble à un petit sac translucide muni de deux siphons. Elle filtre l’eau dans les ports, sur les rochers et les cordages des côtes tempérées. Présente en France, elle n’a pas fait l’objet d’une évaluation mondiale de l’UICN ni d’une protection nationale spécifique connue.
- Statut
- Non évaluéepopulation inconnue
- Taille
- Environ 5 à 15 cm de hauteur adulte, parfois davantage selon les populations et les conditions de croissance
- Poids
- Longévité
- En général 1 à 2 ans dans la nature ; la longévité en aquarium ou en parc zoologique n’est pas suffisamment documentée
- Régime
- Mangeur de planctonElle filtre l’eau avec son siphon inhalant pour capturer du plancton, des bactéries et de très petites particules organiques.
- Mode de vie
- Actif de jour comme de nuit, solitaire, parfois regroupée en forte densité
- Famille
- Cionidés (Cionidae), ordre des Phlébobranches (Phlebobranchia)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit l’ascidie commune ?
Elle vit fixée sur les rochers, les coquilles, les pieux, les cordages et les coques dans les eaux côtières, généralement de la zone intertidale jusqu’à quelques dizaines de mètres de profondeur.
Principales régions : France, Royaume-Uni, Irlande, Norvège, Suède, Danemark, Pays-Bas, Espagne.
- Europe
- Océans
Sommaire11 parties
Comment reconnaître l’ascidie commune ?
L’ascidie commune a un corps allongé, souple et souvent translucide, teinté de blanc, de jaune, de brun ou de vert pâle. Elle reste fixée par sa base sur un support dur. Deux ouvertures, appelées siphons, se trouvent à l’extrémité supérieure ou sur le côté : l’une fait entrer l’eau, l’autre la rejette.
Sa tunique externe peut présenter de petites rides, des stries ou des dépôts de vase et d’organismes. Elle mesure souvent 5 à 15 centimètres, mais la taille varie avec l’âge, la nourriture disponible et le courant. Une identification précise demande parfois l’examen de caractères anatomiques, car plusieurs espèces de Ciona se ressemblent.
Où vit l’ascidie commune ?
Elle fréquente les eaux côtières tempérées de l’Atlantique Nord-Est. En France, vous pouvez la rencontrer sur les côtes de la Manche, de l’Atlantique et dans certains secteurs méditerranéens, notamment sur les rochers abrités, les pontons, les pieux, les cordages et les installations portuaires.
Elle se fixe dans la zone de balancement des marées et sous la surface, jusqu’à quelques dizaines de mètres de profondeur. Les périodes de basse mer au printemps et en été permettent souvent de l’observer dans les flaques, sur les quais et sous les pontons, sans la détacher de son support.
Que mange l’ascidie commune ?
L’ascidie commune est un animal filtreur. Elle aspire l’eau par le siphon inhalant, la fait passer dans un pharynx percé de nombreuses fentes, puis rejette l’eau filtrée par le siphon exhalant. Un mucus retient les particules alimentaires avant leur transport vers le tube digestif.
Son alimentation comprend surtout du plancton microscopique, des bactéries et des particules organiques très fines. Elle ne chasse donc ni poissons ni crustacés. En filtrant l’eau, elle participe au transfert de matière dans les écosystèmes côtiers, même si son rôle varie selon la densité de la population.
Comment se comporte l’ascidie commune ?
Une fois installée, elle reste fixée au même endroit. Elle peut contracter rapidement ses siphons lorsqu’une ombre, une vibration ou un contact la dérange. Cette réaction fait parfois jaillir un petit jet d’eau, ce qui explique certains noms populaires donnés aux ascidies.
Les individus sont solitaires, mais de nombreux animaux peuvent pousser côte à côte sur un ponton ou une paroi rocheuse. Ils se disputent alors l’espace disponible avec d’autres ascidies, des moules, des éponges et des algues. Les courants apportent l’oxygène et les particules nécessaires à leur fonctionnement.
Comment se reproduit l’ascidie commune ?
L’ascidie commune possède des organes reproducteurs mâles et femelles. Elle libère ses gamètes dans l’eau, où la fécondation peut avoir lieu. Les œufs donnent naissance à de petites larves nageuses qui ressemblent brièvement à des têtards.
La larve possède une queue et une notocorde, une structure souple qui rappelle celle des vertébrés pendant leur développement. Après une courte période de nage, elle se fixe sur un support, perd sa queue et se transforme en jeune ascidie. Cette étape permet la colonisation de nouveaux supports proches.
Le saviez-vous ?
- 1.La tunique de l’ascidie contient de la cellulose, une substance surtout connue chez les plantes et rare chez les animaux.
- 2.Sa larve possède une notocorde dans la queue, ce qui en fait un proche parent éloigné des vertébrés.
- 3.Elle filtre l’eau par un pharynx très développé qui occupe une grande partie de son corps.
- 4.Des individus voisins peuvent former une couverture dense sur les cordages et les parois portuaires.
Ce qui menace l’ascidie commune
Identification difficile
Ciona intestinalis appartient à un groupe d’espèces très proches, parfois confondues avec Ciona robusta. Cette confusion rend les cartes de répartition et les suivis de population moins précis.
Milieux côtiers modifiés
Les travaux portuaires, la pollution locale et la disparition de certains supports rocheux peuvent modifier les habitats disponibles. Les effets varient selon les ports et les régions.
Réchauffement marin
La température influence sa croissance, sa reproduction et la concurrence avec d’autres organismes fixés. La réponse des populations françaises reste variable et insuffisamment mesurée.
Protéger l’ascidie commune
- Aucune protection spécifiqueL’ascidie commune n’est pas connue comme une espèce protégée par le droit français et ne figure pas dans les annexes de la CITES. Elle n’a pas été évaluée au niveau mondial par l’UICN.
- Suivi des côtesDes observations de la faune fixée peuvent contribuer aux inventaires de l’INPN et aux suivis menés dans des aires marines protégées, comme le Parc naturel marin d’Iroise.
Questions fréquentes
Que mange l’ascidie commune ?
L’ascidie commune filtre l’eau de mer et capture du plancton microscopique, des bactéries et de très petites particules organiques. Elle fait entrer l’eau par un siphon, retient les particules dans un mucus présent dans son pharynx, puis rejette l’eau par un second siphon.
Combien de temps vit l’ascidie commune ?
L’ascidie commune vit généralement entre un et deux ans dans la nature, selon la température, la nourriture et les conditions du site. Les données peuvent varier entre populations. Sa croissance est souvent rapide dans les eaux côtières riches en particules alimentaires.
Où vit l’ascidie commune ?
L’ascidie commune vit fixée sur des rochers, des coquilles, des cordages, des pieux et des coques dans les eaux côtières tempérées. En France, elle est signalée sur les côtes de la Manche et de l’Atlantique, ainsi que dans certains secteurs méditerranéens.
L’ascidie commune est-elle dangereuse ?
L’ascidie commune n’est pas dangereuse pour les baigneurs, les plongeurs ou les personnes qui l’observent. Elle ne possède ni dents ni aiguillon et ne cherche pas le contact. Mieux vaut toutefois ne pas la manipuler, car la détacher peut la tuer et abîmer le support où elle vit.
Quelle taille fait l’ascidie commune ?
L’ascidie commune mesure souvent 5 à 15 centimètres de hauteur. Certains individus peuvent être plus grands lorsque l’eau est favorable et que la nourriture est abondante. La mesure concerne le corps fixé, sans compter un éventuel dépôt de vase ou les organismes installés sur sa tunique.
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Sources
- Liste rouge mondiale de l’UICN, Ciona intestinalis iucnredlist.org
- WoRMS, World Register of Marine Species, fiche taxonomique de Ciona intestinalis marinespecies.org
- MNHN, INPN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
- Ocean Biodiversity Information System, données de répartition marine obis.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





