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L'amande de mer (Glycymeris glycymeris)
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Glycymeris glycymeris

Amande de mer

Glycymeris glycymeris

Aussi appelé Glycymeris, amande de mer commune

L’amande de mer est un grand coquillage bivalve des fonds marins de l’Atlantique nord-est et de la Méditerranée. Sa coquille épaisse, arrondie et parcourue de côtes radiales lui donne l’aspect d’une amande. Présente sur les côtes françaises, elle n’a pas fait l’objet d’une évaluation mondiale par l’UICN ni d’une évaluation nationale spécifique connue.

Statut
Non évaluéepopulation inconnue
Taille
Environ 5 à 12 cm de longueur de coquille chez l’adulte, avec des individus plus grands selon les régions
Poids
Environ 100 à 400 g avec la coquille, selon l’âge et la région
Longévité
Souvent plusieurs dizaines d’années dans la nature, avec des âges pouvant dépasser 30 ans selon les populations
Régime
Mangeur de planctonElle filtre l’eau de mer pour retenir du phytoplancton, du zooplancton et de très fines particules organiques.
Mode de vie
Actif de jour comme de nuit, solitaire ou en petits regroupements
Famille
Glycyméridés (Glycymerididae), ordre des Arches (Arcoida)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Atlantique nord-est, Manche, mer du Nord méridionale et Méditerranée

Où vit l’amande de mer ?

Elle vit enfouie dans les fonds sableux, graveleux ou coquilliers, depuis le voisinage de la côte jusqu’à environ 100 mètres de profondeur, parfois davantage.

Principales régions : France, Royaume-Uni, Irlande, Espagne, Portugal, Maroc, Italie, Grèce.

  • Europe
  • Afrique
  • Océans
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître l’amande de mer ?
  2. Où vit l’amande de mer ?
  3. Que mange l’amande de mer ?
  4. Comment vit l’amande de mer ?
  5. Comment se reproduit l’amande de mer ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître l’amande de mer ?

La coquille est presque ronde, épaisse et solide, avec deux valves de taille comparable. Elle mesure généralement 5 à 12 centimètres. De nombreuses côtes rayonnent depuis la pointe située près de la charnière jusqu’au bord extérieur, ce qui crée un relief régulier visible même lorsque la coquille est usée.

Sa couleur varie du blanc crème au brun rougeâtre, avec parfois des bandes ou des zones plus foncées. L’intérieur est souvent blanc et brillant. Le bord peut prendre une teinte violette ou brune. Une coquille vide peut ressembler à celle d’autres grands bivalves, mais sa forme arrondie et ses côtes nombreuses sont de bons indices.

Un animal vivant garde ses deux valves fermées lorsqu’il est dérangé. Il possède un pied musclé qui lui permet de s’enfouir dans le sédiment. Les deux siphons, petites structures servant à faire entrer et sortir l’eau, restent généralement proches de la surface.

Où vit l’amande de mer ?

L’amande de mer fréquente l’Atlantique nord-est, depuis les îles Britanniques et la Manche jusqu’aux côtes de la péninsule Ibérique et du Maroc. Elle est aussi présente en Méditerranée. En France, on peut la rencontrer sur les façades de la Manche, de l’Atlantique et de la Méditerranée, mais sa présence locale varie selon le fond et la profondeur.

Elle préfère les fonds meubles contenant du gravier, du sable grossier ou des fragments de coquilles. Elle s’y enfonce partiellement, parfois à plusieurs centimètres sous la surface. Les fonds très vaseux lui conviennent moins, car l’eau y circule difficilement autour de ses siphons.

Depuis le rivage, l’observation est surtout possible à marée basse dans les secteurs rocheux ou graveleux où des coquilles s’accumulent. En plongée, elle peut être recherchée toute l’année, avec une visibilité souvent meilleure au printemps et en été. Il faut respecter les zones interdites et les règles locales de collecte.

Que mange l’amande de mer ?

L’amande de mer filtre l’eau de mer. Elle aspire l’eau par un siphon, retient les particules alimentaires grâce à ses branchies, puis rejette l’eau filtrée par un autre siphon. Ce fonctionnement lui permet de se nourrir sans poursuivre de proies.

Son alimentation comprend surtout du phytoplancton, composé de minuscules organismes végétaux, du zooplancton et de la matière organique en suspension. La quantité filtrée change selon la température, la richesse de l’eau et la taille de l’animal.

Les bivalves filtreurs jouent aussi un rôle dans les écosystèmes côtiers. En retirant des particules de l’eau, ils participent aux échanges de matière entre l’eau, le sédiment et les autres organismes du fond.

Comment vit l’amande de mer ?

Elle reste généralement enfouie dans le sédiment et se déplace peu. Son pied lui sert à creuser ou à ajuster sa position. Lorsqu’une vague, un animal ou un plongeur la découvre, elle peut fermer vivement ses valves pour protéger ses parties molles.

Elle ne forme pas de colonie organisée, mais plusieurs individus peuvent se trouver dans le même secteur lorsque le fond leur convient. La densité dépend de la nature du sédiment, de la nourriture disponible, de la profondeur et des courants.

La coquille protège le corps contre de nombreux prédateurs, mais elle peut être brisée par des crabes, des étoiles de mer, des poissons et certains gastéropodes. Les activités de pêche qui remuent les fonds peuvent aussi la déterrer ou l’endommager.

Comment se reproduit l’amande de mer ?

La reproduction se fait dans l’eau. Les adultes libèrent leurs cellules reproductrices, puis la fécondation produit une larve minuscule qui nage temporairement dans le plancton. Cette phase permet à l’espèce de disperser sa descendance au gré des courants.

Après plusieurs transformations, la jeune larve se fixe sur le fond et commence à former sa coquille. Elle adopte ensuite la vie enfouie des adultes. La période de reproduction varie selon la température et les conditions locales, avec une activité souvent plus marquée pendant les saisons les plus chaudes.

L’âge de la première reproduction dépend de la croissance locale. Celle-ci est influencée par la nourriture, la température, la profondeur et les perturbations du fond. Les coquilles portent parfois des marques de croissance qui permettent aux chercheurs d’estimer l’âge.

Le saviez-vous ?

  • 1.Ses deux valves sont reliées par une charnière robuste, comme deux couvercles capables de se fermer rapidement autour du corps mou.
  • 2.Les côtes radiales de la coquille ne sont pas de simples décorations : elles renforcent sa structure et changent la façon dont elle résiste aux chocs.
  • 3.La larve nage dans le plancton avant de devenir un animal fixé au fond, ce qui relie temporairement la vie des bivalves à celle des organismes dérivants.
  • 4.Une coquille vide peut rester longtemps sur la plage, mais elle ne permet plus de savoir quand l’animal est mort.

Ce qui menace l’amande de mer

  • Remaniement des fonds

    Le dragage, certains engins de pêche et les travaux côtiers peuvent retourner le sédiment, déterrer les individus et détruire les zones où ils vivent.

  • Prélèvements

    La collecte de coquillages vivants retire des adultes reproducteurs. Les règles de pêche à pied et les périodes autorisées varient selon les secteurs français.

  • Dégradation côtière

    La pollution, la turbidité excessive, le réchauffement et l’acidification de l’eau peuvent modifier la croissance de la coquille et la qualité de son habitat.

Protéger l’amande de mer

  • Statut nationalL’amande de mer ne bénéficie pas, à la connaissance des principales listes réglementaires françaises, d’une protection nationale spécifique et n’est pas évaluée dans une catégorie nationale connue de la Liste rouge française des mollusques marins.
  • Aires marines protégéesLa protection des fonds dans des aires comme le Parc naturel marin d’Iroise et le Parc naturel marin du golfe du Lion peut préserver les habitats favorables, même si ces dispositifs ne ciblent pas uniquement cette espèce.
  • Réglementation localeLa collecte doit respecter les arrêtés locaux, les tailles minimales lorsqu’elles s’appliquent, les quantités autorisées et les secteurs interdits. L’espèce n’est pas inscrite aux annexes de la CITES.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange l’amande de mer ?

L’amande de mer filtre l’eau de mer et retient surtout du phytoplancton, du zooplancton et de la matière organique en suspension. Elle ne chasse pas. Ses branchies servent à la fois à respirer et à capturer les particules alimentaires qui passent avec l’eau.

Combien de temps vit l’amande de mer ?

L’amande de mer peut vivre plusieurs dizaines d’années dans la nature. Des individus âgés de plus de 30 ans sont signalés selon les populations. La longévité varie avec la croissance, la température, la nourriture et les perturbations du fond marin.

Où vit l’amande de mer ?

L’amande de mer vit dans l’Atlantique nord-est et en Méditerranée, notamment sur les côtes françaises. Elle s’enfouit dans des fonds de sable grossier, de gravier ou de débris coquilliers, généralement de la zone côtière jusqu’à environ 100 mètres de profondeur.

L’amande de mer est-elle dangereuse ?

L’amande de mer est sans danger pour les baigneurs et les plongeurs. Elle ne mord pas et ne possède pas de venin. Il faut toutefois éviter de consommer un coquillage trouvé mort ou ramassé dans une zone interdite, car les coquillages peuvent accumuler des microbes ou des toxines.

Quelle taille fait l’amande de mer ?

Une amande de mer adulte mesure généralement 5 à 12 centimètres de longueur de coquille. La taille dépend de l’âge, de la nourriture disponible, de la température et de la région. Sa coquille arrondie peut atteindre une épaisseur importante chez les individus âgés.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Comment l’amande de mer se nourrit-elle principalement ?
  2. 2.Dans quel milieu trouve-t-on surtout l’amande de mer ?
  3. 3.Que signifie le mot bivalve dans le cas de l’amande de mer ?

Sources

  1. MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
  2. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  3. DORIS, Données d’observations pour la reconnaissance et l’identification sous-marine doris.ffessm.fr

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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