
Albatros de Salvin
Thalassarche salvini
L’albatros de Salvin parcourt le Pacifique Sud sur des ailes qui dépassent deux mètres d’envergure. Il niche surtout sur de petits îlots néo-zélandais, puis peut rejoindre les eaux du Chili et du Pérou. Sa tête grise et son bec à pointe jaune aident à le reconnaître. L’UICN classe cette espèce comme vulnérable.
- Statut
- Vulnérablepopulation en baisse
- Taille
- Environ 90 cm de longueur ; 2,1 à 2,6 m d’envergure selon les sources.
- Poids
- Environ 3 à 5 kg à l’âge adulte, avec des variations individuelles et selon les sources.
- Longévité
- La longévité maximale dans la nature est insuffisamment documentée pour cette espèce ; aucune valeur fiable n’est indiquée ici pour la captivité.
- Régime
- CarnivoreIl mange surtout des calmars et des poissons, ainsi que d’autres animaux marins et des rejets de pêche.
- Mode de vie
- Actif de jour comme de nuit, en colonies pour nicher, dispersé en mer
- Famille
- Diomédéidés (Diomedeidae), ordre des Procellariiformes
Fiche vérifiée le · 6 min de lecture
Où vit l’albatros de Salvin ?
Il fréquente la haute mer et les eaux des plateaux continentaux, et niche sur des îlots rocheux isolés.
Principales régions : Nouvelle-Zélande, Chili, Pérou, Australie, Terres australes et antarctiques françaises, présence marginale à Crozet.
- Océanie
- Amérique du Sud
- Océans
Sommaire11 parties
Comment reconnaître l’albatros de Salvin ?
L’adulte possède une tête et un cou gris pâle, un dos sombre et un ventre blanc. Ses ailes sont longues et étroites. Vu par-dessous, il montre une grande surface blanche bordée de sombre, avec une petite marque foncée près de la base de chaque aile. Sa longueur corporelle approche 90 cm.
Le bec, robuste et crochu, est gris verdâtre, avec une pointe jaunâtre sur sa partie supérieure et une extrémité sombre sur sa partie inférieure. Les jeunes ont généralement un bec plus sombre. L’identification reste délicate : plusieurs albatros du genre Thalassarche se ressemblent, et une photographie du bec et du dessous des ailes aide davantage qu’une silhouette lointaine.
Où vit l’albatros de Salvin ?
Ses principales colonies se trouvent aux îles Bounty, un petit archipel rocheux situé à l’est de la Nouvelle-Zélande. Il niche également dans la partie occidentale des îles Snares. Ces terres isolées servent à pondre et à élever les jeunes ; pendant ses déplacements alimentaires, l’oiseau fréquente aussi bien le large que les eaux des plateaux continentaux.
Après la reproduction, de nombreux individus traversent le Pacifique Sud jusqu’aux eaux du Chili et du Pérou. Des nidifications très rares ont aussi été rapportées à Crozet, dans les Terres australes et antarctiques françaises. Il ne fréquente pas régulièrement la France métropolitaine. Crozet appartient à une réserve naturelle dont l’accès est strictement encadré, sans possibilité d’observation familiale ordinaire.
Que mange l’albatros de Salvin ?
Son alimentation comprend surtout des calmars et des poissons, auxquels s’ajoutent d’autres animaux marins. Il prélève une partie de ses proies à la surface et peut effectuer de courtes plongées. Comme chez d’autres albatros, les proportions de chaque aliment varient selon la région fréquentée et les ressources disponibles au moment de la recherche de nourriture.
Il peut suivre des bateaux de pêche et consommer des déchets de poissons. Cette nourriture accessible présente un danger : un appât fixé à un hameçon peut être avalé, et certains équipements peuvent heurter ou piéger l’oiseau. Pendant l’élevage, les adultes rapportent au poussin de la nourriture qu’ils régurgitent au nid.
Comment se déplace et communique l’albatros de Salvin ?
Ses longues ailes lui permettent d’utiliser les différences de vitesse du vent au-dessus des vagues. Il alterne montées, descentes et virages pour avancer avec peu de battements d’ailes : ce déplacement s’appelle le vol de gradient. Lorsque le vent faiblit, il doit davantage battre des ailes ou se poser sur l’eau.
En période de reproduction, les couples occupent des colonies où les voisins sont parfois très proches. Les partenaires communiquent par des postures, des mouvements du bec et des cris. En mer, les oiseaux se dispersent, mais plusieurs peuvent se rassembler autour d’une ressource alimentaire. La recherche de nourriture peut se poursuivre de nuit.
Comment se reproduit l’albatros de Salvin ?
La femelle pond un seul œuf, généralement en septembre dans les colonies néo-zélandaises. Le nid est une petite construction surélevée faite avec les matériaux disponibles, notamment de la terre et des débris organiques. Les deux adultes se relaient pour couver pendant environ dix semaines, l’un restant au nid pendant que l’autre se nourrit en mer.
Après l’éclosion, les parents nourrissent leur unique poussin pendant plusieurs mois. Le jeune quitte généralement la colonie vers mars ou avril, avec des variations selon les sites et les années. Il rejoint alors l’océan. Cette reproduction lente limite la capacité des colonies à remplacer rapidement les adultes tués accidentellement par les activités humaines.
Le saviez-vous ?
- 1.Son nom rend hommage à Osbert Salvin, un naturaliste britannique du XIXe siècle qui a notamment étudié les oiseaux.
- 2.Les îles Bounty, où se concentre l’essentiel de la reproduction, sont de petits îlots rocheux presque dépourvus de végétation.
- 3.Des glandes spécialisées situées au-dessus des yeux permettent d’éliminer l’excès de sel absorbé avec l’eau de mer et les aliments.
- 4.Il possède des narines en forme de tubes, un caractère partagé avec les pétrels et les autres oiseaux de l’ordre des Procellariiformes.
Ce qui menace l’albatros de Salvin
Captures par les hameçons
En tentant de saisir les appâts des palangres, ces lignes portant de nombreux hameçons, l’oiseau peut rester accroché et être entraîné sous l’eau. La mortalité des adultes pèse fortement sur une espèce qui n’élève qu’un poussin à la fois.
Collisions avec les chaluts
Les oiseaux attirés par les rejets de pêche peuvent heurter les câbles des chalutiers ou se prendre dans leurs équipements. Ce risque concerne notamment les eaux fréquentées autour de la Nouvelle-Zélande.
Colonies très concentrées
La grande majorité des couples se reproduit dans un seul petit archipel, les îles Bounty. Un événement touchant ces colonies peut donc affecter une part importante de l’ensemble de l’espèce.
Protéger l’albatros de Salvin
- Protection en Nouvelle-ZélandeL’espèce est protégée en Nouvelle-Zélande par le Wildlife Act. Les îles Bounty et Snares font partie des îles subantarctiques néo-zélandaises inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO.
- Accord internationalL’albatros de Salvin figure à l’annexe 1 de l’Accord sur la conservation des albatros et des pétrels, ou ACAP. Cet accord coordonne notamment la réduction des captures accidentelles et la protection des sites de reproduction.
- Pêche moins dangereuseLes lignes d’effarouchement, le lestage adapté des lignes et la pose des palangres de nuit font partie des mesures préconisées par l’ACAP. Leur combinaison et leur adaptation aux pêcheries réduisent les risques sans les supprimer entièrement.
- Protection des terres australesLes sites de présence à Crozet se trouvent dans la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises. Les débarquements et les activités y sont soumis à autorisation ; aucune catégorie de liste rouge française n’est attribuée ici à cette présence marginale.
Questions fréquentes
Que mange l’albatros de Salvin ?
L’albatros de Salvin mange surtout des calmars et des poissons. Il capture des proies près de la surface et peut effectuer de courtes plongées. Il consomme aussi des rejets de pêche, ce qui l’expose aux hameçons et aux équipements des bateaux lorsqu’il s’en approche.
Combien de temps vit l’albatros de Salvin ?
La longévité maximale de l’albatros de Salvin n’est pas suffisamment documentée pour donner un chiffre fiable ici. Les albatros sont généralement des oiseaux à longue vie, mais les records d’autres espèces ne peuvent pas lui être attribués. Son unique poussin demande plusieurs mois de soins avant de quitter le nid.
Où vit l’albatros de Salvin ?
L’albatros de Salvin vit principalement dans le Pacifique Sud et niche surtout aux îles Bounty, en Nouvelle-Zélande. Il se reproduit aussi aux îles Snares et rejoint les eaux du Chili et du Pérou hors reproduction. Des nidifications très rares ont été rapportées à Crozet, dans les terres australes françaises.
L’albatros de Salvin est-il dangereux ?
L’albatros de Salvin ne présente pas de danger habituel pour les personnes. Son bec crochu peut toutefois blesser si vous tentez de le saisir. Gardez vos distances avec les oiseaux marins ; pour un oiseau sauvage blessé en France, contactez rapidement un centre de soins pour la faune sauvage ou l’OFB.
Quelle taille fait l’albatros de Salvin ?
L’albatros de Salvin mesure environ 90 cm de longueur et atteint 2,1 à 2,6 mètres d’envergure selon les sources. L’envergure correspond à la distance entre les extrémités des ailes déployées. Son poids adulte se situe approximativement entre 3 et 5 kg, avec des variations individuelles.
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Sources
- Liste rouge mondiale de l’UICN, Thalassarche salvini iucnredlist.org
- BirdLife International, DataZone : fiche de Thalassarche salvini et statut mondial datazone.birdlife.org
- Department of Conservation de Nouvelle-Zélande, Salvin’s albatross doc.govt.nz
- ACAP, évaluation de l’albatros de Salvin et mesures contre les captures accidentelles acap.aq
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer
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