
Aepisaure
Aepisaurus elephantinus
Aussi appelé Aepisaurus, Aepisaurus elephantinus
L’aepisaure était un dinosaure sauropode herbivore qui vivait dans le sud-est de la France au Crétacé inférieur. Son nom repose sur un humérus partiel découvert près d’Apt, dans le Vaucluse, puis décrit en 1852. Les paléontologues pensent qu’il pouvait atteindre une dizaine de mètres, mais sa taille et sa parenté restent difficiles à préciser.
- Époque
- Crétacé inférieur, Aptien, il y a environ 125 à 113 millions d’années
- Découverte
- Un humérus partiel découvert près d’Apt, dans le Vaucluse, a été nommé Aepisaurus elephantinus par le paléontologue Paul Gervais en 1852. Ce fossile compte parmi les restes de dinosaures sauropodes décrits en France.
- Taille
- Environ 10 à 15 mètres de long, selon des reconstitutions très incertaines fondées sur un seul os important
- Poids
- Environ 5 à 15 tonnes, estimation très incertaine qui dépend de la longueur retenue et de la forme supposée du corps
- Longévité
- Inconnue
- Régime
- HerbivoreSon régime herbivore est déduit de son appartenance aux sauropodes, des dinosaures au long cou généralement adaptés à brouter les végétaux. Aucun contenu stomacal, coprolithe ou crâne d’Aepisaurus ne permet de préciser les plantes mangées.
- Mode de vie
- Inconnu. Aucun groupe de squelettes ni piste d’empreintes attribué avec certitude à Aepisaurus ne permet de savoir s’il vivait seul ou en groupe.
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vivait l’aepisaure ?
Il vivait probablement dans des plaines alluviales et côtières de la Provence aptienne, dans un paysage chaud où alternaient cours d’eau, zones végétalisées et secteurs proches de la mer.
Principales régions : France.
- Europe
Sommaire10 parties
À quoi ressemblait l’aepisaure ?
Les fossiles établissent qu’Aepisaurus possédait au moins un humérus robuste, l’os situé entre l’épaule et le coude. La forme générale de cet os indique un grand dinosaure quadrupède, au corps soutenu par quatre membres. Le reste de son apparence, notamment la tête, le cou et la queue, doit être reconstitué par comparaison avec des sauropodes mieux connus.
Les estimations publiées ou reprises dans les synthèses donnent souvent une longueur d’environ 10 à 15 mètres. Cette fourchette reste fragile, car elle provient d’un matériel très incomplet. La masse, évaluée autour de 5 à 15 tonnes selon les reconstitutions, est encore plus incertaine.
Le nom d’espèce elephantinus signifie « semblable à un éléphant ». Il évoque probablement la robustesse de l’os étudié, et ne signifie pas que l’animal ressemblait réellement à un éléphant par la tête ou les oreilles.
Quand et où vivait l’aepisaure ?
Aepisaurus vivait durant l’Aptien, une partie du Crétacé inférieur située entre environ 125 et 113 millions d’années. À cette époque, le sud-est de la France se trouvait dans une région chaude, proche de la mer Téthys, avec des plaines traversées par des cours d’eau.
Le principal gisement associé à cette espèce se trouve près d’Apt, dans le Vaucluse, en Provence. Les couches fossilifères de cette région montrent que le paysage comprenait des environnements terrestres et côtiers. Aucun gisement confirmé d’Aepisaurus n’est connu avec certitude dans un autre pays.
Les positions indiquées aujourd’hui correspondent à la Provence actuelle. Les continents et les mers n’occupaient toutefois pas exactement la même place au Crétacé, car les plaques tectoniques ont déplacé les régions depuis cette époque.
Que mangeait l’aepisaure ?
Aepisaurus était très probablement herbivore. Cette conclusion vient de son classement parmi les sauropodes, un groupe comprenant de grands dinosaures quadrupèdes dont la morphologie générale est associée à la consommation de végétaux. Aucun fossile connu ne montre directement son contenu digestif.
Les plantes disponibles dans les plaines chaudes de Provence pouvaient comprendre des fougères, des conifères et d’autres végétaux du Crétacé. Il est impossible de savoir quelles espèces il préférait, car aucun crâne ni aucune dent attribués avec certitude à Aepisaurus n’ont été découverts.
Avec son long cou supposé, il pouvait probablement atteindre des feuillages à différentes hauteurs. Cette idée reste une reconstitution par comparaison avec d’autres sauropodes, et non une observation directe de l’espèce.
Comment vivait l’aepisaure ?
L’aepisaure se déplaçait vraisemblablement sur quatre pattes. La robustesse de l’humérus connu indique un membre capable de soutenir une masse importante, comme chez d’autres grands sauropodes. La vitesse de déplacement, la hauteur du cou et la façon exacte de marcher restent inconnues.
Aucune piste d’empreintes ni accumulation de plusieurs squelettes ne permet de déterminer sa vie sociale. Il pouvait vivre seul, en petits groupes ou en rassemblements temporaires, comme cela a été proposé pour d’autres sauropodes, mais les fossiles d’Aepisaurus ne tranchent pas cette question.
La durée de sa vie est également inconnue. Les lignes de croissance de ses os n’ont pas fourni de série étudiée permettant de calculer un âge adulte ou une longévité.
Ce que nous apprennent ses fossiles
Le fossile le plus important est un humérus partiel découvert dans le Vaucluse et décrit par Paul Gervais en 1852. Cet os suffit à reconnaître un grand sauropode, mais il ne permet pas de reconstituer toute l’anatomie de l’animal. Les éléments connus sont donc établis, tandis que la silhouette complète est une hypothèse.
Les paléontologues ont rapproché Aepisaurus de plusieurs sauropodes du Crétacé, notamment de formes titanosauriformes. Cette parenté n’est toutefois pas définitivement fixée. Certains auteurs considèrent le genre comme difficile à diagnostiquer, voire comme un nom douteux, car le matériel fossile ne possède pas assez de caractères uniques.
Les fourchettes de taille et de masse doivent être lues avec prudence. Elles sont calculées en comparant l’humérus à ceux de sauropodes mieux documentés, puis en appliquant des proportions supposées. De nouvelles découvertes pourraient donc réduire ou modifier ces estimations.
Le saviez-vous ?
- 1.Son nom de genre signifie approximativement « lézard élevé » ou « lézard haut », en référence à sa grande taille supposée.
- 2.L’espèce a été nommée en 1852, à une époque où la connaissance des dinosaures commençait seulement à se structurer.
- 3.Un seul humérus partiel ne permet pas de savoir avec certitude à quoi ressemblaient sa tête, sa queue ou ses pieds.
- 4.Le mot elephantinus fait référence à un os robuste, et non à une parenté avec les éléphants.
Ce qu’il en reste aujourd’hui
- Fossile de référenceLes restes associés à Aepisaurus sont conservés dans des collections paléontologiques françaises, notamment au Muséum national d’histoire naturelle à Paris. Les visiteurs peuvent aussi voir des moulages et des squelettes de sauropodes dans la Galerie de paléontologie et d’anatomie comparée du MNHN.
Questions fréquentes
Que mangeait l’aepisaure ?
L’aepisaure mangeait probablement des végétaux. Son appartenance aux sauropodes indique un régime herbivore, mais aucun crâne, contenu stomacal ou coprolithe ne permet de connaître les plantes précises qu’il consommait.
Combien de temps vivait l’aepisaure ?
La durée de vie de l’aepisaure est inconnue. Les fossiles disponibles ne comprennent pas une série d’os assez complète pour étudier ses lignes de croissance et estimer son âge adulte.
Où vivait l’aepisaure ?
L’aepisaure vivait dans le sud-est de la France actuelle, près d’Apt dans le Vaucluse, durant l’Aptien. Il fréquentait probablement des plaines chaudes et végétalisées proches de cours d’eau et de la mer.
L’aepisaure est-il dangereux ?
L’aepisaure n’est dangereux pour personne, car il a disparu il y a plus de 100 millions d’années. Les fossiles indiquent probablement un grand herbivore quadrupède, sans preuve d’un comportement agressif.
Quelle taille faisait l’aepisaure ?
L’aepisaure mesurait probablement environ 10 à 15 mètres de long. Cette estimation reste incertaine, car elle repose surtout sur un humérus partiel et sur des comparaisons avec d’autres sauropodes.
Testez-vous
3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.
Sources
- Muséum national d’histoire naturelle, Galerie de paléontologie et d’anatomie comparée mnhn.fr
- Natural History Museum de Londres, Dinosaurs nhm.ac.uk
- MNHN, collections naturalistes et paléontologiques science.mnhn.fr
Mis à jour le . Datations et mensurations selon les publications scientifiques ; elles évoluent avec les nouvelles découvertes





