Retriever de la Nouvelle-Écosse
Originaire de la Nouvelle-Écosse, au Canada, ce retriever attire les canards par ses mouvements vifs sur la rive avant de rapporter le gibier dans une eau parfois glacée. Actif, affectueux et bon nageur, il a besoin d’activités régulières qui utilisent son intelligence et son goût du rapport.
Mis à jour le 5 min de lecture

Sommaire11 parties
- Carte d’identité
- Au quotidien
- Un rapporteur créé sur les rives de la Nouvelle-Écosse
- Une silhouette compacte et une robe rousse résistante à l’eau
- Un chien vif, affectueux et attentif à son conducteur
- Des sorties variées et un entretien régulier
- Une surveillance attentive des articulations et des yeux
- Préparer l’arrivée avec un éleveur ou un refuge
- Questions fréquentes
- Testez-vous
- Sources
Carte d’identité
- Origine
- Canada (Nouvelle-Écosse)
- Groupe FCI
- 8, rapporteurs, leveurs de gibier et chiens d’eau
- Section
- 1, rapporteurs de gibier
- Standard FCI
- n° 312
- Reconnaissance
- Race reconnue par la Fédération cynologique internationale sous le standard n° 312 et suivie en France par la Société centrale canine.
- Taille
- Mâle : 48 à 51 cm au garrot ; femelle : 45 à 48 cm
- Poids
- Mâle : 20 à 23 kg ; femelle : 17 à 20 kg
- Espérance de vie
- Environ 12 à 14 ans, avec des variations individuelles
- Poil
- Poil double, mi-long, imperméable, avec un sous-poil dense et doux
- Robes
- Rouge, orange, rouge ou orange avec marques blanches
- Usage d'origine
- Chien rapporteur de gibier d’eau, notamment pour attirer puis rapporter les canards
Standard officiel de la race : PDF de la FCI
Au quotidien
Repères pour un chien de la race ; chaque animal reste un individu, avec son histoire et son éducation.
- Besoin d’exercice
- Facilité d’éducation
- Patience avec les enfants
- Adaptation à l’appartement
- Entretien du poil
- Tolérance à la solitude
Un rapporteur créé sur les rives de la Nouvelle-Écosse
Le retriever de la Nouvelle-Écosse a été sélectionné au Canada, dans la province de Nouvelle-Écosse, dès le début du XIXe siècle. Les chasseurs recherchaient un chien capable de rapporter le gibier dans une eau froide. Des chiens de type tolling étaient déjà utilisés au milieu du XIXe siècle dans le golfe du Saint-Laurent.
L’origine exacte de la race reste discutée. Plusieurs hypothèses évoquent des croisements entre retrievers, setters, cocker spaniel et chiens de ferme de type colley. La robe rousse, rappelant celle d’un renard, aurait été recherchée pour attirer les canards vers la rive. La FCI a reconnu la race en 1982.
Une silhouette compacte et une robe rousse résistante à l’eau
Ce retriever présente un corps puissant, compact et bien musclé, avec une ossature moyenne à lourde. Sa tête est légèrement cunéiforme, ses yeux en amande vont de l’ambre au marron et ses oreilles triangulaires sont attachées haut. La queue, très frangée, est large à la base et atteint au moins le jarret.
Le poil de couverture est droit sur la majeure partie du corps, parfois légèrement ondulé sur le dos, tandis que le sous-poil reste dense et doux. La robe va du rouge à l’orange. Des marques blanches peuvent apparaître à l’extrémité de la queue, aux pieds, sur la poitrine ou en liste. Les femelles sont généralement un peu plus petites et plus légères que les mâles.
Un chien vif, affectueux et attentif à son conducteur
Le standard décrit le retriever de la Nouvelle-Écosse comme intelligent, endurant, réceptif et très affectueux. Il aime rapporter, nager et participer aux activités de sa famille. Son énergie et sa sensibilité demandent une éducation régulière, fondée sur des récompenses, des consignes courtes et des apprentissages progressifs.
Avec des enfants respectueux, il peut devenir un compagnon joyeux, à condition qu’un adulte supervise les jeux et que le chien dispose d’un espace de repos. Ses relations avec les autres chiens et les animaux du foyer dépendent de sa socialisation et de son tempérament. Son instinct de rapporteur peut l’inciter à poursuivre les oiseaux ou les petits animaux.
Des sorties variées et un entretien régulier
Une promenade seule suffit rarement à ce chien actif. Il a besoin de sorties quotidiennes, de jeux de recherche, de rapport ou d’activités canines adaptées à son âge. La nage peut lui convenir, avec une surveillance constante, une sortie aménagée et un rinçage à l’eau douce après une baignade en mer ou en eau stagnante.
Son alimentation doit être choisie avec un vétérinaire ou un professionnel de l’alimentation animale selon son âge, son activité et son état corporel. Un brossage hebdomadaire aide à retirer les poils morts, avec une attention particulière aux franges et aux périodes de mue. Ses oreilles doivent rester sèches et propres, sans nettoyage profond non conseillé par un vétérinaire.
Une surveillance attentive des articulations et des yeux
Comme d’autres chiens de taille moyenne à grande, le retriever de la Nouvelle-Écosse peut être concerné par des problèmes articulaires, notamment la dysplasie de la hanche ou du coude. Des affections oculaires et certaines maladies d’origine immunitaire sont également décrites dans la race. Les éleveurs sérieux s’appuient sur les dépistages disponibles pour les reproducteurs et transmettent les résultats aux familles.
Consultez un vétérinaire si vous observez une boiterie persistante, une douleur, une baisse de vision, des yeux rouges, une fatigue inhabituelle, des vomissements répétés ou une perte d’appétit. Une difficulté respiratoire, un malaise, une douleur intense ou un accident nécessitent d’appeler immédiatement le vétérinaire, ou le service de garde la nuit. Ne donnez aucun médicament sans avis vétérinaire.
Préparer l’arrivée avec un éleveur ou un refuge
Avant l’adoption, rencontrez le chien et observez ses conditions de vie, son comportement et les documents disponibles sur sa santé. En France, privilégiez un éleveur déclaré ou un refuge identifié. La Société centrale canine peut renseigner sur le Livre des origines français, appelé LOF, lorsque le chien est inscrit dans ce registre généalogique.
Pour un chien cédé ou adopté, l’identification par puce électronique ou tatouage est obligatoire avant la cession et doit rester à jour auprès d’I-CAD. Depuis 2022, le certificat d’engagement et de connaissance doit être signé par le futur détenteur et un délai légal de sept jours doit être respecté avant la cession. Prévoyez aussi une assurance éventuelle, un budget de soins et du temps quotidien.
Races proches du groupe 8
Golden retrieverGrande-BretagneGroupe 8 FCI
LabradorGrande-Bretagne, à partir de chiens de Saint-John originaires de Terre-Neuve, au CanadaGroupe 8 FCI
Retriever à poil platGrande-Bretagne, sélection en Angleterre au XIXe siècleGroupe 8 FCI
Retriever de la baie de ChesapeakeÉtats-Unis (baie de Chesapeake)Groupe 8 FCI
Cocker spaniel anglaisGrande-Bretagne, principalement l’AngleterreGroupe 8 FCI
Chien d’eau romagnolItalie (Romagne, en Émilie-Romagne)Groupe 8 FCI
Questions fréquentes
Le retriever de la Nouvelle-Écosse peut-il vivre en appartement ?
La vie en appartement est possible si le chien bénéficie de sorties longues, d’activités de recherche et de présence quotidienne. Un accès direct à un jardin ne remplace pas les promenades. Les aboiements, l’ennui et la frustration peuvent apparaître si ses besoins d’exercice et d’occupation restent insuffisants.
Le toller est-il adapté à une famille avec des enfants ?
Il peut convenir à une famille qui apprend aux enfants à respecter le sommeil, la nourriture et le corps du chien. Les jeux doivent rester surveillés, car ce chien vif peut bousculer un jeune enfant. Une socialisation précoce et une éducation cohérente aident à construire une relation agréable.
Pourquoi cette race attire-t-elle les canards ?
Le tolling désigne une série de mouvements rapides sur la rive, comme courir, bondir ou jouer avec un objet. Ces mouvements attirent l’attention des canards, qui peuvent alors s’approcher. Le chien est ensuite envoyé rapporter le gibier, une fonction pour laquelle il a été sélectionné en Nouvelle-Écosse.
Faut-il un grand jardin pour adopter ce chien ?
Un grand jardin peut faciliter les jeux, mais il ne répond pas à lui seul aux besoins du retriever de la Nouvelle-Écosse. Il lui faut surtout des sorties, des apprentissages et des interactions avec sa famille. Sans activité, il peut chercher lui-même à s’occuper, parfois en mâchouillant ou en poursuivant ce qui bouge.
Testez-vous
3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.
Sources
- Fédération cynologique internationale, standard n° 312 fci.be
- Société centrale canine, races de chiens et Livre des origines français centrale-canine.fr
Mis à jour le . Ces repères généraux ne remplacent pas l’avis du vétérinaire qui suit votre animal
