Akita
Originaire du nord du Japon, l’akita est un grand spitz robuste, calme et indépendant. Il a été sélectionné pour chasser l’ours, le cerf et le sanglier, puis pour la garde. Sa réserve envers les inconnus et sa force demandent une socialisation précoce et une éducation patiente.
Mis à jour le 5 min de lecture

Sommaire11 parties
- Carte d’identité
- Au quotidien
- Un chien japonais préservé après une histoire mouvementée
- Une silhouette puissante aux oreilles dressées
- Un tempérament posé qui demande des repères
- Des sorties régulières et un entretien saisonnier
- Les points de santé à surveiller
- Préparer une adoption responsable
- Questions fréquentes
- Testez-vous
- Sources
Carte d’identité
- Origine
- Japon, préfecture d’Akita, autour d’Ōdate
- Groupe FCI
- 5, spitz et chiens de type primitif
- Section
- 5, spitz asiatiques et races apparentées
- Standard FCI
- n° 255
- Reconnaissance
- Race reconnue par la Fédération cynologique internationale (FCI), groupe 5, section 5, standard n° 255, et par la Société centrale canine.
- Taille
- Femelles : 58 à 64 cm au garrot ; mâles : 64 à 70 cm, avec une tolérance de 3 cm selon le standard FCI
- Poids
- Environ 27 à 41 kg pour les femelles et 32 à 50 kg pour les mâles, selon le gabarit
- Espérance de vie
- Environ 10 à 13 ans, avec des variations individuelles
- Poil
- Poil de couverture court, droit et dur, avec un sous-poil dense ; le poil long n’est pas admis par le standard FCI
- Robes
- rouge fauve avec urajiro, sésame avec urajiro, bringée avec urajiro, blanche
- Usage d'origine
- Chasse du grand gibier, garde, puis chien de compagnie et de service
Standard officiel de la race : PDF de la FCI
Au quotidien
Repères pour un chien de la race ; chaque animal reste un individu, avec son histoire et son éducation.
- Besoin d’exercice
- Facilité d’éducation
- Patience avec les enfants
- Adaptation à l’appartement
- Entretien du poil
- Tolérance à la solitude
Un chien japonais préservé après une histoire mouvementée
L’akita tire son nom de la préfecture d’Akita, au nord de l’archipel japonais, et plus particulièrement de la région d’Ōdate. Ses ancêtres, appelés akita matagi ou matagi inu, accompagnaient les chasseurs face à l’ours, au cerf élaphe et au sanglier. La race a aussi été utilisée pour la garde et, au Japon, dans les combats de chiens à partir de 1603.
En 1908, le gouverneur de la préfecture d’Akita interdit les combats de chiens. La Société de préservation de l’Akita est fondée en 1927, puis le ministère japonais de l’Éducation proclame la race monument naturel en 1931. La Seconde Guerre mondiale l’affaiblit fortement. Après le conflit, les éleveurs japonais sélectionnent de nouveau le type originel, tandis que les lignées américaines évoluent séparément vers l’akita américain.
Une silhouette puissante aux oreilles dressées
L’akita possède une construction robuste et équilibrée, avec une tête de type lupoïde, de petites oreilles triangulaires dressées vers l’avant et des yeux brun foncé. La queue, épaisse et longue, est portée enroulée sur le dos. Le dimorphisme sexuel est marqué : les mâles sont généralement plus hauts et plus massifs que les femelles.
Le poil de couverture est court, droit et dur, tandis que le sous-poil protège du froid. Les robes admises sont le rouge fauve, le sésame, la bringée et le blanc. Les robes colorées présentent habituellement un urajiro, c’est-à-dire des marques blanches sur les côtés du museau, les joues, le poitrail, le ventre et les membres. Le poil long n’est pas accepté par le standard FCI.
Un tempérament posé qui demande des repères
À la maison, l’akita est souvent calme, attentif et attaché à ses proches. Il peut rester distant avec les personnes qu’il ne connaît pas et surveiller son territoire. Son indépendance donne parfois l’impression qu’il n’entend pas une consigne, alors qu’il a surtout besoin d’une relation fondée sur la confiance et la cohérence.
La socialisation doit commencer tôt, avec des rencontres progressives et bien encadrées. Certains sujets, en particulier les mâles, peuvent entrer en conflit avec d’autres chiens du même sexe. Avec les enfants, la vie commune demande la présence d’un adulte, le respect du repos du chien et l’apprentissage des gestes calmes. Les méthodes fondées sur la peur ou la punition risquent de dégrader la relation.
Des sorties régulières et un entretien saisonnier
L’akita apprécie les promenades quotidiennes, les explorations tranquilles et les activités qui sollicitent son flair. Il n’a pas besoin d’exercices incessants, mais il supporte mal une vie sans sorties ni occupations. Un jardin ne remplace pas les promenades. Dans un appartement, la cohabitation peut être difficile si le chien manque d’espace, de calme et d’apprentissage, notamment autour des visiteurs et des congénères.
Son sous-poil forme deux mues importantes dans l’année. Un brossage plus fréquent pendant ces périodes aide à retirer les poils morts, tandis qu’un contrôle régulier des oreilles, des griffes, des dents et de la peau complète les soins. L’alimentation doit être adaptée à son âge, à son activité et à son état corporel, avec l’avis du vétérinaire si son poids change.
Les points de santé à surveiller
Comme d’autres chiens de grande taille, l’akita peut présenter des problèmes articulaires, notamment une dysplasie de la hanche ou du coude. Des affections cutanées et certaines maladies à composante immunitaire sont également décrites dans la race. Le choix d’un élevage qui suit la santé des reproducteurs, avec les examens disponibles, contribue à réduire certains risques sans les supprimer.
Consultez rapidement un vétérinaire si votre chien boite, refuse de se déplacer, se gratte jusqu’à se blesser, perd beaucoup de poils ou change durablement de comportement. Une difficulté à respirer, un malaise, un ventre qui gonfle rapidement ou une douleur intense justifient un appel immédiat au vétérinaire de garde, au 15 ou au 112 si une personne est aussi en danger.
Préparer une adoption responsable
Avant l’arrivée d’un akita, rencontrez plusieurs adultes de la race et observez leur comportement dans des situations ordinaires. Un élevage doit être déclaré et présenter les conditions de vie, l’identité des parents, les documents du chiot et les informations de santé disponibles. Un refuge peut aussi accompagner une famille vers un chien adulte dont le tempérament est déjà mieux connu.
En France, tout acquéreur doit recevoir un certificat d’engagement et de connaissance avant l’acquisition d’un chien, avec un délai légal de réflexion d’au moins sept jours. Le chien doit être identifié par puce électronique ou tatouage avant sa cession, et l’identification est obligatoire pour les chiens dès l’âge de quatre mois. L’inscription au Livre des origines français, le LOF, atteste une généalogie enregistrée, mais ne garantit pas à elle seule le comportement ou la santé.
Races proches du groupe 5
ShibaJapon, régions montagneuses face à la mer du JaponGroupe 5 FCI
EurasierAllemagneGroupe 5 FCI
Chow-chowChineGroupe 5 FCI
Akita américainJapon, préfecture d’Akita, puis États-UnisGroupe 5 FCI
ShikokuJapon (préfecture de Kōchi, île de Shikoku)Groupe 5 FCI
Spitz japonaisJaponGroupe 5 FCI
Questions fréquentes
L’akita convient-il à une famille avec de jeunes enfants ?
Il peut vivre en famille si les adultes encadrent les interactions et si chacun respecte ses périodes de repos. Sa force, sa réserve et son besoin de tranquillité demandent une surveillance constante avec les jeunes enfants. Ne laissez jamais un enfant seul avec un chien, même lorsque l’animal est familier et habituellement calme.
L’akita peut-il vivre avec un autre chien ?
La cohabitation dépend de l’individu, de la socialisation et de la manière dont les présentations sont organisées. Certains akitas acceptent bien un congénère, tandis que d’autres supportent mal les chiens du même sexe, surtout à la maison. Des rencontres progressives, des espaces séparés et l’avis d’un professionnel du comportement peuvent aider.
L’akita perd-il beaucoup ses poils ?
Oui, son sous-poil dense entraîne généralement deux mues marquées, souvent au printemps et en automne. Pendant ces périodes, un brossage régulier retire une grande quantité de poils morts. En dehors des mues, l’entretien est plus modéré. Une perte soudaine accompagnée de démangeaisons ou de plaques mérite un rendez-vous vétérinaire.
Quelle différence existe-t-il entre l’akita et l’akita américain ?
L’akita et l’akita américain sont deux races distinctes dans la nomenclature cynologique actuelle. L’akita correspond au type japonais préservé par les éleveurs du Japon. L’akita américain a évolué à partir de lignées développées notamment aux États-Unis et présente une morphologie ainsi que des couleurs parfois différentes. Vérifiez toujours le standard mentionné sur les documents.
Testez-vous
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Sources
- Fédération cynologique internationale, standard n° 255 fci.be
- Société centrale canine, races de chiens et Livre des origines français centrale-canine.fr
Mis à jour le . Ces repères généraux ne remplacent pas l’avis du vétérinaire qui suit votre animal
