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Poitevin mulassier

Grand cheval calme du marais poitevin, le Poitevin mulassier a été sélectionné surtout pour ses juments, capables de produire de grandes mules rustiques avec les baudets du Poitou. Ses larges sabots, ses crins ondulés et ses robes parfois surprenantes rappellent l’histoire humide et originale de son berceau.

Mis à jour le 4 min de lecture

Poitevin mulassier
Sommaire9 parties
  1. Carte d’identité
  2. Une race façonnée dans les marais du Poitou
  3. Un grand cheval aux sabots très larges
  4. Un tempérament calme pour l’attelage et le travail
  5. Un élevage concentré dans le berceau poitevin
  6. Où observer le Poitevin mulassier
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Carte d’identité

Race française
Origine
France (Poitou, marais poitevin)
Reconnaissance
Race reconnue dans le stud-book français du cheval poitevin mulassier, sous l’autorité de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE).
Taille
Environ 1,60 à 1,70 m au garrot, avec des variations selon le sexe et les lignées
Poids
Environ 700 à 900 kg, avec des variations selon le modèle et l’élevage
Espérance de vie
Environ 20 à 30 ans, selon les conditions de vie et le suivi vétérinaire
Poil
Poil généralement court, crins abondants, souvent ondulés ou légèrement frisés
Robes
bai, noir, gris, souris, isabelle, bai dun
Usage d'origine
Production historique de mules poitevines avec les baudets du Poitou, puis travaux agricoles et attelage
Production
travail, loisir
Effectifs
Race française très menacée, touchée par de faibles effectifs et une consanguinité importante ; des actions de sauvegarde cherchent à maintenir sa diversité génétique.

Une race façonnée dans les marais du Poitou

Le Poitevin mulassier s’est formé dans le bas-Poitou, notamment autour du marais poitevin, de Melle, Niort, Luçon et La Rochelle. À partir de 1599, des chevaux flamands, brabançons, danois et norvégiens accompagnent les travaux d’assèchement demandés par Henri IV. Ils sont croisés avec des juments locales et contribuent à donner le grand modèle de la race.

Au XIXe siècle, l’élevage mulassier devient la principale activité liée à ces juments. Croisées avec des baudets du Poitou, elles donnent des mules poitevines réputées pour leur force et leur rusticité. Cette activité décline après la Seconde Guerre mondiale avec la motorisation et la baisse de la demande en mules, entraînant une forte régression de la race.

Un grand cheval aux sabots très larges

Le Poitevin mulassier présente un modèle grand et lourd, avec une encolure puissante, une poitrine profonde, un dos solide et une croupe développée. Il mesure généralement entre 1,60 et 1,70 m au garrot et pèse souvent de 700 à 900 kg. Ces fourchettes varient selon le sexe, les lignées et les conditions d’élevage.

Ses sabots larges comptent parmi ses traits les plus reconnaissables. Ils sont associés à la sélection menée dans des sols humides, où l’animal devait se déplacer sur des terrains difficiles. Les crins sont abondants et souvent ondulés, un caractère lié à ses origines flamandes. Les robes peuvent être bai, noire, grise, souris, isabelle ou bai dun.

Un tempérament calme pour l’attelage et le travail

Le Poitevin mulassier est décrit comme un cheval calme, patient et plutôt lent dans ses déplacements. Son gabarit demande un encadrement adapté, avec une alimentation surveillée et du matériel correctement dimensionné. Comme pour tout cheval, le comportement dépend aussi de la socialisation, de l’éducation et des conditions de vie.

Son histoire est liée à la production de mules, davantage qu’à la traction lourde. Aujourd’hui, certains sujets sont employés à l’attelage, au débardage, dans des travaux urbains ou en équithérapie. Ils peuvent aussi participer à des activités de loisir encadrées, avec un cavalier et un équipement adaptés à leur taille.

Un élevage concentré dans le berceau poitevin

Le berceau historique se situe dans l’ouest de la France, autour du marais poitevin et du sud des Deux-Sèvres, avec des élevages également présents dans d’autres régions. Le stud-book du cheval poitevin mulassier encadre l’identification et l’enregistrement des reproducteurs selon les règles françaises applicables aux races équines.

Les effectifs exacts peuvent varier selon l’année, la définition retenue et la source. La race reste considérée comme très menacée, notamment en raison d’une population réduite, d’une consanguinité importante et d’une rentabilité limitée pour la viande. Des programmes de sauvegarde cherchent à conserver les lignées et à améliorer la diversité génétique.

Où observer le Poitevin mulassier

Pour voir cette race, le marais poitevin et les départements des Deux-Sèvres, de la Vendée et de la Charente-Maritime constituent les premiers territoires à rechercher. Des élevages spécialisés, des associations de sauvegarde et des présentations de races mulassières permettent parfois d’observer ces chevaux au travail ou en démonstration.

Le Poitevin mulassier peut aussi être présenté lors de salons agricoles, de concours d’élevage et de manifestations consacrées au cheval de trait. Les dates et les lieux changent selon les années. L’Association nationale des races mulassières du Poitou et l’IFCE publient les informations les plus utiles pour repérer ces rendez-vous.

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Questions fréquentes

Le Poitevin mulassier est-il un cheval de trait ?

Il appartient au groupe des chevaux de trait dans les classifications courantes, mais cette appellation demande une nuance. Il n’a pas été sélectionné principalement pour tirer de lourdes charges. Ses juments ont surtout été choisies pour produire des mules poitevines, avant que l’attelage et certains travaux ne deviennent des usages actuels.

Pourquoi l’appelle-t-on « mulassier » ?

Le terme rappelle sa fonction historique. Les juments poitevines étaient accouplées à des baudets du Poitou pour donner des mules et des mulets, hybrides généralement stériles. Cette production recherchait des animaux grands, résistants et adaptés aux travaux agricoles, au transport et aux terrains difficiles.

Peut-on garder un Poitevin mulassier comme cheval de loisir ?

Oui, certains sujets participent à l’attelage ou à des activités de loisir encadrées. Leur taille et leur poids demandent toutefois des installations, un harnais et un encadrement adaptés. Avant un achat, il faut vérifier le tempérament du cheval, ses besoins alimentaires, ses aplombs et la possibilité de lui offrir des contacts sociaux.

Le Poitevin mulassier est-il encore menacé ?

Oui. La race reste très menacée en France, avec une population réduite et une diversité génétique fragile. La motorisation a fait disparaître une grande partie de la demande en mules. L’élevage actuel cherche donc à conserver les lignées, à limiter la consanguinité et à développer des usages comme l’attelage.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.À quoi servaient principalement les juments poitevines dans l’élevage traditionnel ?
  2. 2.Dans quel environnement la race s’est-elle principalement formée ?
  3. 3.Quel trait physique est particulièrement associé au Poitevin mulassier ?

Sources

  1. Wikipédia, « Poitevin mulassier » fr.wikipedia.org
  2. Institut français du cheval et de l’équitation, ressources sur les races équines et les stud-books ifce.fr
  3. Association nationale des races mulassières du Poitou, présentation des races mulassières du Poitou racesmulassieresdupoitou.com

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