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Marwari

Originaire du Rajasthan, le Marwari est reconnaissable à ses oreilles recourbées vers l’intérieur, qui peuvent se rejoindre en forme de croissant. Sélectionné pendant des siècles pour la cavalerie, il a conservé une grande rusticité et certains sujets possèdent naturellement une allure amblée.

Mis à jour le 4 min de lecture

Marwari
Sommaire9 parties
  1. Carte d’identité
  2. Une race façonnée par les cavaliers du Rajasthan
  3. Une silhouette sèche et des oreilles en croissant
  4. Un cheval réactif, endurant et polyvalent
  5. Un élevage indien relancé au XXe siècle
  6. Où observer un Marwari en France et en Inde
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Carte d’identité

Origine
Inde (Rajasthan, région de Mârvar ou Jodhpur)
Taille
environ 150 à 165 cm au garrot, avec des variations selon les lignées
Poids
environ 340 à 450 kg, selon la taille et le modèle
Espérance de vie
environ 25 à 30 ans, selon les conditions de vie
Poil
Poil court, avec une crinière et une queue généralement fournies
Robes
bai, alezan, noir, gris, pie, isabelle
Usage d'origine
Cavalerie historique, équitation, traction légère, travaux agricoles et cheval de bât
Production
travail, loisir
Effectifs
Race rare, le Marwari n’est pas considéré comme menacé d’extinction ; en 2001, une petite centaine de chevaux de pure race étaient répertoriés en Inde.

Une race façonnée par les cavaliers du Rajasthan

Le Marwari, également appelé Malani, est originaire de la région de Mârvar, autour de Jodhpur, dans le nord-ouest de l’Inde. Ses ancêtres seraient des poneys indiens rustiques croisés avec des chevaux arabes. L’influence possible de chevaux mongols, turkmènes ou d’Asie centrale reste évoquée, sans certitude complète. À partir du XIIe siècle, les Rathores ont conduit une sélection attentive des chevaux destinés à leur cavalerie.

Dans les récits historiques, ces chevaux sont associés à la bravoure, à la fidélité envers leur cavalier et à leur capacité à exécuter des manœuvres rapides. À la fin du XVIe siècle, la cavalerie rajpute du Mârvar comptait plusieurs dizaines de milliers de cavaliers. Des lanciers marvars ont encore servi sous commandement britannique pendant la Première Guerre mondiale, avant le déclin de la race.

Une silhouette sèche et des oreilles en croissant

Le Marwari mesure généralement entre 150 et 165 cm au garrot, avec des différences entre les lignées et les individus. Sa silhouette rappelle celle d’un cheval de selle léger, avec une encolure portée haut, une poitrine assez profonde et des membres solides. Le modèle doit rester fonctionnel, car la race a été sélectionnée pour se déplacer sur des terrains secs et difficiles.

Ses oreilles, longues et recourbées vers l’intérieur, peuvent parfois se toucher à leur extrémité. Cette forme en croissant constitue son signe distinctif le plus célèbre. Toutes les robes peuvent être rencontrées, notamment le bai, l’alezan, le noir, le gris, l’isabelle et le pie. Les robes pies ont été particulièrement recherchées par certains éleveurs et acheteurs.

Un cheval réactif, endurant et polyvalent

Le Marwari est décrit comme un cheval courageux, volontaire et attaché à son cavalier. Sa rusticité lui permet de valoriser des ressources alimentaires parfois limitées, à condition de recevoir une alimentation adaptée, de l’eau propre et des soins réguliers. Son tempérament peut être vif : une éducation progressive, menée avec des consignes claires, convient mieux à un jeune cheval qu’un travail brusque.

Dans son pays d’origine, il a servi à la selle, pour la traction légère, les travaux agricoles et le bât. Il peut aujourd’hui être observé en équitation de loisir ou dans des présentations de races. Certains individus vont naturellement à l’amble, une allure latérale dans laquelle les membres d’un même côté avancent ensemble et qui peut offrir une sensation confortable.

Un élevage indien relancé au XXe siècle

Le berceau d’élevage se situe au Rajasthan, particulièrement dans la région historique de Mârvar. La race a fortement décliné sous le Raj britannique, puis après l’indépendance de l’Inde, lorsque la cavalerie et les usages traditionnels ont perdu leur place. Dans les années 1930, la diminution du cheptel reproducteur et des pratiques d’élevage médiocres ont encore fragilisé les lignées.

Le Maharaja Umaid Singhji a participé à la sauvegarde du Marwari durant la première moitié du XXe siècle, un travail poursuivi par son petit-fils Gaj Singh II. Un premier registre généalogique indien a été créé en 1995. La même année, Francesca Kelly a fondé Marwari Bloodlines pour promouvoir et préserver la race. Les chiffres actuels mondiaux ne sont pas établis de façon suffisamment homogène pour donner un effectif fiable.

Où observer un Marwari en France et en Inde

En France, le Marwari reste rare. Vous pouvez parfois en voir lors de salons du cheval, de présentations de races ou de manifestations consacrées aux chevaux d’origine étrangère. Les programmes et les participants changent selon les années ; il est préférable de consulter les annonces des organisateurs avant de vous déplacer. Les associations spécialisées peuvent aussi signaler des chevaux présents dans certaines régions.

Pour observer le berceau historique de la race, le Rajasthan, notamment autour de Jodhpur, offre davantage de possibilités dans les élevages et les événements équestres locaux. Un cheval présenté au public doit disposer d’un espace calme, d’eau et de temps de repos. Garder une distance respectueuse évite de surprendre l’animal, surtout lors des démonstrations ou des séances photographiques.

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Questions fréquentes

Les oreilles du Marwari sont-elles toujours recourbées ?

La courbure vers l’intérieur est le caractère le plus connu de la race, mais son degré varie selon les individus. Certaines oreilles forment nettement un croissant et peuvent se rapprocher l’une de l’autre, tandis que d’autres sont moins incurvées. Une observation sérieuse tient aussi compte de la morphologie générale et des documents généalogiques.

Le Marwari convient-il à un débutant ?

Son choix dépend de l’individu, de son éducation et de l’encadrement proposé. Le Marwari peut être réactif et énergique, des qualités utiles à cheval de selle, mais qui demandent de l’expérience. Un débutant devrait être accompagné par un professionnel connaissant le cheval et commencer sur un sujet calme, bien dressé et adapté à son niveau.

Le Marwari est-il un poney ?

Non. Le Marwari est une race de chevaux, même si ses ancêtres comprennent vraisemblablement des poneys autochtones indiens. Avec une taille généralement comprise entre 150 et 165 cm au garrot, il se situe dans les dimensions habituelles d’un cheval de selle. La taille seule ne suffit toutefois pas à déterminer l’origine d’un animal.

Peut-on acheter facilement un Marwari en France ?

La race reste rare en Europe et les disponibilités varient selon les années. Avant tout achat, vérifiez l’identité, les documents généalogiques, l’état de santé et les conditions d’importation. En France, tout équidé doit être identifié selon la réglementation en vigueur. Un vétérinaire peut vous aider à examiner le cheval avant la vente.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quelle région le Marwari est-il apparu ?
  2. 2.Quel détail permet souvent de reconnaître un Marwari ?
  3. 3.Quel usage correspond à l’histoire du Marwari ?

Sources

  1. Wikipédia, « Marwari (cheval) » fr.wikipedia.org
  2. Institut français du cheval et de l’équitation, « Races et stud-books » ifce.fr
  3. Haras nationaux, « Informations sur le cheval et les équidés » ifce.fr

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