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Comment les serpents avancent-ils sans pattes ?

Mis à jour le 4 min de lecture

Sommaire7 parties
  1. Le serpent pousse contre le sol
  2. Quatre façons principales de se déplacer
  3. Le terrain change la manière d’avancer
  4. Pourquoi ne tombe-t-il pas en morceaux ?
  5. Le saviez-vous ?
  6. Questions fréquentes
  7. Sources

Le serpent pousse contre le sol

La colonne vertébrale d’un serpent comporte de nombreuses vertèbres, chacune reliée à des côtes et à des muscles. En contractant ces muscles dans un ordre précis, il forme des courbes en S. Les côtés de son corps appuient alors sur les petits reliefs du sol et le repoussent vers l’arrière, ce qui fait avancer le serpent vers l’avant.

Les écailles ventrales, situées sous le ventre, aident aussi au déplacement. Elles s’accrochent légèrement au sol grâce à leurs bords et à leur orientation. Sur une surface très lisse, comme une vitre, un serpent peut avoir du mal à progresser, car il trouve moins de points d’appui.

Quatre façons principales de se déplacer

La locomotion ondulatoire latérale est la plus connue. Le serpent dessine des vagues avec son corps et utilise les herbes, les cailloux ou les irrégularités du sol pour avancer. Dans les passages étroits, il peut employer la locomotion en accordéon : il replie une partie de son corps, l’ancre, puis étire l’autre partie.

Les serpents lourds peuvent aussi avancer presque en ligne droite grâce à des contractions successives des muscles et des écailles du ventre. Sur le sable très meuble, certaines espèces utilisent le déplacement en mouvement de côté. Leur corps touche le sol en plusieurs points séparés, afin d’éviter de s’enfoncer. La nage reprend une ondulation du corps, cette fois contre l’eau.

Le terrain change la manière d’avancer

Un même serpent peut modifier sa façon de se déplacer selon le terrain. Une couleuvre dans les herbes utilise les tiges comme appuis, tandis qu’un serpent dans un tunnel doit davantage plier et déplier son corps. Dans les arbres, il s’appuie contre les branches et peut entourer une partie de son corps pour ne pas glisser.

Les chercheurs décrivent bien ces grands modes de locomotion, mais ils étudient encore la part exacte de chaque muscle, de chaque côte et des écailles dans certaines situations. Les frontières entre les modes peuvent aussi être floues, car un serpent les combine parfois pendant un même trajet.

Pourquoi ne tombe-t-il pas en morceaux ?

Le corps du serpent paraît souple, mais sa colonne vertébrale est soutenue par un grand nombre de vertèbres et de côtes. Ses muscles relient ces éléments et permettent des mouvements précis. Cette organisation lui donne assez de force pour pousser contre le sol tout en se pliant autour d’un obstacle.

La peau et les écailles suivent les mouvements du corps sans former une armure rigide. Chez certaines espèces, les écailles du ventre sont larges et orientées de manière à accrocher le sol lorsque les muscles les déplacent. Le serpent progresse ainsi par une succession de petits appuis, que l’œil peut avoir du mal à distinguer.

Le saviez-vous ?

  • 1.Certaines espèces de serpents peuvent avancer presque en ligne droite grâce à des contractions successives des muscles et des écailles situées sous le ventre.
  • 2.Le déplacement en mouvement de côté permet à des serpents vivant sur le sable de limiter la surface de leur corps en contact avec un sol qui s’effondre facilement.

Questions fréquentes

Un serpent peut-il avancer sur une vitre ?

Oui, mais il avance difficilement sur une surface très lisse, car ses écailles ventrales trouvent peu d’aspérités où prendre appui. Il peut parfois progresser en utilisant les bords, les poussières ou les petites irrégularités de la vitre.

Les serpents rampent-ils tous de la même façon ?

Non. Ils ondulent souvent leur corps, mais certains avancent en accordéon dans les tunnels, presque en ligne droite lorsqu’ils sont lourds, ou de côté sur le sable. La forme du corps et le milieu influencent la technique utilisée.

Un serpent peut-il avancer sans toucher le sol ?

Il peut franchir un petit espace entre deux branches en s’appuyant sur plusieurs points de son corps, mais il a besoin de contacts avec son environnement pour se propulser. Dans l’eau, il pousse contre l’eau, et dans un arbre, contre les branches.

Sources

  1. Smithsonian’s National Zoo, Snakes nationalzoo.si.edu
  2. Proceedings of the National Academy of Sciences, The mechanics of slithering locomotion pnas.org
  3. Muséum national d’Histoire naturelle, ressources sur les reptiles mnhn.fr
  4. Office français de la biodiversité, espèces et milieux ofb.gouv.fr

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