Gypaète barbu
Le gypaète barbu est un grand vautour des montagnes, reconnaissable à sa longue queue en losange, à ses ailes étroites et à sa barbiche noire. En France métropolitaine, il niche surtout dans les Alpes et les Pyrénées, où il recherche les os laissés par les troupeaux et les ongulés sauvages.
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Gypaetus barbatus
- En France
- En danger critiqueLe gypaète barbu est classé « En danger critique » sur la Liste rouge des oiseaux nicheurs de France métropolitaine. Il est protégé par la réglementation française, non chassable, et ses individus, œufs, nids et sites de reproduction bénéficient d’une protection ; les échanges internationaux peuvent aussi relever de la CITES.
- Taille
- Envergure d’environ 2,60 à 2,90 m, pour un poids généralement compris entre 5 et 7 kg. Les femelles sont souvent un peu plus grandes que les mâles, et les mesures varient selon les régions et les individus.
- Où le voir
- Observez-le principalement dans les massifs des Alpes et des Pyrénées, au-dessus des falaises, des pelouses alpines, des éboulis et des vallées d’élevage. Des oiseaux peuvent aussi parcourir d’autres massifs français lors de leurs déplacements, mais une observation isolée ne signifie pas qu’un couple y niche.
- Quand
- Il est visible toute l’année dans les secteurs occupés. Les matinées avancées et le début de l’après-midi sont favorables, car les ascendances d’air chaud l’aident à planer. En hiver et au printemps, les adultes fréquentent davantage les falaises proches du nid, qu’il faut observer à très grande distance.
Sommaire7 parties
Reconnaître le gypaète barbu
En vol, sa silhouette est très particulière : les ailes paraissent longues et étroites, la queue est longue et pointue, et la tête semble petite. L’adulte possède un dos sombre, une poitrine orangée à crème et une bande noire qui traverse les yeux. Cette coloration rousse vient en partie des bains dans des sols riches en oxydes de fer.
Falaises, alpages et vallées de montagne
Le gypaète installe son aire dans une falaise difficile d’accès, souvent au-dessus d’une vallée où il peut prospecter de grandes distances. Il utilise les courants ascendants pour se déplacer avec peu de battements d’ailes. La présence de troupeaux, de chamois, de bouquetins ou d’autres ongulés lui fournit les os dont il dépend.
Un vautour spécialisé dans les os
Son alimentation est composée en grande partie d’os, parfois très volumineux. Il les transporte dans ses serres puis les lâche au-dessus de zones rocheuses appelées cassoirs, jusqu’à obtenir des morceaux assez petits pour être avalés. La reproduction commence en hiver, avec la ponte généralement d’un ou deux œufs ; un seul jeune est le plus souvent élevé.
Repérer sa présence sans l’approcher
Une observation en vol est le signe le plus facile à interpréter : cherchez une grande silhouette à queue en losange qui plane lentement au-dessus des crêtes. Au sol, des fragments d’os cassés, des éclats blanchis sur une dalle rocheuse et des plumes peuvent signaler un site de nourrissage, sans prouver à eux seuls la présence d’un nid.
Les menaces en montagne
Le dérangement près des falaises peut faire fuir les adultes ou interrompre les soins au jeune, surtout pendant l’incubation et les premières semaines d’élevage. Les collisions avec des câbles, les électrocutions, l’empoisonnement et la raréfaction des ressources alimentaires menacent également l’espèce. Les travaux, survols en drone et activités sportives doivent donc respecter les zones et périodes de sensibilité signalées localement.
Questions fréquentes
Le gypaète barbu attaque-t-il les troupeaux ?
Non. Il se nourrit surtout d’os et de restes déjà disponibles, avec un rôle de charognard spécialisé. Il ne possède ni le comportement ni les capacités d’un prédateur de moutons. Une grande silhouette près d’un troupeau peut aussi être un vautour fauve, une buse ou un aigle.
Pourquoi sa poitrine est-elle orange ?
La teinte orangée ne correspond pas simplement à la couleur naturelle des plumes. L’adulte se frotte et se baigne dans des sols ou des eaux chargés en oxydes de fer, ce qui colore progressivement son plumage. Les jeunes sont généralement plus bruns et moins nettement orangés.
Peut-on chercher un nid de gypaète barbu ?
Il vaut mieux s’en abstenir. Les nids se trouvent dans des falaises et la présence humaine, d’un drone ou d’un aéronef peut déranger les adultes pendant une période sensible. Observez depuis un point éloigné, respectez les panneaux locaux et transmettez vos données à un organisme naturaliste plutôt que de publier la localisation.
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Dans l’encyclopédieLa fiche mondiale : Gypaète barbu
Sources
- MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
- LPO, informations sur les rapaces et le gypaète barbu lpo.fr
Mis à jour le . Les statuts nationaux suivent la Liste rouge de la France (Comité français de l’UICN, MNHN, OFB)
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