
Zibeline
Martes zibellina
Aussi appelé martre zibeline
La zibeline est un petit mustélidé des forêts froides d’Eurasie, proche parente de la martre. Son pelage brun, très dense en hiver, a longtemps été recherché pour la fourrure. L’espèce reste classée en préoccupation mineure par l’UICN à l’échelle mondiale, même si la chasse et la transformation des forêts pèsent sur certaines populations.
- Statut
- Préoccupation mineurepopulation en baisse
- Taille
- 35 à 56 cm pour le corps, avec une queue de 7 à 12 cm
- Poids
- environ 0,7 à 1,8 kg, les mâles étant généralement plus lourds
- Longévité
- Environ 8 à 10 ans dans la nature, jusqu’à 18 ans dans certains parcs zoologiques
- Régime
- OmnivoreElle mange surtout des campagnols, des écureuils, des oiseaux et des œufs, puis complète son alimentation avec des baies, des insectes et parfois des poissons.
- Mode de vie
- Actif de jour comme de nuit, solitaire
- Famille
- Mustélidés (Mustelidae), ordre des Carnivores (Carnivora)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit la zibeline ?
Elle fréquente les forêts boréales de conifères et les forêts mixtes, souvent près de secteurs rocheux ou de cours d’eau, jusqu’à environ 1 600 mètres selon les régions.
Principales régions : Russie, Kazakhstan, Mongolie, Chine, Corée du Nord, Japon.
- Europe
- Asie
Sommaire11 parties
Comment reconnaître la zibeline ?
La zibeline possède un corps souple et allongé, des pattes courtes et une queue touffue. Sa fourrure varie du beige brun au brun presque noir, avec une zone plus claire sur la gorge et la poitrine. Les individus de certaines régions sont plus pâles, tandis que ceux de Sibérie orientale peuvent avoir un pelage très sombre.
Ses oreilles sont petites et arrondies, et ses pieds portent des poils qui isolent les coussinets de la neige. Elle ressemble à une martre, mais son corps est souvent plus compact et sa queue moins longue. En hiver, son manteau devient particulièrement dense, ce qui explique sa valeur historique dans le commerce des fourrures.
Où vit la zibeline ?
La zibeline occupe une grande partie de la forêt boréale d’Eurasie, appelée taïga. Elle apprécie les peuplements de mélèzes, de pins, de sapins et de bouleaux, avec des troncs creux, des amas de branches et des rochers où elle peut se cacher. Elle évite généralement les espaces agricoles très ouverts et les zones fortement urbanisées.
Son aire s’étend de l’ouest de la Russie jusqu’à la Sibérie, à la Mongolie, au nord-est de la Chine et à Hokkaidō, au Japon. Les limites exactes varient selon les sources et les populations étudiées. Elle n’est pas une espèce sauvage présente en France métropolitaine.
Que mange la zibeline ?
Les petits mammifères composent une grande partie de ses repas, notamment les campagnols, les souris, les lemmings et les écureuils. Elle capture aussi des oiseaux, des œufs, des grenouilles, des poissons et des insectes. Sa nourriture change avec les saisons et avec l’abondance des proies dans la forêt.
À la fin de l’été et en automne, elle consomme davantage de baies, de graines et de fruits forestiers. Elle peut cacher une partie de sa nourriture dans des creux ou sous la végétation. Cette souplesse alimentaire l’aide à traverser les hivers où les proies sont difficiles à trouver sous la neige.
Comment vit la zibeline ?
La zibeline est généralement solitaire. Chaque individu utilise un territoire dont la taille dépend de la quantité de nourriture, de la saison et du relief. Elle se déplace principalement au sol, mais elle grimpe aussi aux arbres pour explorer, échapper à un danger ou atteindre un abri.
Elle peut être active à différents moments de la journée et de la nuit, avec des périodes plus longues au crépuscule. Dans la neige, elle avance par bonds et cherche des galeries de petits rongeurs. Ses abris se trouvent dans des troncs creux, sous des racines ou dans des fissures rocheuses.
Comment se reproduit la zibeline ?
Les accouplements ont généralement lieu entre juin et août. Après la fécondation, l’embryon reste quelque temps sans s’implanter dans l’utérus. Cette implantation différée décale le développement, si bien que les petits naissent surtout en mars ou en avril, lorsque les conditions commencent à s’améliorer.
La femelle met au monde le plus souvent 1 à 7 petits, après une gestation totale d’environ huit à dix mois, délai d’implantation compris. Les nouveau-nés sont aveugles et dépendent entièrement de leur mère. Ils commencent à sortir du gîte après plusieurs semaines et deviennent progressivement autonomes au cours de leur première année.
Le saviez-vous ?
- 1.La zibeline peut franchir la neige en bondissant, tout en utilisant ses pieds poilus pour limiter le contact avec le froid.
- 2.Son implantation embryonnaire différée permet aux petits de naître au printemps, même après un accouplement plusieurs mois auparavant.
- 3.La couleur de sa fourrure a donné son nom à une teinte brune appelée zibeline dans certains domaines artistiques et textiles.
- 4.Elle peut constituer des réserves de nourriture dans plusieurs cachettes, surtout lorsque les petits mammifères sont abondants.
Ce qui menace la zibeline
Chasse pour la fourrure
La fourrure hivernale a entraîné une chasse intense dans plusieurs régions. Les quotas, les contrôles et les périodes autorisées diffèrent selon les pays, et le braconnage reste difficile à mesurer.
Dégradation des forêts
La coupe des forêts anciennes, les incendies et la construction de routes réduisent certains secteurs favorables. La fragmentation gêne les déplacements entre les massifs boisés.
Piégeage accidentel
Des pièges destinés à d’autres animaux peuvent blesser ou tuer des zibelines lorsque leur pose et leur contrôle ne respectent pas les règles locales.
Protéger la zibeline
- Réglementation de la chassePlusieurs pays encadrent la chasse et le commerce de la zibeline par des saisons, des quotas et des contrôles. Certaines populations sont inscrites à l’annexe III de la CITES, ce qui impose des documents pour encadrer le commerce international.
- Aires protégéesDes populations vivent dans de grandes aires protégées de Russie, de Mongolie, de Chine et du Japon. La conservation de massifs forestiers continus protège à la fois les gîtes et les proies.
- Suivi des populationsDes inventaires et des suivis de chasse servent à estimer la répartition et les prélèvements. Les chiffres mondiaux restent difficiles à établir, car l’espèce vit dans des forêts immenses et peu accessibles.
Questions fréquentes
La zibeline vit-elle en France ?
Non. La zibeline ne forme pas de population sauvage connue en France métropolitaine. Les mustélidés français qui lui ressemblent le plus sont la martre des pins, la fouine et le putois, qui appartiennent à d’autres espèces.
La zibeline est-elle un animal domestique ?
Non. C’est une espèce sauvage. Son apparence rappelle celle d’un petit animal de compagnie, mais ses besoins, son comportement territorial et son régime rendent la détention inadaptée aux particuliers. La détention et le commerce d’animaux sauvages peuvent aussi être soumis à des règles nationales et internationales.
Pourquoi sa fourrure est-elle recherchée ?
Son pelage d’hiver est épais, souple et isolant. Les poils sont particulièrement fins et la fourrure peut présenter des nuances brunes très appréciées. Cette demande a provoqué une forte pression de chasse dans le passé, d’où l’existence de contrôles et de règles commerciales selon les pays.
La zibeline est-elle dangereuse pour l’être humain ?
Elle évite généralement les personnes et ne cherche pas le contact. Comme tout animal sauvage, elle peut mordre si elle est capturée ou acculée. Il ne faut jamais tenter de la toucher. En cas de morsure par un animal inconnu, nettoyez la plaie et demandez rapidement un avis médical.
Quelle différence y a-t-il entre une zibeline et une martre ?
La zibeline est une espèce du genre Martes, comme la martre des pins. Elle vit surtout en Eurasie septentrionale et possède souvent une queue moins longue et un corps plus compact. La martre des pins est l’espèce que l’on rencontre naturellement dans de nombreuses forêts françaises.
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Autour de cet animal
Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- Animal Diversity Web, University of Michigan, Martes zibellina animaldiversity.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





