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Le vespère de Nilsson (Vespertilio murinus)
LC
Vespertilio murinus

Vespère de Nilsson

Vespertilio murinus

Aussi appelé Vespère bicolore, Sérotine bicolore

Le vespère de Nilsson est une chauve-souris insectivore des régions fraîches d’Europe et d’Asie. Son pelage brun sombre paraît souvent givré, car les pointes des poils sont claires. En France, l’espèce est surtout observée dans les Alpes, le Jura et quelques secteurs voisins. Elle est protégée et classée en préoccupation mineure au niveau mondial.

Statut
Préoccupation mineurepopulation inconnue
Taille
Corps de 4,8 à 6,4 cm, queue de 3,1 à 4,4 cm, envergure de 26 à 33 cm
Poids
Environ 8 à 20 g
Longévité
Souvent 8 à 12 ans dans la nature, avec des individus pouvant dépasser 15 ans ; la longévité en parc zoologique est peu documentée
Régime
InsectivoreIl capture en vol des papillons de nuit, des mouches, des moustiques, des coléoptères et d’autres insectes, souvent au-dessus des arbres ou des plans d’eau.
Mode de vie
Nocturne, en petits groupes, colonies de femelles en été
Famille
Vespertilionidés (Vespertilionidae), ordre des Chiroptères (Chiroptera)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Europe du Nord et de l’Est, régions montagneuses d’Europe et Asie tempérée

Où vit le vespère de Nilsson ?

Il fréquente les lisières, les vallées, les parcs, les villages et les villes, des plaines jusqu’à environ 2 000 m dans les massifs montagneux.

Principales régions : Norvège, Suède, Finlande, France, Suisse, Autriche, Russie, Mongolie.

  • Europe
  • Asie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le vespère de Nilsson ?
  2. Où vit le vespère de Nilsson ?
  3. Que mange le vespère de Nilsson ?
  4. Comment vit le vespère de Nilsson ?
  5. Comment se reproduit le vespère de Nilsson ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le vespère de Nilsson ?

Le vespère de Nilsson possède un dos brun noirâtre dont les poils se terminent par une pointe claire. Cette coloration lui donne un aspect bicolore, surtout lorsque l’animal est observé de près. Le ventre est plus pâle, gris brun à blanc jaunâtre. Ses oreilles sont courtes et arrondies, tandis que son museau est assez large.

Ses ailes longues et étroites sont adaptées aux poursuites rapides dans l’espace dégagé. Avec une envergure généralement comprise entre 26 et 33 cm, il paraît plus grand en vol que lorsqu’il est accroché dans une fissure. La confusion avec la sérotine commune est possible, mais l’aspect argenté du pelage et les habitudes liées aux régions froides aident à l’identifier.

L’observation à l’œil nu reste difficile, car cette chauve-souris sort après la tombée de la nuit. Les spécialistes utilisent souvent un détecteur d’ultrasons, qui transforme ses cris d’écholocation en sons audibles. Une photographie prise sans déranger l’animal peut aussi être transmise à un groupe local de chiroptérologues.

Où vit le vespère de Nilsson ?

L’espèce occupe une vaste région allant de la Scandinavie et de la Russie européenne jusqu’à l’Asie tempérée. Elle vit dans les forêts claires, les vallées, les lisières, les secteurs rocheux et les abords des lacs. Dans le nord de son aire, elle peut aussi chasser près des habitations et des éclairages publics.

En France, le vespère de Nilsson se trouve surtout dans les Alpes, le Jura et certains secteurs des massifs de l’Est. Des observations plus dispersées existent ailleurs, mais elles restent rares. Il peut utiliser des fissures de bâtiments, des volets, des nichoirs adaptés ou des cavités rocheuses comme gîte.

Vous avez le plus de chances de l’apercevoir entre mai et septembre, lors d’une soirée douce et sans pluie, dans une vallée, près d’un lac ou à la lisière d’un bois. Les comptages réalisés par des spécialistes permettent de préciser sa répartition, car les chauves-souris passent souvent inaperçues.

Que mange le vespère de Nilsson ?

Le vespère de Nilsson mange des insectes capturés en plein vol. Son menu comprend notamment des papillons de nuit, des mouches, des moustiques, des coléoptères et de petits insectes aquatiques émergents. La composition varie selon la saison et les proies disponibles dans chaque région.

Il chasse souvent au-dessus des arbres, des prairies, des étangs et des rues éclairées. Les insectes attirés par la lumière peuvent devenir des proies faciles, mais un éclairage trop puissant réduit parfois l’activité de nombreuses chauves-souris autour des gîtes.

Pour se repérer, il émet des ultrasons très brefs par la bouche. L’écho renvoyé par un insecte lui indique sa distance et sa direction. Cette écholocation fonctionne comme un système de repérage sonore, sans produire de son perceptible par la plupart des personnes.

Comment vit le vespère de Nilsson ?

Le vespère de Nilsson sort principalement après le coucher du soleil et peut rester actif durant une grande partie de la nuit. Son vol est rapide, régulier et souvent situé à plusieurs mètres au-dessus du sol. Il peut parcourir une distance notable entre son gîte et sa zone de chasse.

En été, les femelles se rassemblent dans des colonies de mise bas qui peuvent compter quelques dizaines d’individus. Les mâles vivent plus souvent seuls ou en petits groupes. En hiver, l’espèce recherche des endroits frais et relativement stables, comme des fissures de rochers, des caves ou des ouvrages souterrains.

Les chauves-souris supportent mal les dérangements pendant l’hibernation. Un réveil consomme une partie de leurs réserves de graisse et peut réduire leurs chances de tenir jusqu’au printemps. Il ne faut donc jamais les toucher ni les éclairer dans un gîte hivernal.

Comment se reproduit le vespère de Nilsson ?

Les accouplements ont généralement lieu à l’automne, avant ou pendant le début de l’hibernation. Le sperme peut rester stocké dans les voies génitales de la femelle pendant l’hiver. La fécondation se produit ensuite au printemps, lorsque les conditions deviennent favorables.

Après une gestation effective d’environ six à huit semaines, la femelle met généralement au monde un seul petit, le plus souvent en juin ou en juillet. Le nouveau-né reste accroché à sa mère pendant les premiers jours, puis demeure dans la colonie lorsqu’elle part chasser.

Le jeune apprend progressivement à voler et à capturer des insectes. Il devient autonome au cours de l’été, mais la date exacte dépend de la température, de la latitude et de la disponibilité des proies. Les colonies de mise bas doivent rester tranquilles pendant cette période.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le vespère de Nilsson figure parmi les chauves-souris les plus nordiques du monde : il atteint la Scandinavie et certaines régions proches du cercle polaire.
  • 2.Ses pointes de poils claires donnent au pelage un aspect argenté ou givré, à l’origine de son nom de vespère bicolore.
  • 3.Une chauve-souris de quelques grammes peut capturer des centaines de petits insectes au cours d’une nuit lorsque les proies sont abondantes.
  • 4.Les femelles peuvent conserver le sperme durant l’hiver, ce qui décale la fécondation jusqu’au retour des conditions favorables.

Ce qui menace le vespère de Nilsson

  • Perte des gîtes

    La rénovation des bâtiments, la fermeture des fissures et l’abattage d’arbres creux peuvent supprimer les gîtes utilisés en été ou en hiver. Les travaux réalisés pendant une colonie de mise bas présentent un risque particulier.

  • Dérangements hivernaux

    Les visites répétées dans les caves, galeries et cavités où les chauves-souris hibernent peuvent provoquer des réveils coûteux en énergie. Le froid et le manque de nourriture rendent cette période délicate.

  • Baisse des insectes

    Les pesticides, la disparition des haies et la pollution lumineuse peuvent réduire l’abondance des insectes ou modifier les trajets de chasse. Les collisions avec des véhicules peuvent aussi toucher les individus volant près des routes.

Protéger le vespère de Nilsson

  • Protection françaiseLe vespère de Nilsson fait partie des chauves-souris protégées en France. La destruction, la capture, la perturbation intentionnelle et la destruction des sites de reproduction ou de repos sont interdites par la réglementation française.
  • Suivis naturalistesDes associations et des organismes publics suivent les populations grâce aux comptages de colonies, aux détecteurs d’ultrasons et aux observations dans les gîtes. Les mesures passent notamment par la conservation des bâtiments, arbres et cavités utilisés.

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Questions fréquentes

Que mange le vespère de Nilsson ?

Le vespère de Nilsson mange des insectes capturés en vol, notamment des papillons de nuit, des mouches, des moustiques, des coléoptères et de petits insectes aquatiques. Il chasse souvent au-dessus des lisières, des prairies, des lacs et des rues éclairées, selon les proies disponibles.

Combien de temps vit le vespère de Nilsson ?

Le vespère de Nilsson vit généralement plusieurs années dans la nature, souvent autour de 8 à 12 ans. Certains individus peuvent dépasser 15 ans, mais la longévité varie selon les conditions de vie, les maladies, les accidents et la disponibilité de nourriture.

Où vit le vespère de Nilsson ?

Le vespère de Nilsson vit dans les régions fraîches d’Europe et d’Asie, des pays nordiques aux zones montagneuses et aux steppes tempérées. En France, il est surtout connu dans les Alpes, le Jura et certains massifs de l’Est, où il utilise des fissures, des cavités et des bâtiments.

Le vespère de Nilsson est-il dangereux ?

Le vespère de Nilsson évite les personnes et ne cherche pas à attaquer. Comme tous les mammifères sauvages, il ne faut toutefois pas le toucher, surtout s’il est au sol ou paraît malade. En cas de morsure, lavez immédiatement la plaie et demandez un avis médical rapidement, en appelant le 15 ou le 112 si la situation est urgente.

Quelle taille fait le vespère de Nilsson ?

Le vespère de Nilsson mesure environ 4,8 à 6,4 cm pour le corps, avec une queue de 3,1 à 4,4 cm. Ses ailes déployées mesurent généralement 26 à 33 cm. Il pèse le plus souvent entre 8 et 20 g, selon la saison et les régions.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.À quel moment le vespère de Nilsson chasse-t-il principalement ?
  2. 2.Quel est le régime alimentaire du vespère de Nilsson ?
  3. 3.Dans quels secteurs français le vespère de Nilsson est-il surtout observé ?

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. Inventaire national du patrimoine naturel, Muséum national d’Histoire naturelle inpn.mnhn.fr
  3. Société française pour l’étude et la protection des mammifères sfepm.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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