
Spirographe
Sabella spallanzanii
Aussi appelé ver plumeau, ver tubicole
Le spirographe est un ver marin polychète qui vit dans un tube fixé aux rochers, aux coquilles ou aux épaves. Sa grande couronne de tentacules ressemble à une fleur plumeuse et sert à filtrer l’eau pour retenir le plancton. Présent sur les côtes françaises, il n’est pas évalué au niveau mondial par l’UICN.
- Statut
- Non évaluéepopulation inconnue
- Taille
- Couronne de tentacules généralement longue de 10 à 30 cm, avec un tube pouvant atteindre environ 60 cm
- Poids
- Longévité
- La longévité dans la nature est mal connue et aucun âge fiable n’est publié pour cette espèce.
- Régime
- Mangeur de planctonIl capture du plancton et de très petites particules organiques grâce à ses tentacules ciliés, qui dirigent la nourriture vers sa bouche.
- Mode de vie
- Actif de jour comme de nuit, solitaire, souvent en groupes dispersés
- Famille
- Sabellidés (Sabellidae), ordre des Sabellides (Sabellida)
Fiche vérifiée le · 6 min de lecture
Où vit le spirographe ?
Il vit fixé sur des rochers, des coquilles, des épaves ou des structures portuaires, généralement de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres de profondeur.
Principales régions : France, Espagne, Portugal, Italie, Grèce, Maroc, Royaume-Uni, Irlande.
- Europe
- Afrique
- Océans
Sommaire11 parties
Comment reconnaître le spirographe ?
Le spirographe est un ver au corps mou, caché dans un tube beige, brunâtre ou grisâtre. Ce tube est souvent couvert de vase, de sable ou de petits débris. Il peut être droit ou légèrement courbé et reste fixé au support par sa base. La partie visible est une couronne formée de nombreux filaments fins appelés radioles.
La couronne mesure souvent 10 à 30 centimètres de diamètre ou de longueur selon sa position. Ses filaments peuvent être blancs, crème, orange, bruns ou annelés de plusieurs couleurs. Une partie centrale plus épaisse sépare parfois la couronne en deux lobes, ce qui aide à distinguer le spirographe d’autres vers plumeaux.
Quand une ombre passe ou qu’un mouvement brusque approche, toute la couronne disparaît rapidement dans le tube. Il ne faut pas la toucher pour provoquer cette réaction, car les tentacules sont fragiles et servent à se nourrir.
Où vit le spirographe ?
Le spirographe fréquente les fonds marins rocheux, les parois, les grottes, les blocs posés sur le fond, les épaves et les installations portuaires. Il peut aussi s’installer sur de grosses coquilles ou sur d’autres supports solides. Il recherche une eau qui circule, car ce courant apporte le plancton vers sa couronne.
En France, il est présent en Méditerranée, notamment autour des côtes rocheuses et de la Corse, ainsi que sur une partie de la façade atlantique. Il est généralement observé sous l’eau, depuis la zone subtidale jusqu’à plusieurs dizaines de mètres de profondeur. Les plongeurs et les pratiquants du sentier sous-marin peuvent le rencontrer surtout du printemps à l’automne.
Son aire s’étend dans l’Atlantique oriental tempéré et en Méditerranée. Les limites précises varient selon les sources et les confusions possibles avec d’autres espèces de la famille des Sabellidés.
Que mange le spirographe ?
Le spirographe filtre l’eau de mer. Ses radioles portent de minuscules cils qui créent un courant et retiennent du plancton, des bactéries, de petites particules organiques et des débris très fins. Les particules utiles sont ensuite dirigées vers la bouche située au centre de la couronne.
Cette alimentation explique pourquoi il reste fixé au même endroit. Il n’a pas besoin de poursuivre une proie. La forme de la couronne augmente la surface disponible pour filtrer l’eau, tandis que le courant marin renouvelle en permanence les particules qui arrivent près de lui.
Les particules trop grosses ou inutiles peuvent être rejetées sous forme de petits amas. Le spirographe participe ainsi au tri et au recyclage de la matière organique en suspension dans les écosystèmes côtiers.
Comment se comporte le spirographe ?
Le spirographe reste fixé dans son tube pendant toute sa vie adulte. Sa couronne s’étale lorsque les conditions sont calmes et que la nourriture circule. Elle se replie dès qu’une ombre, une vibration ou un contact est détecté. Cette rétraction met les tentacules à l’abri à l’intérieur du tube.
Les individus sont séparés les uns des autres, mais plusieurs peuvent vivre sur une même paroi lorsque le support offre assez de place et de courant. Ils ne construisent pas de groupe organisé. Leur présence en nombre peut toutefois donner l’impression d’un jardin de plumes sous l’eau.
Le tube reste généralement attaché au support. Des mouvements violents, l’ancrage d’un bateau ou le passage d’un engin peuvent le casser ou l’arracher. Un individu peut parfois réparer son tube, mais les dommages répétés réduisent ses possibilités de se nourrir.
Comment se reproduit le spirographe ?
Le spirographe se reproduit avec des mâles et des femelles séparés. Les cellules reproductrices sont libérées dans l’eau, où a lieu la fécondation. Les détails de la période de reproduction varient selon les régions, la température et les conditions locales.
Après l’éclosion, les jeunes passent par un stade larvaire planctonique. Ils sont transportés par les courants pendant un temps limité, puis se fixent sur un support adapté. Ils commencent alors à construire un petit tube et développent progressivement leur couronne de radioles.
La larve doit trouver un endroit où l’eau apporte assez de nourriture sans emporter le jeune ver. Cette étape relie les populations de différents secteurs, mais elle rend aussi les jeunes sensibles aux courants, à la pollution et aux travaux côtiers.
Le saviez-vous ?
- 1.La couronne du spirographe est formée de radioles, des tentacules qui servent à la fois à respirer et à capturer les particules alimentaires.
- 2.Son tube n’est pas une coquille minérale : il est fabriqué avec du mucus, puis renforcé par des grains de sable et d’autres débris du fond.
- 3.Lorsqu’il se rétracte, le ver peut faire disparaître une couronne de plusieurs dizaines de centimètres dans un tube beaucoup plus étroit.
- 4.Sous l’eau, une colonie dispersée de spirographes peut ressembler à un bouquet de fleurs mobiles, chaque couronne appartenant pourtant à un animal distinct.
Ce qui menace le spirographe
Dégradation des fonds
Les travaux portuaires, les aménagements côtiers et certains engins de pêche peuvent arracher les tubes fixés aux rochers ou aux structures sous-marines.
Ancrage répété
Les ancres et les chaînes déplacent les blocs et frottent les parois où les spirographes s’installent. Les mouillages organisés et les zones d’ancrage sur fonds sableux limitent ces dommages.
Pollution côtière
Une eau chargée de polluants ou de particules peut perturber son alimentation par filtration. Les effets précis varient selon la nature et la durée de l’exposition.
Protéger le spirographe
- Protection des habitatsLe spirographe ne bénéficie pas, à ma connaissance, d’une protection nationale spécifique en France et n’est pas inscrit aux annexes de la CITES. La conservation des fonds rocheux, des grottes et des habitats côtiers dans les aires marines protégées lui est favorable.
- Statut en FranceCette espèce n’a pas fait l’objet d’une évaluation mondiale par l’UICN et sa situation nationale n’est pas couverte par un statut de Liste rouge française largement publié. L’absence d’évaluation ne signifie pas que les populations sont sans pression.
Questions fréquentes
Que mange le spirographe ?
Le spirographe mange surtout du plancton et de très petites particules organiques en suspension. Sa couronne de radioles filtre l’eau et conduit les particules vers sa bouche. Il ne chasse pas les poissons et ne ronge pas les rochers.
Combien de temps vit le spirographe ?
Le spirographe peut vivre plusieurs années, mais sa longévité exacte dans la nature reste mal connue. Elle dépend de la température, de la nourriture, des tempêtes et des dommages causés à son tube. Les sources disponibles ne permettent pas de donner un âge maximal fiable.
Où vit le spirographe ?
Le spirographe vit dans la mer, fixé sur des rochers, des épaves, des coquilles ou des ouvrages portuaires. En France, on le trouve en Méditerranée et sur une partie de la façade atlantique, généralement sous l’eau, de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres de profondeur.
Le spirographe est-il dangereux ?
Le spirographe est inoffensif pour l’être humain. Il ne mord pas, ne pique pas et ne possède pas de venin. Il faut toutefois éviter de le toucher, car ses filaments sont fragiles et un contact peut endommager sa couronne ou son tube.
Quelle taille fait le spirographe ?
Le spirographe possède généralement une couronne de 10 à 30 centimètres, tandis que son tube peut atteindre environ 60 centimètres. Les dimensions varient selon l’âge, la région et les conditions de vie. La couronne paraît souvent plus grande lorsque ses filaments sont complètement déployés.
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Sources
- MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel, rubrique espèces inpn.mnhn.fr
- WoRMS, World Register of Marine Species, base taxonomique marine marinespecies.org
- DORIS, Données d’observations pour la reconnaissance et l’identification de la faune et de la flore subaquatiques doris.ffessm.fr
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





