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Le pseudorasbora (Pseudorasbora parva)
LC
Pseudorasbora parva

Pseudorasbora

Pseudorasbora parva

Aussi appelé goujon asiatique, goujon de Chine, topmouth gudgeon

Le pseudorasbora est un petit poisson d’eau douce originaire d’Asie orientale. Introduit accidentellement ou volontairement dans de nombreux pays européens, il vit surtout dans les eaux calmes et supporte des conditions difficiles. L’UICN le classe parmi les espèces de préoccupation mineure dans son aire naturelle, tandis qu’il est considéré comme une espèce exotique envahissante en France et dans l’Union européenne.

Statut
Préoccupation mineurepopulation inconnue
Taille
5 à 8 cm le plus souvent, jusqu’à environ 11 cm de longueur totale
Poids
environ 2 à 15 g chez les adultes, selon la longueur
Longévité
environ 3 à 5 ans dans la nature
Régime
OmnivoreIl mange du zooplancton, de petits invertébrés aquatiques, des larves, des algues et parfois des œufs ou des alevins de poissons.
Mode de vie
Actif de jour comme de nuit, en petits groupes, avec des mâles territoriaux pendant la reproduction
Famille
Cyprinidés (Cyprinidae), ordre des Cypriniformes

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Extrême-Orient, de la Chine et de la Corée au Japon et à l’est de la Russie

Où vit le pseudorasbora ?

Il fréquente les eaux douces calmes ou lentes, peu profondes, comme les étangs, les gravières, les canaux, les lacs et les bras de rivière des plaines.

Principales régions : Chine, Corée du Nord, Corée du Sud, Japon, Russie orientale, Taïwan, Vietnam.

  • Asie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le pseudorasbora ?
  2. Où vit le pseudorasbora ?
  3. Que mange le pseudorasbora ?
  4. Comment se comporte le pseudorasbora ?
  5. Comment se reproduit le pseudorasbora ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le pseudorasbora ?

Le pseudorasbora mesure généralement 5 à 8 cm. Son corps est allongé, comprimé sur les côtés et couvert de petites écailles. Le dos est gris brun ou verdâtre, les flancs sont argentés et une ligne sombre peut parcourir le corps. La bouche est orientée vers le haut, un détail qui explique son nom anglais topmouth gudgeon.

Ses nageoires sont plutôt transparentes, parfois jaunâtres. Les jeunes ressemblent à plusieurs petits cyprinidés, dont le gardon ou le goujon, ce qui rend l’identification délicate sur le terrain. Pour l’observer correctement, une photographie prise sans sortir le poisson de l’eau aide davantage qu’une manipulation prolongée.

La taille seule ne suffit pas pour le distinguer. La forme de la bouche, la ligne latérale complète et le profil du corps sont à comparer avec une clé d’identification régionale. En France, signalez une observation inhabituelle à l’INPN ou à un observatoire naturaliste local, avec la commune et une photo.

Où vit le pseudorasbora ?

Dans son aire d’origine, le pseudorasbora fréquente les étangs, les lacs, les fossés, les canaux et les rivières lentes de l’Asie orientale. Il préfère les secteurs peu profonds, souvent riches en végétation aquatique. Il tolère une eau chaude, pauvre en oxygène ou chargée en matières organiques, ce qui facilite son installation.

En France métropolitaine, il est présent dans plusieurs bassins, notamment dans des plans d’eau, des canaux, des gravières et des cours d’eau lents. Sa répartition change avec les introductions et les déplacements de poissons. Il peut être observé surtout d’avril à octobre, quand l’eau est chaude et que les petits groupes circulent près des bordures.

Le pseudorasbora n’est pas une espèce protégée en France. Il figure parmi les espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union européenne. La Liste rouge nationale des poissons d’eau douce ne lui attribue pas un statut de conservation comparable à celui des espèces indigènes, car il est introduit sur le territoire.

Que mange le pseudorasbora ?

Le pseudorasbora est omnivore. Il capture du zooplancton, de petits crustacés, des larves d’insectes et d’autres invertébrés aquatiques. Il broute aussi des algues et avale des débris organiques présents sur les plantes ou dans les sédiments.

Les individus adultes peuvent consommer des œufs et de très jeunes poissons lorsqu’ils en trouvent. Cette alimentation opportuniste lui permet d’exploiter les étangs et les canaux où les ressources changent selon la saison. En consommant une partie du plancton, il peut aussi modifier les relations alimentaires du milieu.

Il ne faut jamais nourrir un pseudorasbora trouvé dans la nature ni tenter de le garder dans un aquarium. Le déplacement d’un poisson vivant vers un autre point d’eau peut favoriser la transmission de parasites et l’extension d’une espèce introduite.

Comment se comporte le pseudorasbora ?

Le pseudorasbora nage souvent en petits groupes dans les eaux calmes. Il se tient près des plantes, des berges ou des obstacles qui lui offrent des abris. Sa petite taille l’expose aux brochets, aux perches, aux oiseaux piscivores et à d’autres poissons plus grands.

Pendant la période de reproduction, les mâles deviennent territoriaux. Ils choisissent une surface dure, comme une pierre, une racine, une coquille ou un morceau de bois immergé, puis la défendent contre les rivaux. Ils peuvent prendre des couleurs plus contrastées et chasser les intrus à proximité du site.

L’espèce supporte des conditions qui mettent en difficulté certains poissons locaux, notamment une eau chaude et peu oxygénée. Cette résistance, associée à une reproduction rapide et à la dispersion par les activités humaines, explique son succès dans plusieurs régions où elle a été introduite.

Comment se reproduit le pseudorasbora ?

La reproduction se déroule généralement du printemps au début de l’été, souvent entre avril et juin selon la température de l’eau. La femelle dépose des œufs collants sur une surface dure. Plusieurs femelles peuvent utiliser le même territoire, ce qui produit parfois une ponte importante sur une petite zone.

Le mâle féconde les œufs puis les surveille. Il les ventile avec ses nageoires et retire les œufs abîmés ou couverts de débris. Cette garde parentale améliore la survie de la ponte. Les œufs éclosent en quelques jours lorsque l’eau est suffisamment chaude.

Une femelle peut pondre plusieurs fois pendant une même saison. Le nombre d’œufs varie avec sa taille et les conditions du milieu. Les jeunes grandissent rapidement et peuvent participer à la reproduction dès leur deuxième année dans les régions où la saison chaude est assez longue.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le nom anglais topmouth gudgeon fait référence à sa bouche tournée vers le haut, adaptée à la capture de petites proies en surface.
  • 2.Un mâle peut garder des œufs déposés par plusieurs femelles sur la même pierre, la même racine ou le même objet immergé.
  • 3.L’espèce est arrivée en Europe notamment avec des introductions de poissons destinés à l’élevage ou au repeuplement.
  • 4.Le pseudorasbora peut transporter des parasites et des agents infectieux susceptibles d’affecter des poissons indigènes.

Ce qui menace le pseudorasbora

  • Espèce envahissante

    En France et dans d’autres pays européens, le pseudorasbora peut concurrencer les poissons indigènes pour la nourriture et les sites de ponte. Il peut aussi transmettre des parasites ou des maladies lors de déplacements de poissons.

  • Dispersion humaine

    Les transferts de poissons, de végétation aquatique ou d’eau entre étangs favorisent sa propagation. Les introductions dans un nouveau plan d’eau peuvent être difficiles à supprimer.

Protéger le pseudorasbora

  • Réglementation européennePseudorasbora parva figure sur la liste des espèces exotiques envahissantes préoccupantes pour l’Union européenne. Sa détention, son transport, son commerce et sa libération sont soumis aux interdictions et restrictions prévues par cette réglementation et son application en France.
  • Prévention localeLa prévention repose sur le contrôle des déplacements de poissons et de matériel humide, ainsi que sur la surveillance des plans d’eau. Aucun programme européen d’élevage ou de réintroduction n’est destiné à cette espèce.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange le pseudorasbora ?

Le pseudorasbora mange du zooplancton, de petits crustacés, des larves d’insectes, des algues et des débris organiques. Les adultes peuvent aussi consommer des œufs ou de très jeunes poissons. Son régime opportuniste l’aide à vivre dans des étangs, des canaux et des rivières lentes.

Combien de temps vit le pseudorasbora ?

Le pseudorasbora vit généralement environ 3 à 5 ans dans la nature. Sa longévité dépend de la température de l’eau, de la nourriture, des prédateurs et des conditions locales. Les données disponibles sont moins nombreuses que pour les poissons d’aquarium couramment élevés.

Où vit le pseudorasbora ?

Le pseudorasbora vit naturellement en Asie orientale, notamment en Chine, en Corée, au Japon et dans l’est de la Russie. En France, il a été introduit dans plusieurs bassins et fréquente surtout les étangs, les gravières, les canaux et les cours d’eau lents.

Le pseudorasbora est-il dangereux ?

Le pseudorasbora ne présente pas de danger direct pour les personnes et ne possède ni dents ni venin. En revanche, son introduction peut nuire aux poissons indigènes, car il concurrence leur alimentation et peut transporter des parasites ou des agents infectieux.

Quelle taille fait le pseudorasbora ?

Le pseudorasbora mesure le plus souvent 5 à 8 cm de longueur totale. Certains individus atteignent environ 11 cm. Les jeunes sont beaucoup plus petits et peuvent être confondus avec d’autres petits cyprinidés, surtout lorsque l’eau est trouble ou que l’observation est brève.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quel milieu le pseudorasbora est-il le plus souvent observé ?
  2. 2.Que fait le mâle pseudorasbora après la ponte ?
  3. 3.Quelle est l’origine naturelle du pseudorasbora ?

Sources

  1. UICN, Liste rouge mondiale des espèces menacées iucnredlist.org
  2. INPN, Inventaire national du patrimoine naturel, espèces et répartition en France inpn.mnhn.fr
  3. OFB, espèces exotiques envahissantes ofb.gouv.fr

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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