
Poisson-pomme-de-pin
Cleidopus gloriamaris
Aussi appelé Poisson-ananas, Poisson-pinecone
Le poisson-pomme-de-pin est un poisson marin australien couvert de grandes écailles épaisses qui lui donnent l’aspect d’un fruit d’ananas. Il chasse la nuit dans les récifs et les cavités rocheuses, grâce notamment à deux organes lumineux situés sous sa mâchoire. L’UICN le classe en préoccupation mineure, même si les données sur ses effectifs restent limitées.
- Statut
- Préoccupation mineurepopulation inconnue
- Taille
- Environ 15 à 22 cm de longueur adulte
- Poids
- Longévité
- La longévité dans la nature est mal connue ; aucune valeur fiable n’est établie en aquarium ou en parc zoologique.
- Régime
- CarnivoreIl capture surtout de petits crustacés et d’autres petits animaux marins près du fond.
- Mode de vie
- Nocturne, solitaire ou en petit groupe
- Famille
- Monocentridés (Monocentridae), ordre des Béryciformes (Beryciformes)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit le poisson-pomme-de-pin ?
Il fréquente les fonds rocheux, les récifs, les grottes et les épaves des eaux côtières australiennes, généralement entre quelques mètres et environ 200 mètres de profondeur.
Principales régions : Australie.
- Océanie
Sommaire11 parties
Comment reconnaître le poisson-pomme-de-pin ?
Le corps est court, trapu et recouvert de grandes écailles en forme de plaques. Leur bord porte une pointe dirigée vers l’arrière, ce qui donne à l’animal une apparence d’ananas ou de pomme de pin. La coloration va du jaune pâle au brun jaunâtre, avec des marques sombres entre les écailles.
La bouche est large et orientée vers l’avant. Deux organes lumineux, appelés photophores, se trouvent sous la mâchoire inférieure. Ils brillent grâce à des bactéries qui vivent en association avec le poisson. Les jeunes individus sont généralement plus contrastés que les adultes.
Les nageoires sont relativement petites par rapport au corps. Les épines de la nageoire dorsale et les plaques épaisses rendent l’animal difficile à avaler pour certains prédateurs. Cette protection explique aussi son allure très particulière.
Où vit le poisson-pomme-de-pin ?
Cette espèce est endémique de l’Australie, ce qui signifie qu’elle vit naturellement dans ce pays et nulle part ailleurs. Son aire s’étend sur des secteurs des côtes orientale, méridionale et occidentale, selon les observations et les sources taxonomiques.
Elle recherche les fonds rocheux, les récifs, les grottes, les crevasses et parfois les épaves. Pendant la journée, elle reste souvent dissimulée dans une cavité. La nuit, elle s’en éloigne pour chercher sa nourriture.
Le poisson-pomme-de-pin n’est pas une espèce de France métropolitaine. Il ne peut donc pas être observé naturellement sur le littoral français, en Corse ou dans les eaux douces françaises.
Que mange le poisson-pomme-de-pin ?
Le poisson-pomme-de-pin est carnivore. Il se nourrit principalement de petits crustacés, comme des crevettes, ainsi que de petits animaux vivant près du fond. Sa bouche lui permet d’aspirer rapidement une proie lorsqu’elle passe à proximité.
Il chasse surtout la nuit, quand de nombreux crustacés quittent leur abri. Les photophores situés sous sa mâchoire pourraient aider à attirer ou à repérer de petites proies, mais leur rôle exact n’est pas entièrement établi.
Dans son milieu naturel, son régime dépend de la profondeur, du type de récif et de la disponibilité des proies. Les informations précises sur ses repas restent moins nombreuses que pour les poissons côtiers très étudiés.
Comment se comporte le poisson-pomme-de-pin ?
Cette espèce est surtout nocturne. Elle passe une partie de la journée cachée, puis sort lorsque la lumière diminue. Son déplacement est lent et prudent, près des rochers ou du fond, plutôt qu’en pleine eau.
Les individus peuvent être solitaires ou se réunir en petits groupes dans une grotte ou sous un surplomb. Les grandes écailles rigides limitent la souplesse du corps, ce qui correspond à un mode de vie abrité près du fond.
La lumière des photophores provient de bactéries symbiotiques, c’est-à-dire de microorganismes hébergés par le poisson. Cette association fournit un éclairage biologique, tandis que les bactéries bénéficient d’un habitat et de nutriments.
Comment se reproduit le poisson-pomme-de-pin ?
Les connaissances sur la reproduction de Cleidopus gloriamaris sont limitées. Comme chez de nombreux poissons marins, la fécondation est probablement externe : les œufs et les spermatozoïdes sont libérés dans l’eau.
Les œufs donnent naissance à des larves qui vivent d’abord dans le plancton. Elles se transforment ensuite en jeunes poissons et rejoignent des habitats proches du fond. L’âge de la maturité sexuelle et la durée de chaque étape ne sont pas suffisamment documentés pour donner des chiffres fiables.
La présence d’individus dans des grottes et des récifs offre des abris aux adultes, mais les sites précis de ponte de cette espèce ne sont pas bien connus. Il faut donc éviter de présenter un calendrier de reproduction comme certain.
Le saviez-vous ?
- 1.Ses deux organes lumineux contiennent des bactéries symbiotiques, un phénomène appelé bioluminescence bactérienne.
- 2.Ses écailles épaisses et pointues se chevauchent comme de petites plaques d’armure.
- 3.Le nom latin gloriamaris signifie « gloire de la mer ».
- 4.Il appartient à une petite famille de poissons dont plusieurs espèces possèdent aussi des organes lumineux.
Ce qui menace le poisson-pomme-de-pin
Pêche accidentelle
Les captures accidentelles dans certains engins de pêche côtière peuvent toucher les poissons vivant près des récifs. L’ampleur de cet effet varie selon les régions australiennes.
Dégradation des récifs
La destruction ou la modification des habitats rocheux, des grottes et des récifs réduit les abris disponibles. Les pollutions côtières et le réchauffement de l’océan peuvent aussi modifier les communautés dont il dépend.
Données limitées
Les effectifs mondiaux et leur évolution sont mal connus. Le classement en préoccupation mineure par l’UICN ne signifie donc pas que chaque population locale est suivie de manière détaillée.
Protéger le poisson-pomme-de-pin
- Aires marines protégéesDes secteurs de la côte australienne sont inclus dans des aires marines protégées, où la pêche, l’ancrage ou la dégradation des habitats peuvent être réglementés. Ces mesures profitent aux récifs et aux espèces qui y vivent.
- Règles australiennesLa protection concrète dépend de l’État ou du territoire australien et des règles applicables à chaque zone marine. Aucune inscription particulière de cette espèce aux annexes de la CITES n’est retenue ici.
Questions fréquentes
Que mange le poisson-pomme-de-pin ?
Le poisson-pomme-de-pin mange surtout de petits crustacés et d’autres petits animaux marins vivant près du fond. Il chasse principalement la nuit, autour des rochers, des récifs et des cavités. Son régime exact varie selon la profondeur et les proies disponibles dans chaque secteur de la côte australienne.
Combien de temps vit le poisson-pomme-de-pin ?
La durée de vie du poisson-pomme-de-pin n’est pas connue avec assez de précision pour donner un chiffre fiable. Les sources décrivent son habitat, sa morphologie et ses organes lumineux, mais aucune longévité sauvage largement confirmée n’est établie.
Où vit le poisson-pomme-de-pin ?
Le poisson-pomme-de-pin vit uniquement autour des côtes australiennes, dans des eaux marines côtières. Il fréquente les récifs rocheux, les grottes, les crevasses et parfois les épaves, de faibles profondeurs jusqu’à environ 200 mètres selon les observations.
Le poisson-pomme-de-pin est-il dangereux ?
Le poisson-pomme-de-pin n’est pas considéré comme dangereux pour les humains. Ses plaques et ses épines peuvent blesser une personne qui le manipulerait, mais il ne possède pas de venin connu. Il vaut mieux l’observer sans le toucher, comme tout animal marin sauvage.
Quelle taille fait le poisson-pomme-de-pin ?
Le poisson-pomme-de-pin mesure généralement autour de 15 à 18 centimètres, avec une longueur maximale rapportée proche de 22 centimètres. Les mesures peuvent varier selon l’âge, la zone étudiée et les sources disponibles.
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Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- Australian Museum, ressources sur les poissons et la biodiversité marine australian.museum
- Fishes of Australia, base de données sur les poissons australiens fishesofaustralia.net.au
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





