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L'oie des moissons (Anser fabalis)
LC
Anser fabalis

Oie des moissons

Anser fabalis

Aussi appelé oie à bec jaune, oie des moissons de la taïga

L’oie des moissons est une grande oie grise qui niche dans les régions froides de la taïga et gagne l’Europe en automne. En France, elle est surtout observée pendant l’hiver, dans les zones humides et les plaines cultivées du nord et de l’est. L’UICN la classe en préoccupation mineure à l’échelle mondiale, malgré un déclin de plusieurs populations.

Statut
Préoccupation mineurepopulation en baisse
Taille
68 à 90 cm de longueur, pour 140 à 174 cm d’envergure
Poids
Environ 1,5 à 3,2 kg, les mâles étant généralement plus lourds que les femelles
Longévité
Environ 10 à 15 ans dans la nature, avec des individus pouvant dépasser 20 ans
Régime
HerbivoreElle broute des herbes, des feuilles et des pousses, puis mange aussi des graines, des céréales et des tubercules dans les champs.
Mode de vie
Diurne, en groupes pouvant réunir plusieurs centaines d’individus
Famille
Anatidés (Anatidae), ordre des Ansériformes (Anseriformes)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

nord de l’Europe et de l’Asie, de la Scandinavie à la Sibérie orientale

Où vit l’oie des moissons ?

Elle niche dans les tourbières, les marais et les bordures de cours d’eau de la taïga, puis hiverne dans les marais, les prairies et les champs de plaine.

Principales régions : Norvège, Suède, Finlande, Russie, Kazakhstan, Allemagne, France, Chine.

  • Europe
  • Asie

Environ 680 000 à 1 400 000 individus matures selon l’évaluation mondiale de l’UICN, avec des variations selon le découpage des populations.

Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître l’oie des moissons ?
  2. Où vit l’oie des moissons ?
  3. Que mange l’oie des moissons ?
  4. Comment se comporte l’oie des moissons ?
  5. Comment se reproduit l’oie des moissons ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître l’oie des moissons ?

L’oie des moissons possède un plumage brun grisâtre, plus sombre sur le dos et plus clair sur le ventre. Sa tête et son cou sont brun foncé. Le bec est noir à sa base et porte une bande jaune ou orangée vers son extrémité, une combinaison utile pour la distinguer des autres grandes oies.

Elle mesure généralement 68 à 90 centimètres et son envergure atteint 140 à 174 centimètres. En vol, ses ailes larges, son cou tendu et ses battements réguliers rappellent ceux de l’Oie cendrée. Les individus jeunes ont des couleurs moins contrastées et un bec moins nettement marqué.

La distinction entre les populations de la taïga et de la toundra peut être difficile sur le terrain. La taille, la forme du bec, sa proportion de jaune et le plumage varient selon les sous-espèces et les populations.

Où vit l’oie des moissons ?

Elle se reproduit dans le nord de l’Europe et de l’Asie, principalement dans la taïga, cette vaste forêt de conifères qui entoure les régions proches de l’Arctique. Elle choisit des tourbières, des lacs peu profonds, des marais et les rives humides des rivières.

À l’automne, les oies migrent vers des régions moins froides. Elles passent l’hiver dans des marais, des prairies humides, des estuaires et des plaines agricoles. Les champs de céréales offrent souvent de la nourriture, tandis que les plans d’eau servent de dortoirs nocturnes.

En France, l’espèce est surtout observée d’octobre à mars, avec un maximum souvent situé entre novembre et février. Les observations concernent surtout le nord et l’est du pays, les grandes zones humides, les vallées fluviales et les plaines agricoles proches d’un dortoir.

Que mange l’oie des moissons ?

L’oie des moissons est herbivore. Elle broute des graminées, des plantes aquatiques, des jeunes pousses et des feuilles. Dans les champs, elle prélève aussi des graines, des grains de céréales tombés au sol, des tubercules et parfois des racines.

Elle se nourrit souvent le jour dans les prairies et les cultures, en avançant lentement tout en arrachant les végétaux avec son bec. Une membrane située entre ses doigts l’aide à marcher sur les sols humides, même si elle ne l’empêche pas de se déplacer sur la terre ferme.

Les bandes peuvent parcourir plusieurs kilomètres entre leur dortoir et leur zone d’alimentation. Elles retournent parfois aux mêmes secteurs pendant plusieurs jours lorsque la nourriture y reste disponible.

Comment se comporte l’oie des moissons ?

Cette oie est très sociable en dehors de la période de reproduction. Les groupes peuvent compter quelques dizaines d’oiseaux, parfois plusieurs centaines. En vol, elles forment souvent un V ou une ligne irrégulière, ce qui facilite les déplacements et permet aux individus de rester en contact.

Ses cris sont graves, nasillards et répétés. Ils servent à maintenir le groupe réuni pendant les déplacements, notamment lorsque la visibilité baisse. Un observateur peut donc entendre une bande avant de distinguer les silhouettes dans le ciel.

Elle passe généralement la nuit sur l’eau ou dans un secteur dégagé et sûr. Au moindre dérangement, le groupe s’envole bruyamment. Garder ses distances sur un site d’hivernage permet aux oiseaux de conserver leur énergie pour la migration.

Comment se reproduit l’oie des moissons ?

La reproduction commence au printemps, après le retour vers les zones nordiques. Les couples se forment ou se reforment avant la nidification, et restent généralement unis pendant la saison. Le nid est installé au sol, dans la végétation d’une île, d’une berge ou d’une zone humide.

La femelle pond le plus souvent 3 à 6 œufs. Elle les couve pendant environ 26 à 29 jours, tandis que le mâle reste à proximité et surveille les alentours. Les oisons sont couverts de duvet et quittent rapidement le nid pour suivre leurs parents et chercher leur nourriture.

Les jeunes peuvent voler après environ 6 à 8 semaines. La famille reste ensuite avec d’autres oies, et les jeunes de l’année migrent avec les adultes vers les quartiers d’hiver.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le cri grave d’une bande peut porter sur une grande distance, surtout au-dessus des marais et des champs ouverts.
  • 2.Les oies des moissons utilisent souvent un même plan d’eau comme dortoir et gagnent les champs voisins au lever du jour.
  • 3.La zone jaune du bec varie selon les sous-espèces, ce qui rend l’identification précise parfois difficile.
  • 4.Pendant la migration, les groupes peuvent parcourir plusieurs centaines de kilomètres en une seule étape lorsque les conditions sont favorables.

Ce qui menace l’oie des moissons

  • Déclin des populations

    L’UICN classe l’espèce en préoccupation mineure, mais certaines populations diminuent. La transformation des zones humides, les dérangements et la pression de chasse peuvent réduire ses effectifs ou son succès d’hivernage.

  • Zones humides dégradées

    Le drainage des marais et la diminution des prairies humides suppriment des dortoirs et des sites d’alimentation. La pollution et les modifications des cours d’eau peuvent également dégrader les haltes migratoires.

  • Dérangement et chasse

    Les envols répétés causés par les promeneurs, les chiens non tenus à proximité des dortoirs ou les embarcations consomment les réserves d’énergie nécessaires à la migration. En France, la réglementation de la chasse des oiseaux migrateurs doit être vérifiée selon les textes en vigueur.

Protéger l’oie des moissons

  • Protection des zones humidesLes marais, estuaires et vallées alluviales accueillant l’espèce peuvent être préservés dans des réserves naturelles, des sites Natura 2000 et des zones humides d’importance internationale au titre de la convention de Ramsar.
  • Suivi des migrationsLes suivis de migration et de comptage coordonnés par des organismes comme le réseau Wetlands International, la LPO et les services naturalistes permettent de mesurer les effectifs et les changements de répartition.
  • Réglementation françaiseL’espèce est concernée par la réglementation française applicable aux oiseaux migrateurs et à la chasse. Les périodes et conditions autorisées peuvent évoluer, et les dérangements dans les espaces protégés restent interdits.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange l’oie des moissons ?

L’oie des moissons mange surtout des herbes, des feuilles, des pousses et des plantes aquatiques. En hiver, elle recherche aussi des graines et des céréales tombées dans les champs. Elle se nourrit principalement le jour, souvent en groupe, puis rejoint un dortoir sur l’eau ou dans une zone humide.

Combien de temps vit l’oie des moissons ?

L’oie des moissons vit généralement 10 à 15 ans dans la nature. Certains individus peuvent dépasser 20 ans lorsque les conditions sont favorables. La survie dépend notamment de la qualité des zones humides, des ressources alimentaires, des maladies, des collisions et de la pression de chasse.

Où vit l’oie des moissons ?

L’oie des moissons niche dans la taïga et les zones humides du nord de l’Europe et de l’Asie. En hiver, elle descend vers l’Europe centrale et occidentale ainsi que certaines régions d’Asie. En France, elle s’observe surtout d’octobre à mars dans le nord et l’est du pays.

L’oie des moissons est-elle dangereuse ?

L’oie des moissons est généralement craintive et ne représente pas un danger pour les promeneurs. Elle peut toutefois donner des coups de bec ou d’ailes si elle est capturée ou acculée. Gardez vos distances, ne la nourrissez pas et ne tentez jamais de saisir un oiseau sauvage.

Quelle taille fait l’oie des moissons ?

L’oie des moissons mesure environ 68 à 90 centimètres de longueur et possède une envergure de 140 à 174 centimètres. Elle pèse généralement 1,5 à 3,2 kilogrammes. Les mâles sont souvent plus grands et plus lourds que les femelles, selon la sous-espèce.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quel milieu l’oie des moissons se reproduit-elle principalement ?
  2. 2.À quelle période observe-t-on surtout l’oie des moissons en France ?
  3. 3.Quel détail aide à reconnaître le bec de l’oie des moissons ?

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. INPN, Inventaire national du patrimoine naturel, fiches espèces inpn.mnhn.fr
  3. Wetlands International, Waterbird Population Estimates wetlands.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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