
Nécrophore vespillo
Nicrophorus vespillo
Aussi appelé Nécrophore vespillon, Silphe vespillon
Le nécrophore vespillo est un petit coléoptère qui repère les cadavres grâce à son odorat, puis les enfouit pour nourrir ses larves. Il vit dans de nombreux milieux ouverts ou boisés d’Europe et d’Asie tempérée, y compris en France. Son évaluation mondiale par l’UICN n’est pas disponible, et l’espèce ne bénéficie pas d’une protection juridique nationale connue.
- Statut
- Non évaluéepopulation inconnue
- Taille
- 12 à 22 mm de longueur corporelle
- Poids
- Longévité
- Généralement moins d’un an, avec une génération annuelle dans de nombreuses régions
- Régime
- DétritivoreIl consomme de petits cadavres d’animaux, surtout des souris, des musaraignes, des oiseaux et des amphibiens, ainsi que des larves et des adultes d’insectes.
- Mode de vie
- Nocturne, solitaire, sauf lors de la reproduction
- Famille
- Silphidés (Silphidae), ordre des Coléoptères (Coleoptera)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit le nécrophore vespillo ?
Il fréquente les lisières, prairies, jardins, landes et forêts claires, des plaines jusqu’aux régions de moyenne montagne.
Principales régions : France, Royaume-Uni, Allemagne, Pologne, Suède, Finlande, Russie, Belgique.
- Europe
- Asie
Sommaire11 parties
Comment reconnaître le nécrophore vespillo ?
Le nécrophore vespillo mesure généralement entre 12 et 22 millimètres. Son corps est noir, aplati et allongé. Les élytres, les ailes rigides qui recouvrent l’abdomen, portent des bandes orange ou rouge orangé. Le bout de l’abdomen dépasse souvent légèrement, et les antennes se terminent par une massue sombre bien visible.
Plusieurs nécrophores se ressemblent, ce qui rend l’identification certaine délicate sans photographie détaillée ou examen sous loupe. Les bandes des élytres, la forme du thorax, la pilosité et les antennes doivent être comparées. Une observation en France peut donc être présentée comme probable si l’insecte n’a pas été examiné par une personne compétente.
Où vit le nécrophore vespillo ?
Cette espèce fréquente les prairies, les clairières, les lisières forestières, les landes et certains jardins. Elle a besoin de sols où elle peut creuser autour d’un petit cadavre. Les endroits très pauvres en insectes ou régulièrement traités avec des insecticides lui sont défavorables.
En France, vous pouvez la rencontrer dans de nombreuses régions, de la plaine aux secteurs de moyenne montagne. Les adultes s’observent surtout du printemps au début de l’automne, souvent entre avril et octobre, lors des nuits douces. Une lampe dirigée vers le sol peut la révéler, mais il faut éviter de retourner les cadavres ou de perturber les animaux qui les exploitent.
Que mange le nécrophore vespillo ?
Les adultes et les larves se nourrissent principalement de chair en décomposition. Le coléoptère recherche de petites carcasses, par exemple celles d’une souris, d’une musaraigne, d’un jeune oiseau ou d’un amphibien. Il peut aussi consommer des larves d’insectes présentes sur la carcasse.
Un couple déplace parfois la carcasse ou creuse la terre dessous jusqu’à ce qu’elle soit enterrée. Il retire les poils et les parties gênantes, puis recouvre la nourriture d’une substance qui ralentit sa décomposition. Les larves reçoivent ensuite une nourriture régurgitée par les adultes.
Comment vit le nécrophore vespillo ?
Le nécrophore vespillo est surtout actif la nuit, lorsque les odeurs d’une carcasse se dispersent et que la température reste douce. Il vole pour chercher une ressource, puis utilise ses pattes et ses mandibules pour la déplacer. Plusieurs individus peuvent arriver sur le même cadavre et se disputer son accès.
Les mâles et les femelles communiquent aussi par des signaux chimiques. Les adultes peuvent repousser des concurrents plus petits, tandis que les plus grands ont souvent davantage de chances de conserver la carcasse. Cette compétition explique pourquoi la taille et la rapidité comptent lors de la recherche d’une ressource rare.
Comment se reproduit le nécrophore vespillo ?
Après l’accouplement, la femelle pond dans une cavité du sol située près de la carcasse préparée. Les œufs éclosent généralement après quelques jours, selon la température. Les jeunes larves gagnent ensuite la nourriture enterrée et commencent à se nourrir sous la surveillance des adultes.
Chez cette espèce, les soins parentaux sont particulièrement développés pour un coléoptère. Le mâle et la femelle peuvent nettoyer la carcasse, repousser des concurrents et nourrir les larves par régurgitation. Les larves grandissent rapidement, passent par plusieurs stades, puis quittent la nourriture pour se transformer dans le sol.
Le saviez-vous ?
- 1.Le nécrophore vespillo peut détecter une petite carcasse à distance grâce à des molécules odorantes transportées par l’air.
- 2.Un couple enterre parfois une carcasse plus lourde que lui, en creusant la terre située juste dessous.
- 3.Les adultes parentaux nourrissent les larves en régurgitant une partie de la nourriture prédigérée.
- 4.Les nécrophores transportent souvent des acariens sur leur corps, qui profitent du déplacement vers une nouvelle carcasse.
Ce qui menace le nécrophore vespillo
Raréfaction des carcasses
La disparition des petits mammifères, oiseaux et amphibiens réduit les ressources disponibles pour les nécrophores. Le ramassage systématique des animaux morts peut aussi supprimer des sites de reproduction.
Produits insecticides
Les insecticides utilisés dans les jardins, les cultures et certains espaces publics peuvent tuer les adultes et diminuer la quantité d’invertébrés dont dépend l’écosystème.
Perte des prairies
La conversion des prairies et des lisières en surfaces très entretenues réduit les sols meubles, les abris et la diversité des petits animaux disponibles.
Protéger le nécrophore vespillo
- Statut en FranceLe nécrophore vespillo n’est pas connu comme espèce protégée par la réglementation française et ne fait pas l’objet d’une évaluation mondiale publiée par l’UICN. Il n’est pas inscrit aux annexes de la CITES.
- Protection des milieuxLes prairies, lisières et espaces naturels protégés conservent indirectement ses ressources. Aucun programme d’élevage européen EEP ni plan de réintroduction spécifique n’est connu pour cette espèce.
Questions fréquentes
Que mange le nécrophore vespillo ?
Le nécrophore vespillo mange surtout de petites carcasses d’animaux, comme des souris, des musaraignes, de jeunes oiseaux ou des amphibiens. Les adultes consomment aussi des larves présentes sur la carcasse. Pour nourrir sa descendance, il transforme cette ressource et régurgite une partie de la nourriture aux larves.
Combien de temps vit le nécrophore vespillo ?
Le nécrophore vespillo vit généralement moins d’un an, avec une génération annuelle dans de nombreuses régions. La durée varie selon la température, la nourriture et la date de naissance. Les adultes apparaissent surtout du printemps au début de l’automne, puis la plupart meurent après la reproduction.
Où vit le nécrophore vespillo ?
Le nécrophore vespillo vit dans les prairies, les clairières, les lisières, les landes et certains jardins d’Europe et d’Asie tempérée. En France, il peut être observé dans de nombreuses régions, surtout d’avril à octobre, dans les endroits où le sol permet d’enterrer une petite carcasse.
Le nécrophore vespillo est-il dangereux ?
Le nécrophore vespillo est sans danger pour les personnes qui l’observent. Il ne possède pas de dard et ne cherche pas à mordre. Comme tout insecte trouvé près d’un cadavre, il vaut mieux ne pas le toucher, puis se laver les mains après une manipulation accidentelle.
Quelle taille fait le nécrophore vespillo ?
Le nécrophore vespillo mesure généralement de 12 à 22 millimètres de long, soit environ la longueur d’une petite pièce de monnaie. La taille varie selon le sexe, la nourriture disponible pendant le développement et la région. Les bandes orange des élytres facilitent son repérage.
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Sources
- GBIF, fiche d’occurrences et de taxonomie de Nicrophorus vespillo gbif.org
- INPN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
- Système d’information sur la nature et les paysages, espèces de France
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





