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Le morio (Nymphalis antiopa)
LC
Nymphalis antiopa

Morio

Nymphalis antiopa

Aussi appelé papillon morio, manteau funèbre

Le morio est un grand papillon brun sombre reconnaissable à sa bordure jaune pâle et à ses petites taches bleues. Il vit dans les bois clairs, les vallées humides et les jardins proches des arbres, en Europe, en Asie et en Amérique du Nord. En France métropolitaine, il est classé en préoccupation mineure et n’est pas une espèce protégée au niveau national.

Statut
Préoccupation mineurepopulation inconnue
Taille
Envergure de 55 à 75 mm, avec des variations selon les régions et les individus
Poids
Longévité
Un adulte vit généralement plusieurs mois et hiverne souvent à l’état adulte. La durée totale varie selon la saison et les conditions météorologiques.
Régime
Mangeur de nectarL’adulte boit la sève des arbres, le jus de fruits tombés et parfois le nectar des fleurs, tandis que la chenille mange des feuilles.
Mode de vie
Diurne, solitaire
Famille
Nymphalidés (Nymphalidae), ordre des Lépidoptères (Lepidoptera)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Régions tempérées et boréales de l’hémisphère Nord

Où vit le morio ?

Il fréquente les lisières, clairières, ripisylves, vergers et jardins proches des bois, depuis les plaines jusqu’à la montagne, généralement sous 2 000 mètres d’altitude.

Principales régions : France, Suède, Finlande, Russie, Kazakhstan, Mongolie, Chine, Canada.

  • Europe
  • Asie
  • Amérique du Nord et centrale
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le morio ?
  2. Où vit le morio ?
  3. Que mange le morio ?
  4. Comment vit le morio ?
  5. Comment se reproduit le morio ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le morio ?

Le morio mesure généralement 55 à 75 millimètres d’envergure. Le dessus de ses ailes est brun noirâtre, avec une bordure régulière jaune crème. Une rangée de petits points bleus métalliques apparaît juste à l’intérieur de cette bordure. Les ailes antérieures portent aussi quelques taches claires près de leur extrémité.

Les ailes fermées montrent une face inférieure très sombre, qui ressemble à une écorce ou à une feuille sèche. Cette ressemblance aide le papillon à rester discret lorsqu’il se repose. Les jeunes individus ont souvent une bordure plus claire, qui peut devenir blanchâtre avec l’usure et l’exposition au soleil.

Le morio se distingue de plusieurs autres grands papillons par l’association de trois caractères visibles ensemble : des ailes presque noires, une bordure claire continue et des points bleus. Pour l’observer, mieux vaut regarder les troncs, les chemins forestiers et les tas de bois plutôt que seulement les fleurs.

Où vit le morio ?

Son aire naturelle s’étend dans les régions tempérées et froides de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique du Nord. En France, il est surtout observé dans les régions boisées du nord, de l’est et des massifs montagneux. Il peut aussi apparaître ailleurs, de façon plus localisée, lorsque des habitats favorables sont présents.

Il affectionne les lisières, les clairières, les chemins forestiers, les berges plantées de saules et les vergers. Les chenilles ont besoin d’arbres nourriciers, tandis que les adultes recherchent des endroits ensoleillés pour se réchauffer. Les zones humides bordées de bois sont souvent favorables à l’espèce.

En France métropolitaine, la Liste rouge nationale des papillons de jour classe le morio en préoccupation mineure. Cette catégorie indique qu’il n’est pas actuellement considéré comme menacé à l’échelle nationale. Elle ne signifie pas que toutes ses populations locales sont abondantes ou à l’abri des changements dans leur habitat.

Que mange le morio ?

La chenille consomme des feuilles de plusieurs arbres et arbustes, notamment le saule, le bouleau, le peuplier, l’orme et parfois le cerisier. Elle vit souvent en groupe lorsqu’elle est jeune, puis devient plus dispersée en grandissant. Ses plantes nourricières expliquent sa présence près des bois humides et des haies arborées.

L’adulte recherche rarement les fleurs de manière exclusive. Il peut boire la sève qui coule d’un arbre blessé, le jus de fruits très mûrs ou fermentés, et parfois le nectar. En fin d’hiver ou au début du printemps, ces sources de nourriture peuvent être plus accessibles que les fleurs.

Un jardin accueillant pour le morio conserve quelques arbres indigènes, des arbustes et des fruits tombés laissés temporairement au sol. Il faut éviter de traiter les arbres avec des insecticides, car ces produits peuvent atteindre les chenilles et d’autres insectes utiles.

Comment vit le morio ?

Le morio est actif pendant la journée, surtout lorsque le temps est doux et ensoleillé. Il se pose souvent sur un tronc, un chemin ou une pierre chauffée par le soleil. Quand il est dérangé, il ouvre brusquement ses ailes, puis s’envole avec un vol puissant et irrégulier.

L’adulte hiverne dans un abri sombre et protégé, par exemple sous une écorce décollée, dans un arbre creux, une remise ou un autre refuge. Il peut ressortir lors des journées douces de la fin de l’hiver. Cette stratégie lui permet d’être visible très tôt au printemps.

Le morio vit généralement seul. Il peut se rassembler ponctuellement autour d’une source de sève ou d’un fruit fermenté, mais ces regroupements ne constituent pas une vie sociale durable. Les mâles défendent parfois un poste ensoleillé depuis lequel ils poursuivent les papillons qui passent.

Comment se reproduit le morio ?

Après la période d’hivernage, les adultes se reproduisent au printemps ou au début de l’été selon la région. La femelle dépose ses œufs en groupes sur les branches ou les feuilles d’un arbre nourricier. Le nombre d’œufs varie selon sa taille et les conditions de la saison.

Les chenilles sont sombres et portent de nombreuses petites épines ramifiées. Elles présentent aussi des taches rouges ou orangées, particulièrement visibles sur le dos. Elles restent souvent regroupées sur l’arbre au début de leur développement, ce qui donne à la ponte un aspect remarquable.

Après plusieurs mues, la chenille se transforme en chrysalide, généralement suspendue à un support végétal. L’adulte sort quelques semaines plus tard. Dans les régions froides ou lorsque la saison est courte, le morio ne produit habituellement qu’une génération annuelle.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le morio peut survivre à l’hiver sous forme d’adulte, alors que beaucoup de papillons passent cette saison au stade d’œuf, de chenille ou de chrysalide.
  • 2.Sa bordure jaune pâle s’use avec le temps et peut devenir presque blanche chez les individus âgés.
  • 3.Les petites taches bleues de ses ailes ne sont pas des reflets produits par une poudre colorée, mais des écailles dont la structure renvoie la lumière.
  • 4.En Amérique du Nord, le morio est connu sous le nom anglais de Camberwell beauty, un nom également employé pour une observation historique en Angleterre.

Ce qui menace le morio

  • Disparition des arbres nourriciers

    La suppression des saules, bouleaux, peupliers et vieux arbres réduit les sites où les chenilles peuvent se nourrir et où les adultes peuvent s’abriter.

  • Produits insecticides

    Les traitements appliqués dans les jardins, les vergers et certaines zones forestières peuvent tuer directement les chenilles ou diminuer les ressources alimentaires des adultes.

  • Réchauffement climatique

    La modification des températures et des sécheresses peut changer la période de vol et la disponibilité des arbres nourriciers. Les effets diffèrent selon les régions.

Protéger le morio

  • Statut françaisLe morio est classé en préoccupation mineure sur la Liste rouge des papillons de jour de France métropolitaine. Il ne figure pas parmi les espèces protégées au niveau national par la réglementation française.
  • Habitats préservésLa conservation des lisières, des ripisylves, des vieux arbres et des clairières aide à maintenir ses plantes nourricières et ses refuges hivernaux. Aucune inscription CITES ni programme européen d’élevage EEP ne concerne cette espèce.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange le morio ?

Le morio adulte boit surtout la sève des arbres, le jus de fruits très mûrs ou fermentés et parfois le nectar. Sa chenille mange des feuilles de saules, de bouleaux, de peupliers, d’ormes et d’autres arbres. Elle ne s’attaque pas aux vêtements ni au bois des maisons.

Combien de temps vit le morio ?

Le morio adulte peut vivre plusieurs mois, car il passe souvent l’hiver à l’état de papillon. La durée totale varie selon la région, le froid et les ressources disponibles. Une génération annuelle est fréquente dans les secteurs où la saison chaude est courte.

Où vit le morio ?

Le morio vit dans les régions tempérées et froides de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique du Nord. En France, vous pouvez surtout le chercher dans les bois, les lisières, les vallées humides et les montagnes du nord et de l’est.

Le morio est-il dangereux ?

Le morio est totalement inoffensif pour les personnes et les animaux domestiques. Il ne pique pas, ne mord pas et ne possède pas de venin. Ses chenilles peuvent être touchées sans danger particulier, mais il vaut mieux les laisser sur leur arbre pour ne pas les blesser.

Quelle taille fait le morio ?

Le morio mesure environ 55 à 75 millimètres d’envergure, c’est-à-dire la largeur d’une petite main d’enfant à celle d’une main adulte. La taille varie selon le sexe, la région et les conditions rencontrées pendant le développement de la chenille.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle bordure reconnaît-on sur les ailes du morio ?
  2. 2.Sous quelle forme le morio passe-t-il souvent l’hiver ?
  3. 3.Quel arbre peut nourrir les chenilles du morio ?

Sources

  1. UICN France et MNHN, Listes rouges des espèces menacées en France uicn.fr
  2. Office français de la biodiversité, portail de la biodiversité ofb.gouv.fr

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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