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Le moa géant (Dinornis robustus)
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Dinornis robustus

Moa géant

Dinornis robustus

Aussi appelé moa géant de l’île du Sud, moa de l’île du Sud

Le moa géant était un très grand oiseau herbivore incapable de voler, qui vivait sur l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande. Les femelles pouvaient atteindre environ trois mètres la tête dressée. Il avait disparu au XVe siècle, principalement sous l’effet de la chasse et de la transformation rapide de ses milieux.

Statut
ÉteinteDisparu vers 1450, quelques générations après l’arrivée des humains en Nouvelle-Zélande
Taille
Mâle d’environ 1,5 à 2 mètres de haut, femelle jusqu’à 2,5 ou 3 mètres la tête dressée, selon les estimations fondées sur les os
Poids
Mâle estimé à environ 80 à 100 kilogrammes, femelle généralement entre 150 et 250 kilogrammes
Longévité
Inconnue, probablement plusieurs dizaines d’années dans la nature
Régime
HerbivoreIl mangeait des feuilles, des rameaux, des fruits, des graines et des plantes basses des forêts et des prairies.
Mode de vie
Diurne, probablement solitaire ou en petits groupes
Famille
Dinornithidés (Dinornithidae), ordre des Moa (Dinornithiformes)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Île du Sud de la Nouvelle-Zélande

Où vivait le moa géant ?

Il fréquentait les forêts tempérées, les broussailles, les prairies et les vallées de l’île du Sud, du niveau de la mer jusqu’aux zones montagneuses.

Principales régions : Nouvelle-Zélande, île du Sud.

  • Océanie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le moa géant
  2. Où vivait le moa géant ?
  3. Que mangeait le moa géant
  4. Comment vivait le moa géant
  5. Comment se reproduisait le moa géant
  6. Le saviez-vous ?
  7. Disparition
  8. Ce qu’il en reste
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le moa géant

Le moa géant avait un long cou, une petite tête et un corps massif porté par deux jambes puissantes. Ses ailes étaient absentes à l’extérieur du corps, contrairement à celles de nombreux oiseaux coureurs actuels. Les estimations venaient surtout des os, car les tissus mous avaient rarement été conservés.

La taille variait fortement entre les sexes. Les mâles étaient généralement plus petits, tandis que les femelles pouvaient mesurer environ 2,5 à 3 mètres la tête dressée et peser jusqu’à 200 ou 250 kilogrammes. Cette différence, appelée dimorphisme sexuel, figurait parmi les plus marquées connues chez les oiseaux.

Les chercheurs avaient retrouvé des plumes brun-roux, grises ou blanchâtres dans certains abris secs. Ces restes montraient que son plumage pouvait être assez fourni et que le corps était probablement adapté aux températures fraîches de l’île du Sud.

Où vivait le moa géant ?

Le moa géant occupait de nombreuses régions de l’île du Sud, depuis les plaines et les vallées jusqu’aux reliefs boisés. Il fréquentait les forêts tempérées, les lisières, les broussailles et les prairies où il trouvait des feuilles et des rameaux à différentes hauteurs.

Des os avaient été découverts dans des grottes, des dunes, des marais et des abris sous roche. Ces lieux n’étaient pas toujours son habitat quotidien, car certains restes y avaient été transportés par des prédateurs, des cours d’eau ou des humains.

Avant l’arrivée des humains, les forêts et les zones ouvertes de l’île du Sud formaient une mosaïque de milieux favorables. Les incendies, les défrichements et la chasse avaient ensuite modifié cette mosaïque en quelques siècles.

Que mangeait le moa géant

Le moa géant était herbivore. Il broutait des plantes basses, cueillait des feuilles et arrachait des rameaux grâce à son bec. Des graines, des fruits et des fragments végétaux retrouvés dans des crottes fossilisées ont permis d’identifier une partie de son alimentation.

Son système digestif devait traiter de grandes quantités de végétaux fibreux. Des pierres avalées, appelées gastrolithes, ont parfois été retrouvées dans la région du gésier. Elles pouvaient aider à broyer les aliments, comme chez plusieurs oiseaux herbivores actuels.

L’analyse des pollens, des fibres et de l’ADN végétal conservés dans des restes anciens a montré qu’il consommait des plantes de forêt et de milieux ouverts. Son régime changeait probablement selon la saison et la région.

Comment vivait le moa géant

Le moa géant se déplaçait à pied et ne pouvait pas s’envoler. Ses jambes longues et solides lui permettaient probablement de parcourir de grandes distances entre les zones où il se nourrissait, mais les scientifiques ne connaissaient pas sa vitesse maximale.

Il était probablement surtout actif pendant la journée, comme beaucoup de grands herbivores qui recherchent leur nourriture à la lumière. Les traces et les lieux de découverte ne permettaient pas de déterminer avec certitude s’il vivait seul, en couple ou en petits groupes.

L’aigle de Haast, un rapace géant aujourd’hui disparu, pouvait attaquer les jeunes ou les adultes. Des marques sur certains os et la morphologie de ses serres indiquaient que ce prédateur partageait le même environnement avant de disparaître lui aussi.

Comment se reproduisait le moa géant

Les œufs de moa comptaient parmi les plus grands connus chez les oiseaux. Ceux attribués aux espèces géantes pouvaient mesurer plus de 20 centimètres et contenir plusieurs litres, même si leur taille variait selon l’espèce et la femelle.

Des os de sexes différents et des analyses d’ADN ancien avaient montré que les très grands individus étaient le plus souvent des femelles. Cette découverte avait corrigé les premières reconstitutions, qui avaient parfois confondu les deux sexes.

La reproduction restait partiellement connue. Des indices tirés des os, des œufs et de nids conservés suggéraient que le mâle pouvait couver, comme chez plusieurs autres oiseaux coureurs, mais le rôle exact de chaque parent n’était pas entièrement établi.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le moa géant n’avait pas de bréchet développé, une partie du sternum à laquelle s’attachent les muscles de vol chez les oiseaux capables de voler.
  • 2.Des œufs de moa ont été retrouvés dans des grottes avec des fragments de coquille et parfois des tissus mous conservés dans des conditions très sèches.
  • 3.L’ADN ancien a montré que certains oiseaux appelés autrefois par des noms différents appartenaient à des lignées proches ou avaient été classés selon des différences liées à l’âge.
  • 4.L’aigle de Haast, le plus grand rapace connu, avait probablement chassé les moas avant de disparaître après la raréfaction de ses proies.

Pourquoi le moa géant a disparu

  • Chasse humaine

    Après l’arrivée des ancêtres des Maoris en Nouvelle-Zélande, les moas avaient été chassés pour leur viande et leurs œufs. Les sites archéologiques contenaient de grandes quantités d’os portant des traces de découpe et de cuisson.

  • Milieux transformés

    Les incendies et les défrichements avaient réduit les forêts et les zones de nourriture. La disparition rapide des habitats avait aggravé les effets de la chasse sur une espèce qui se reproduisait lentement.

  • Reproduction lente

    Sa grande taille et le faible nombre probable de jeunes par reproduction limitaient le renouvellement des populations. Une baisse importante du nombre d’adultes ne pouvait donc pas être compensée en quelques années.

Ce qu’il en reste aujourd’hui

  • Collections de muséesDes squelettes, os, œufs et fragments de plumes sont conservés notamment au Museum of New Zealand Te Papa Tongarewa à Wellington, au Canterbury Museum à Christchurch et à l’Otago Museum à Dunedin.
  • Étude de l’ADN ancienDes laboratoires analysent encore l’ADN, le collagène et les isotopes présents dans les os afin de préciser les liens de parenté, l’alimentation, la croissance et les causes de la disparition des moas.
  • Protection des vestigesEn Nouvelle-Zélande, les grottes, les marais et les sites archéologiques qui contiennent des restes de moa sont étudiés et protégés par les musées, les universités et les services de conservation. Les os ne doivent pas être prélevés sans autorisation.

Questions fréquentes

Le moa géant pouvait-il voler ?

Non. Ses ailes étaient très réduites et il ne possédait pas l’anatomie nécessaire au vol. Il se déplaçait sur ses deux jambes, comme le kiwi, l’émeu ou l’autruche, même si ces oiseaux n’étaient pas tous proches de la même manière.

Le moa géant existait-il encore quand les Européens sont arrivés en Nouvelle-Zélande ?

Il avait probablement déjà disparu depuis plusieurs siècles. Les estimations placent sa disparition autour du XVe siècle, alors que les premiers contacts européens importants avec la Nouvelle-Zélande eurent lieu beaucoup plus tard.

Comment sait-on quelle taille il faisait ?

Les scientifiques mesurent les os des pattes, du bassin et du cou, puis les comparent à ceux d’oiseaux actuels. Des tissus desséchés, des plumes et des œufs conservés complètent ces estimations, qui varient selon le sexe et l’état des restes.

Peut-on faire revenir le moa géant grâce à son ADN ?

Non, aucun projet réel ne permet aujourd’hui de recréer un moa vivant. L’ADN ancien est souvent fragmenté et incomplet. Les recherches servent surtout à comprendre son évolution, sa biologie et les mécanismes qui ont conduit à sa disparition.

Le moa géant était-il le plus grand oiseau de tous les temps ?

Il comptait parmi les plus grands oiseaux connus, mais certaines autres espèces de moa atteignaient des tailles comparables ou supérieures selon les estimations. Les mesures différaient selon que l’on parlait de la hauteur au dos ou de la hauteur tête dressée.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Sur quelle île le moa géant vivait-il ?
  2. 2.Quel régime alimentaire avait principalement le moa géant ?
  3. 3.Quelle affirmation décrit correctement le moa géant ?

Autour de cet animal

Sources

  1. Liste rouge mondiale de l’UICN, Dinornis robustus iucnredlist.org
  2. Museum of New Zealand Te Papa Tongarewa, collections et ressources sur les moas tepapa.govt.nz
  3. New Zealand Department of Conservation, oiseaux indigènes et espèces disparues doc.govt.nz
  4. Te Ara, The Encyclopedia of New Zealand, ressources sur les moas teara.govt.nz

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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