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Le mélomys de Bramble Cay (Melomys rubicola)
EX
Melomys rubicola

Mélomys de Bramble Cay

Melomys rubicola

Aussi appelé Rat mosaïque de Bramble Cay

Le mélomys de Bramble Cay était un petit rongeur qui vivait uniquement sur un îlot corallien du détroit de Torres, au nord de l’Australie. Il avait une fourrure brun-gris et une longue queue. Les dernières observations fiables dataient de 2009, puis les recherches n’en retrouvèrent plus aucun. L’UICN le classait comme éteint.

Statut
ÉteinteDisparu probablement entre 2009 et 2014, extinction reconnue en 2016
Taille
Corps de 14,5 à 16,5 cm, queue de 14,5 à 17,5 cm
Poids
Environ 90 à 120 g
Longévité
Inconnue dans la nature, aucun élevage en parc zoologique n’était connu
Régime
HerbivoreIl mangeait surtout des herbes, des plantes rampantes et probablement des parties tendres de la végétation de l’île.
Mode de vie
Actif de jour comme de nuit, probablement solitaire ou vivant en petits groupes
Famille
Muridés (Muridae), ordre des Rongeurs (Rodentia)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Bramble Cay, dans le détroit de Torres, au nord-est de l’Australie

Où vivait le mélomys de Bramble Cay ?

Il vivait sur Bramble Cay, un îlot corallien très bas du détroit de Torres, couvert d’herbes et de plantes résistantes au sel.

Principales régions : Australie.

  • Océanie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le mélomys de Bramble Cay
  2. Où vivait le mélomys de Bramble Cay ?
  3. Que mangeait le mélomys de Bramble Cay
  4. Comment vivait le mélomys de Bramble Cay
  5. Comment se reproduisait le mélomys de Bramble Cay
  6. Le saviez-vous ?
  7. Disparition
  8. Ce qu’il en reste
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le mélomys de Bramble Cay

Le mélomys de Bramble Cay était un petit muridé au corps brun-gris, avec une fourrure plus claire sur le ventre. Ses oreilles étaient arrondies et sa queue, presque aussi longue que son corps, l’aidait probablement à garder son équilibre parmi les herbes et les débris végétaux de l’île.

Les mesures disponibles indiquaient un corps de 14,5 à 16,5 centimètres et une queue de 14,5 à 17,5 centimètres. Il pesait environ 90 à 120 grammes. Sa silhouette rappelait celle d’un petit rat, avec des adaptations liées à la vie sur une île très isolée.

Aucun individu vivant n’avait été photographié avec certitude après 2009. Les chercheurs s’appuyaient donc sur des spécimens de musée, des descriptions anciennes et les observations réalisées avant sa disparition.

Où vivait le mélomys de Bramble Cay ?

Le mélomys de Bramble Cay vivait uniquement sur Bramble Cay, un îlot de corail situé dans le détroit de Torres, entre la pointe nord de l’Australie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Son aire naturelle était donc extrêmement réduite, limitée à une seule île.

Bramble Cay était très basse, avec un point culminant situé à seulement quelques mètres au-dessus de la mer. La végétation comprenait des herbes, des plantes rampantes et des espèces adaptées aux embruns salés. Le rongeur trouvait probablement un abri dans les touffes d’herbe et sous les débris végétaux.

Les tempêtes, les grandes marées et la houle pouvaient recouvrir une partie de l’île. Comme il ne vivait nulle part ailleurs, chaque perte de végétation réduisait directement les endroits où il pouvait se nourrir et se cacher.

Que mangeait le mélomys de Bramble Cay

Le mélomys de Bramble Cay était considéré comme herbivore. Il consommait surtout des herbes et des plantes basses présentes sur l’île, ainsi que des parties tendres de la végétation. Les observations disponibles ne permettaient pas de dresser une liste complète de ses aliments.

Sur un îlot corallien, la nourriture dépendait fortement de la quantité de végétation qui résistait aux embruns, aux fortes pluies et aux submersions. Une tempête pouvait donc enlever à la fois les plantes comestibles et les abris nécessaires au rongeur.

Les scientifiques connaissaient son régime grâce aux observations de terrain, à l’étude de son habitat et aux connaissances sur les mélomys proches. Certains détails, comme la part exacte des graines ou des feuilles, restaient inconnus.

Comment vivait le mélomys de Bramble Cay

Les observations directes étaient rares, car l’espèce vivait sur une île isolée et de petite taille. Elle semblait pouvoir être active pendant la journée comme durant la nuit, en se déplaçant entre les touffes de végétation à la recherche de nourriture et d’abris.

Son mode de vie social n’était pas suffisamment documenté pour déterminer si les individus vivaient seuls ou en petits groupes réguliers. Comme beaucoup de petits rongeurs, il devait utiliser des cachettes dans la végétation et réagir rapidement aux mouvements de l’eau et aux perturbations du sol.

L’espèce ne pouvait pas fuir vers une autre île lorsque Bramble Cay était inondée. Cette absence de refuge voisin avait rendu sa population particulièrement vulnérable aux changements de son milieu.

Comment se reproduisait le mélomys de Bramble Cay

La reproduction du mélomys de Bramble Cay était mal connue. Les scientifiques savaient qu’il s’agissait d’un mammifère à développement rapide, comme les autres muridés, mais ils ne disposaient pas de données fiables sur l’âge de la maturité, la durée de la gestation ou le nombre de petits par portée.

Les femelles des mélomys proches mettaient généralement leurs petits à l’abri dans une cavité ou un nid, puis les allaitaient pendant leurs premières semaines. Ces informations servaient de comparaison, mais elles ne permettaient pas de décrire avec certitude la reproduction de cette espèce disparue.

La petite superficie de Bramble Cay avait probablement limité le nombre d’individus pouvant se nourrir et se reproduire. Une population aussi réduite avait eu moins de possibilités de se rétablir après les tempêtes et les années de végétation pauvre.

Le saviez-vous ?

  • 1.Son nom scientifique, Melomys rubicola, associait le genre Melomys à une référence latine évoquant la couleur rougeâtre ou brune.
  • 2.Bramble Cay se trouvait à plusieurs centaines de kilomètres de la côte nord-est de l’Australie, dans une région de récifs et d’îles coralliennes.
  • 3.Cette espèce était souvent citée comme le premier mammifère connu disparu principalement sous l’effet du changement climatique contemporain.
  • 4.Les recherches menées après la dernière observation fiable n’avaient retrouvé ni individu vivant ni indice confirmant une population survivante.

Pourquoi le mélomys de Bramble Cay a disparu

  • Montée des eaux

    La hausse du niveau de la mer avait augmenté les submersions de Bramble Cay. Les inondations avaient détruit des zones de végétation et réduit les abris disponibles.

  • Érosion de l’île

    Les tempêtes et la houle avaient érodé les parties émergées de l’îlot. La perte de sol et de plantes avait diminué la surface réellement utilisable par le rongeur.

  • Petite population

    Comme tous les individus vivaient sur une seule île, une succession d’événements météorologiques défavorables pouvait toucher toute la population. Aucun refuge naturel voisin ne permettait une recolonisation.

  • Végétation raréfiée

    La disparition progressive des plantes herbacées avait réduit à la fois la nourriture et les endroits où l’espèce pouvait se cacher.

Ce qu’il en reste aujourd’hui

  • Spécimens conservésDes spécimens historiques sont conservés dans des collections scientifiques australiennes, notamment au Queensland Museum de Brisbane. Ils permettent encore d’étudier la morphologie et la diversité génétique de l’espèce.
  • Recherches de terrainDes inventaires menés sur Bramble Cay, notamment les recherches approfondies réalisées au début des années 2010, n’avaient retrouvé aucun individu. Ces travaux avaient contribué à l’évaluation scientifique de son extinction.
  • Statut légalL’espèce avait été protégée dans le cadre de la législation australienne sur la protection de la biodiversité avant d’être reconnue comme éteinte. Aucune réintroduction n’était possible, car il ne restait plus de population captive connue.

Questions fréquentes

Le mélomys de Bramble Cay vivait-il en France ?

Non. Il était endémique de Bramble Cay, une petite île du détroit de Torres, au nord de l’Australie. Aucun individu n’était présent en France, ni dans la nature ni dans les parcs zoologiques connus.

Quand le dernier Mélomys de Bramble Cay a-t-il été observé ?

La dernière observation considérée comme fiable datait de 2009. Des recherches menées ensuite, notamment en 2014, n’avaient retrouvé aucun animal. L’UICN avait classé l’espèce dans la catégorie EX, éteinte, en 2016.

Pourquoi cette espèce ne pouvait-elle pas rejoindre une autre île ?

Bramble Cay était isolée par la mer et se trouvait à une grande distance des autres terres. Ce petit rongeur terrestre ne pouvait pas parcourir cette distance à la nage. Lorsque son habitat s’était dégradé, aucune autre île proche ne pouvait l’accueillir naturellement.

Le mélomys de Bramble Cay était-il un rat nuisible ?

Non. Comme les autres petits rongeurs, il jouait un rôle dans son milieu en consommant des végétaux et en participant au fonctionnement de la végétation. Le mot « rat » décrivait sa silhouette, sans signifier qu’il représentait un danger pour les personnes.

Peut-on encore sauver cette espèce ?

Aucune population vivante ni aucun élevage conservatoire n’était connu. Une réintroduction ne pouvait donc pas être préparée avec des animaux vivants. Les spécimens de musée et les recherches génétiques conservaient cependant une trace scientifique de l’espèce.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Sur quelle terre le mélomys de Bramble Cay vivait-il ?
  2. 2.Quel était le principal problème de son habitat ?
  3. 3.Quel est le statut actuel du mélomys de Bramble Cay selon l’UICN ?

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. Australian Government, Department of Climate Change, Energy, the Environment and Water, espèces et législation environnementale
  3. Queensland Government, Department of Environment, Science and Innovation, biodiversité et espèces menacées qld.gov.au

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

Espèces proches