
Diable de mer méditerranéen
Mobula mobular
Aussi appelé mante méditerranéenne, raie manta méditerranéenne, diable de mer
Le diable de mer méditerranéen est une grande raie pélagique qui nage en pleine mer, surtout en Méditerranée et dans l’Atlantique oriental voisin. Ses deux nageoires situées autour de la bouche l’aident à diriger le plancton vers ses branchies. L’UICN classe cette espèce en danger critique d’extinction, en raison de captures accidentelles et du faible nombre de jeunes observés.
- Statut
- En danger critiquepopulation en baisse
- Taille
- Disque de 2 à 3 mètres chez beaucoup d’adultes, jusqu’à environ 5,2 mètres chez les plus grands individus, nageoires céphaliques comprises selon les sources
- Poids
- Environ 300 à 1 000 kg chez les grands adultes, avec une forte variation selon la taille et l’état de l’animal
- Longévité
- Inconnue avec certitude dans la nature, probablement de plusieurs décennies
- Régime
- Mangeur de planctonIl filtre surtout le zooplancton et de petits organismes marins en nageant gueule ouverte, parfois près de bancs de poissons ou de fronts riches en nourriture.
- Mode de vie
- Diurne, solitaire ou en petits groupes
- Famille
- Mobulidés (Mobulidae), ordre des Myliobatiformes
Fiche vérifiée le · 6 min de lecture
Où vit le diable de mer méditerranéen ?
Il fréquente les eaux marines ouvertes, de la surface à plusieurs centaines de mètres de profondeur, surtout dans les zones où les courants concentrent le plancton.
Principales régions : France méditerranéenne, Espagne, Italie, Grèce, Turquie, Maroc, Portugal, Tunisie.
- Europe
- Afrique
- Océans
Sommaire11 parties
- Comment reconnaître le diable de mer méditerranéen ?
- Où vit le diable de mer méditerranéen ?
- Que mange le diable de mer méditerranéen ?
- Comment se comporte le diable de mer méditerranéen ?
- Comment se reproduit le diable de mer méditerranéen ?
- Le saviez-vous ?
- Menaces
- Protéger l’espèce
- Questions fréquentes
- Testez-vous
- Sources
Comment reconnaître le diable de mer méditerranéen ?
Son corps forme un large disque aplati, soutenu par des nageoires pectorales triangulaires. La tête porte deux nageoires céphaliques, parfois appelées cornes, qu’il déroule ou enroule selon sa façon de nager. La bouche est très large, mais cette apparence impressionnante correspond à un animal qui filtre principalement de minuscules organismes.
Le dos est généralement sombre, brun grisâtre ou presque noir, tandis que le ventre est plus clair. Les motifs varient d’un individu à l’autre. Pour l’identifier, il faut observer l’ensemble de la silhouette, car la couleur seule peut changer avec la lumière et la profondeur.
La queue est longue et fine. Contrairement à certaines raies côtières, cette espèce passe une grande partie de sa vie au large. Sa grande taille et ses mouvements amples lui donnent une nage souple, souvent décrite comme un vol sous l’eau.
Où vit le diable de mer méditerranéen ?
Le diable de mer méditerranéen vit dans les eaux tempérées et chaudes de la Méditerranée, ainsi que dans une partie de l’Atlantique oriental. Il peut se tenir près de la surface lorsque le plancton est abondant, puis descendre beaucoup plus bas pour se nourrir ou se déplacer.
En France, il est présent en Méditerranée, autour du littoral continental et de la Corse. Les observations restent rares, car l’animal vit surtout au large. Les chances sont généralement meilleures du printemps au début de l’automne, lorsque les eaux productives attirent le plancton, mais une observation peut survenir à d’autres périodes.
Si vous en apercevez un depuis un bateau, gardez vos distances, réduisez l’allure et laissez-lui une trajectoire dégagée. Ne cherchez pas à le toucher et ne tentez pas de le suivre longtemps, car le bruit et les manœuvres peuvent modifier son comportement.
Que mange le diable de mer méditerranéen ?
Il mange surtout du zooplancton, c’est-à-dire de minuscules animaux qui flottent dans l’eau, notamment des crustacés comme les krills et d’autres petits organismes. Il peut aussi avaler de très petits poissons lorsque ceux-ci se trouvent dans la même zone alimentaire.
Pour filtrer son repas, il nage gueule ouverte et fait passer l’eau sur ses branchies. Des structures branchiales retiennent les particules nutritives, tandis que l’eau ressort par les fentes branchiales. Cette technique lui permet d’exploiter de grandes concentrations de plancton sans poursuivre chaque proie.
Les rassemblements de plancton dépendent des courants, de la température et des remontées d’eau riches en nutriments. Les déplacements du diable de mer suivent donc souvent les changements de productivité de la mer.
Comment se comporte le diable de mer méditerranéen ?
Il nage généralement seul, en couple ou en petits groupes. Plusieurs individus peuvent toutefois se retrouver dans une même zone lorsque la nourriture est concentrée. Ces regroupements ne signifient pas nécessairement qu’ils forment une famille durable.
Le diable de mer méditerranéen est habituellement calme envers les plongeurs et ne possède pas de dard venimeux comme certaines raies côtières. Sa taille impose toutefois de ne pas le poursuivre, de ne pas le toucher et de ne pas couper sa route avec un bateau.
Les scientifiques étudient ses déplacements grâce aux observations en mer, aux photographies et parfois à des balises. Les marques de la face ventrale peuvent aider à reconnaître un individu, car les dessins diffèrent souvent d’une raie à l’autre.
Comment se reproduit le diable de mer méditerranéen ?
Cette espèce se reproduit lentement. La femelle donne généralement naissance à un seul petit après une gestation longue, mais la durée exacte reste mal connue et les observations directes sont rares. Le jeune se développe d’abord dans l’utérus en utilisant les réserves d’un œuf, puis reçoit une alimentation complémentaire produite par la mère.
À la naissance, le petit mesure déjà plusieurs dizaines de centimètres. Il est une copie miniature de l’adulte, avec ses nageoires pectorales et ses deux nageoires céphaliques. Les jeunes sont difficiles à observer, ce qui complique l’estimation du succès de reproduction.
Une maturité sexuelle tardive, un petit nombre de jeunes et des intervalles probablement longs entre les naissances rendent les populations vulnérables. Après une forte diminution, elles peuvent mettre beaucoup de temps à se rétablir.
Le saviez-vous ?
- 1.Ses deux nageoires céphaliques peuvent être enroulées comme des rubans, puis déployées pour guider l’eau et le plancton vers la bouche.
- 2.La face ventrale porte des motifs qui peuvent servir à reconnaître certains individus sur des photographies prises par les chercheurs.
- 3.Malgré sa grande bouche, cette raie filtre surtout des organismes minuscules et ne représente pas une menace pour les baigneurs.
- 4.Comme chez les autres raies et requins, son squelette est formé de cartilage, une matière souple et légère plutôt que d’os.
Ce qui menace le diable de mer méditerranéen
Captures accidentelles
Des individus se prennent dans des filets ou d’autres engins de pêche destinés à d’autres espèces. Leur grande taille rend la remise à l’eau difficile et peut provoquer des blessures graves.
Reproduction lente
Une femelle produit peu de jeunes sur une longue période. Une baisse du nombre d’adultes reproducteurs peut donc avoir des effets durables sur la population.
Trafic maritime
Les collisions avec les bateaux et les perturbations dans les zones d’alimentation ajoutent des risques à une espèce qui vit en pleine mer et se déplace près de la surface.
Dégradation marine
La pollution, les déchets et la diminution de la qualité des habitats marins peuvent réduire les zones riches en plancton dont elle dépend.
Protéger le diable de mer méditerranéen
- Protection françaiseLe diable de mer méditerranéen figure parmi les espèces de la faune marine protégées en Méditerranée française par l’arrêté du 20 décembre 2004. Sa capture, sa destruction et certaines formes de détention sont interdites dans le cadre prévu par ce texte.
- CITES annexe IILes Mobulidés sont inscrits à l’annexe II de la CITES, la convention qui encadre le commerce international des espèces sauvages. Les échanges doivent donc respecter des documents et des contrôles spécifiques.
- Aires marines protégéesLes aires marines protégées méditerranéennes, notamment le sanctuaire Pelagos pour sa partie concernée, contribuent à préserver des espaces marins et à réduire certaines perturbations, même si la protection de l’espèce dépend aussi de la pêche et du trafic en haute mer.
Questions fréquentes
Que mange le diable de mer méditerranéen ?
Le diable de mer méditerranéen mange surtout du zooplancton, notamment de petits crustacés flottants. Il nage gueule ouverte et filtre l’eau grâce à ses branchies. De très petits poissons peuvent aussi être avalés lorsqu’ils se trouvent dans une concentration de plancton.
Combien de temps vit le diable de mer méditerranéen ?
La durée de vie du diable de mer méditerranéen n’est pas connue avec précision. Les données disponibles indiquent probablement plusieurs décennies, mais aucun âge maximal fiable ne fait l’objet d’un accord général. Sa croissance lente et sa reproduction peu fréquente compliquent les études.
Où vit le diable de mer méditerranéen ?
Le diable de mer méditerranéen vit dans la mer Méditerranée et dans l’Atlantique oriental voisin. En France, il peut être observé au large du littoral méditerranéen et autour de la Corse, surtout du printemps au début de l’automne, lorsque le plancton est abondant.
Le diable de mer méditerranéen est-il dangereux ?
Le diable de mer méditerranéen n’est généralement pas dangereux pour les personnes et ne possède pas de dard venimeux. Il faut toutefois rester à distance, ne pas le toucher et ne pas le poursuivre. Un bateau doit ralentir et lui laisser une voie libre.
Quelle taille fait le diable de mer méditerranéen ?
Le disque du diable de mer méditerranéen mesure souvent 2 à 3 mètres chez l’adulte. Les plus grands individus peuvent atteindre environ 5,2 mètres de largeur selon les sources et la manière de mesurer les nageoires céphaliques.
Testez-vous
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Autour de cet animal
Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species, recherche Mobula mobular iucnredlist.org
- Muséum national d’Histoire naturelle, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
- FishBase, Mobula mobular fishbase.se
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





