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Le loup arctique (Canis lupus arctos)
LC
Canis lupus arctos · sous-espèce

Loup arctique

Canis lupus arctos

Aussi appelé Loup polaire, Loup de l’Arctique

Le loup arctique est une sous-espèce du loup gris adaptée aux îles et aux côtes glacées du Grand Nord. Son pelage clair, ses oreilles courtes et son museau compact limitent les pertes de chaleur. La Liste rouge mondiale de l’UICN évalue l’espèce Canis lupus comme étant de préoccupation mineure, sans estimation séparée pour cette sous-espèce.

Statut
Préoccupation mineurepopulation inconnue
Taille
Longueur tête-corps de 100 à 160 cm, avec une queue de 30 à 50 cm
Poids
Environ 30 à 80 kg, les mâles étant généralement plus lourds que les femelles
Longévité
Environ 7 à 10 ans dans la nature, parfois 14 à 16 ans en parc zoologique
Régime
CarnivoreIl chasse surtout le bœuf musqué, le caribou, le lièvre arctique et divers oiseaux, et consomme aussi des carcasses disponibles.
Mode de vie
Actif de jour comme de nuit, en meutes familiales de quelques individus
Famille
Canidés (Canidae), ordre des Carnivores (Carnivora)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

îles arctiques du Canada et nord du Groenland

Où vit le loup arctique ?

Il fréquente la toundra arctique, les côtes et les plateaux rocheux des îles du Grand Nord, souvent dans des régions sans arbres et balayées par le vent.

Principales régions : Canada, Groenland.

  • Amérique du Nord et centrale
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le loup arctique ?
  2. Où vit le loup arctique ?
  3. Que mange le loup arctique ?
  4. Comment vit le loup arctique ?
  5. Comment se reproduit le loup arctique ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le loup arctique ?

Le loup arctique possède un corps puissant, une poitrine profonde et des pattes relativement courtes par rapport à celles de certains loups des régions tempérées. Son pelage est généralement blanc ou blanc crème, avec parfois des nuances grisâtres sur le dos et la queue. Cette fourrure épaisse est composée d’un sous-poil isolant et de longs poils de couverture.

Ses oreilles sont petites et arrondies, son museau est court et sa queue très fournie. Ces proportions réduisent la surface exposée au froid. Comme chez les autres loups, les pattes portent des coussinets épais et des griffes non rétractiles, adaptées aux déplacements sur la neige, la glace et les sols pierreux.

Les individus peuvent fortement varier en taille selon leur île d’origine, leur âge et leur sexe. Le nom de loup arctique désigne ici la sous-espèce Canis lupus arctos, et non tous les loups qui vivent au nord du cercle polaire.

Où vit le loup arctique ?

Le loup arctique vit dans la toundra du Canada arctique et du nord du Groenland. Cette région est presque dépourvue d’arbres, car le sol reste gelé en profondeur et la saison de croissance des plantes est très courte. Le paysage alterne plaines, vallées, falaises, côtes et plateaux rocheux.

Il peut se déplacer sur de grandes distances pour suivre les troupeaux de caribous ou trouver des proies. En hiver, la nuit polaire et les températures très basses ne l’empêchent pas de rester actif. Sa fourrure et son comportement social l’aident à conserver sa chaleur.

Plusieurs aires protégées canadiennes se trouvent dans son aire possible, notamment le parc national Quttinirpaaq sur l’île d’Ellesmere et le parc national Aulavik sur l’île Banks. La présence exacte varie selon les années et la disponibilité des proies.

Que mange le loup arctique ?

Son alimentation dépend des proies présentes sur chaque île. Le bœuf musqué et le caribou peuvent fournir une grande quantité de viande, mais ils sont difficiles à attaquer, surtout lorsqu’ils forment un cercle défensif autour des jeunes. Une meute peut alors tester le groupe et attendre une occasion.

Le lièvre arctique, les oies, les lagopèdes et de petits mammifères complètent le menu. Les loups consomment également des carcasses trouvées après une mort naturelle ou laissées par un autre prédateur. Dans un milieu où la nourriture est rare, chaque source disponible compte.

La chasse coopérative repose sur la communication et la coordination. Les loups utilisent leur odorat, leur vue et leur ouïe pour repérer une proie, puis certains individus peuvent la poursuivre pendant que d’autres la contournent.

Comment vit le loup arctique ?

Le loup arctique vit souvent en groupe familial composé d’un couple reproducteur, de jeunes de l’année et parfois de louveteaux plus âgés. La taille des groupes varie selon les ressources. Quand la nourriture manque, plusieurs individus peuvent se disperser temporairement pour chercher seuls ou en petits groupes.

Les hurlements servent à maintenir le contact, à rassembler les membres de la meute et à signaler l’occupation d’un territoire. Des postures, des odeurs et des sons plus discrets complètent cette communication. Les loups peuvent parcourir plusieurs dizaines de kilomètres en une journée.

Dans l’Arctique, les rencontres avec les personnes sont rares. Comme tous les loups sauvages, il peut toutefois devenir dangereux s’il est nourri, approché de près ou coincé. Il faut garder ses distances et ne jamais laisser de nourriture accessible autour d’un campement.

Comment se reproduit le loup arctique ?

La reproduction a généralement lieu à la fin de l’hiver ou au début du printemps. Après environ deux mois de gestation, la femelle met bas dans une tanière, souvent installée dans une cavité rocheuse ou un sol suffisamment profond pour protéger les petits du vent et du froid.

Une portée compte souvent plusieurs louveteaux, mais leur nombre varie avec l’âge de la femelle, la nourriture disponible et les conditions de l’année. Les petits naissent aveugles et dépendent entièrement du lait et de la chaleur de leur mère pendant leurs premières semaines.

Les autres membres de la famille participent à la protection et à l’alimentation des jeunes. Les adultes rapportent de la viande, parfois régurgitée pour les louveteaux, puis ceux-ci commencent progressivement à suivre le groupe et à apprendre les déplacements et la chasse.

Le saviez-vous ?

  • 1.Dans l’Arctique, le loup arctique peut rester actif à des températures proches de moins 50 °C lorsque le vent accentue encore le froid ressenti.
  • 2.Ses oreilles courtes et son museau relativement compact réduisent la surface corporelle par laquelle la chaleur pourrait s’échapper.
  • 3.Les louveteaux apprennent progressivement à accompagner les adultes, parfois sur un sol encore couvert de neige pendant la courte saison estivale.
  • 4.La sous-espèce vit dans des régions où des proies comme le caribou peuvent effectuer de très longues migrations annuelles.

Ce qui menace le loup arctique

  • Proies moins abondantes

    Les variations des populations de caribous, de bœufs musqués et de lièvres peuvent réduire les ressources disponibles. Les effets du changement climatique sur la glace, la végétation et les déplacements des proies compliquent aussi la recherche de nourriture.

  • Dérangement humain

    L’augmentation de certaines activités dans l’Arctique, notamment les déplacements, les routes et l’exploitation des ressources, peut perturber les territoires et faciliter l’accès des personnes à des zones auparavant isolées.

  • Maladies et conflits

    Les contacts avec les chiens domestiques peuvent favoriser la transmission de maladies. Les loups peuvent aussi être tués lorsqu’ils s’approchent de campements ou sont perçus comme une menace pour le bétail.

Protéger le loup arctique

  • Aires protégées arctiquesDes parcs nationaux canadiens, dont Quttinirpaaq sur l’île d’Ellesmere et Aulavik sur l’île Banks, protègent une partie des milieux fréquentés par les loups arctiques et leurs proies.
  • Règles locales de chasseLa chasse et le piégeage des loups sont encadrés par des règles provinciales, territoriales ou nationales selon les régions. Leur efficacité dépend du suivi des populations et de la conservation des proies.
  • Protection de l’espèceLe loup gris, Canis lupus, figure dans les annexes de la CITES selon les populations concernées. Les règles de commerce international et les protections locales ne sont donc pas identiques partout.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Le loup arctique est-il une espèce différente du loup gris ?

Non. Le loup arctique est une sous-espèce du loup gris, Canis lupus. Son nom scientifique est Canis lupus arctos. Certaines classifications et études génétiques discutent les limites entre sous-espèces, mais l’animal reste rattaché à l’espèce du loup gris.

Le loup arctique peut-il vivre sans boire ?

Il obtient une partie de son eau grâce à la neige et à l’eau contenue dans les tissus de ses proies. Il peut manger de la neige, mais cela lui fait perdre de la chaleur corporelle. Quand de l’eau liquide est disponible, il peut aussi en boire.

Le loup arctique est-il dangereux pour l’être humain ?

Les attaques sont très rares, car les loups évitent généralement les personnes. Il ne faut toutefois jamais nourrir, poursuivre ou approcher un loup sauvage. En cas de morsure ou de contact à risque, éloignez-vous et appelez immédiatement le 15 ou le 112.

Pourquoi son pelage est-il blanc ?

Le pelage blanc ou crème réduit sa visibilité dans les paysages enneigés. Il reste dense durant toute l’année, car les hivers sont longs et les étés restent frais. La couleur peut cependant présenter des nuances grises ou brunâtres selon les individus et la saison.

Peut-on avoir un loup arctique comme animal de compagnie en France ?

Non, un loup sauvage n’est pas un animal de compagnie. La détention d’animaux d’espèces non domestiques est réglementée et peut nécessiter des autorisations. Pour un animal détenu légalement, il faut vérifier les règles françaises et ne jamais acheter un animal issu du trafic.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.À quelle espèce le loup arctique est-il rattaché ?
  2. 2.Quel milieu correspond le mieux à l’habitat du loup arctique ?
  3. 3.Quelle proie peut faire partie de son alimentation ?

Autour de cet animal

Pour aller plus loin

Sources

  1. UICN, Liste rouge mondiale des espèces menacées iucnredlist.org
  2. Smithsonian’s National Zoo, Gray wolf nationalzoo.si.edu

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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