

Loris grêle
Loris tardigradus
Aussi appelé loris élancé, loris rouge de Ceylan
Le loris grêle est un petit primate nocturne endémique du Sri Lanka, reconnaissable à ses grands yeux et à ses membres fins. Il se déplace dans les branches des forêts humides pour chasser des insectes et rechercher des végétaux. La destruction des forêts et le commerce illégal ont fortement réduit ses effectifs, et l’espèce est classée en danger par l’UICN.
- Statut
- En dangerpopulation en baisse
- Taille
- 17,5 à 26 cm pour le corps, avec une queue très courte de 1,3 à 2 cm
- Poids
- 85 à 350 g, avec des variations entre les sous-espèces et les individus
- Longévité
- Environ 15 ans dans la nature ; les données en parc zoologique sont limitées
- Régime
- OmnivoreIl mange surtout des insectes, ainsi que des fruits, des feuilles, du nectar, des œufs et parfois de petits vertébrés.
- Mode de vie
- Nocturne, plutôt solitaire
- Famille
- Lorisidés (Lorisidae), ordre des Primates
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit le loris grêle ?
Il fréquente les forêts humides de plaine et de montagne du Sri Lanka, généralement jusqu’à environ 2 000 m d’altitude.
Principales régions : Sri Lanka.
- Asie
Sommaire11 parties
Comment reconnaître le loris grêle ?
Le loris grêle possède un corps très mince, des pattes longues et fines, ainsi qu’une tête arrondie. Son pelage varie du brun roux au gris brun selon la sous-espèce et la région. Une ligne plus sombre peut parcourir son dos, tandis que le ventre est souvent plus clair.
Ses yeux sont particulièrement grands par rapport à sa tête. Cette caractéristique augmente la quantité de lumière captée pendant la nuit. Les oreilles sont arrondies et peu poilues, le museau est court, et la queue, réduite à un petit moignon, se remarque à peine.
Ses doigts fins se terminent par des ongles adaptés à l’escalade. Comme d’autres loris, il possède aussi une griffe de toilettage sur un doigt du pied, qu’il utilise pour entretenir son pelage et atteindre certaines zones difficiles.
Où vit le loris grêle ?
Cette espèce vit uniquement au Sri Lanka, surtout dans les forêts humides du sud-ouest et dans les massifs montagneux du centre de l’île. Elle peut occuper des forêts anciennes, des lisières boisées et certains paysages cultivés lorsqu’ils gardent suffisamment d’arbres reliés entre eux.
Le loris grêle est présent depuis les basses altitudes jusqu’à environ 2 000 m, selon la sous-espèce et les conditions locales. Les réserves de Sinharaja et les forêts du massif central comptent parmi les secteurs importants pour sa conservation.
La disparition des arbres isole les groupes les uns des autres. Les routes, les plantations et les habitations peuvent alors couper ses trajets nocturnes et limiter l’accès à la nourriture.
Que mange le loris grêle ?
Les insectes constituent une part importante de son alimentation. Il capture notamment des papillons de nuit, des criquets, des blattes et d’autres petits invertébrés qu’il repère dans le feuillage. Il peut aussi consommer des araignées et de petits animaux faciles à saisir.
Son régime comprend également des fruits mûrs, du nectar, des feuilles, des œufs et parfois de petits vertébrés. Cette diversité l’aide à trouver de la nourriture durant les différentes saisons de la forêt humide.
Pour manger, il avance lentement sur les branches et utilise ses mains avec précision. Ses grands yeux l’aident à repérer une proie dans la faible lumière, tandis que ses doigts lui permettent de la saisir sans perdre son appui.
Comment vit le loris grêle ?
Le loris grêle commence généralement ses activités après le coucher du soleil. Il se déplace avec des gestes mesurés dans les branches, parfois en restant immobile plusieurs secondes avant de tendre une main vers une proie ou un support voisin.
Il est plutôt solitaire, même si des individus peuvent se rencontrer ou utiliser des secteurs proches. Les contacts passent par des cris, des odeurs et des marques laissées dans l’environnement. Pendant la journée, il se repose dans un feuillage dense ou dans une cavité.
Ses déplacements dépendent de la continuité des arbres. Les passages entre les branches et les lianes lui permettent de limiter les descentes au sol, où il serait plus exposé aux chiens, aux véhicules et aux personnes.
Comment se reproduit le loris grêle ?
La femelle met généralement au monde un ou deux petits après une gestation d’environ six mois. Les naissances peuvent survenir à différentes périodes de l’année, car le climat du Sri Lanka fournit des ressources pendant plusieurs saisons.
Le nouveau-né s’accroche au ventre de sa mère lorsqu’elle se déplace. Quand il devient plus grand, elle peut le laisser dans un abri pendant qu’elle cherche de la nourriture, puis revenir le rejoindre.
Les jeunes grandissent lentement et restent dépendants de leur mère pendant plusieurs mois. La reproduction lente d’un petit primate rend les populations vulnérables lorsque beaucoup d’adultes disparaissent en peu de temps.
Le saviez-vous ?
- 1.Ses yeux occupent une grande partie de son visage et possèdent des adaptations à la vision nocturne.
- 2.Sa queue mesure seulement quelques centimètres, contrairement à celle de nombreux autres primates arboricoles.
- 3.Une griffe de toilettage située sur un doigt du pied l’aide à nettoyer son pelage avec précision.
- 4.Il peut rester immobile sur une branche avant de saisir rapidement un insecte avec ses doigts.
Ce qui menace le loris grêle
Forêts fragmentées
La conversion des forêts en plantations, en terres agricoles et en zones habitées réduit les arbres disponibles et sépare les populations.
Capture illégale
Des loris sont parfois capturés pour le commerce d’animaux sauvages ou pour être présentés comme curiosités, malgré les difficultés de leur élevage et leurs besoins spécialisés.
Routes et chiens
Les routes traversant les forêts augmentent les risques de collision. Les chiens errants peuvent aussi tuer des individus qui descendent au sol.
Protéger le loris grêle
- Protection des forêtsDes secteurs importants de son habitat se trouvent dans des aires protégées sri-lankaises, notamment la réserve forestière de Sinharaja et le parc national de Horton Plains.
- Commerce encadréLe loris grêle figure à l’annexe II de la CITES, qui encadre le commerce international de l’espèce et de ses parties. La protection de l’espèce dépend aussi de l’application du droit sri-lankais.
- Suivi des populationsDes recherches de terrain suivent sa présence dans les forêts humides et les montagnes afin de mieux repérer les secteurs à protéger et l’effet de la fragmentation des habitats.
Questions fréquentes
Le loris grêle est-il un singe ?
C’est bien un primate, comme les singes et les humains, mais le terme singe ne désigne pas tous les primates. Le loris grêle appartient à la famille des lorisidés, un groupe de petits primates nocturnes vivant surtout en Asie et en Afrique.
Peut-on avoir un loris grêle chez soi ?
Non, cette espèce sauvage ne convient pas à la vie domestique. Sa détention et son importation sont soumises à des règles strictes, notamment celles de la CITES. En France, l’achat d’un animal exotique doit respecter les documents et autorisations exigés, sans encourager le prélèvement dans la nature.
Pourquoi le loris grêle a-t-il de si grands yeux ?
Ses grands yeux sont adaptés à la vie nocturne. Ils captent davantage de lumière et l’aident à distinguer les branches et les proies dans la pénombre. Ils ne lui donnent toutefois pas une vision parfaite dans l’obscurité totale.
Le loris grêle est-il dangereux ?
Il reste un animal sauvage qui peut mordre s’il est saisi ou menacé. Les loris possèdent aussi des sécrétions et des comportements défensifs particuliers. Il ne faut jamais toucher un individu capturé ou blessé : éloignez-vous et prévenez les services compétents.
Où peut-on observer cette espèce ?
Le loris grêle se rencontre dans plusieurs forêts protégées du Sri Lanka, mais il est discret et actif la nuit. Dans un parc zoologique, vérifiez que l’établissement participe à des programmes reconnus et respecte les recommandations de l’EAZA pour les primates.
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Autour de cet animal
Sources
- UICN, Loris tardigradus, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- Smithsonian’s National Zoo and Conservation Biology Institute, Slender loris nationalzoo.si.edu
- Encyclopaedia of Life, Loris tardigradus eol.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





