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Le lièvre-wallaby oriental (Lagorchestes leporides)
EX
Lagorchestes leporides

Lièvre-wallaby oriental

Lagorchestes leporides

Aussi appelé Wallaby-lièvre de l’Est

Le lièvre-wallaby oriental était un petit marsupial des plaines herbeuses du sud-est de l’Australie. Ses longues pattes arrière lui permettaient de bondir, tandis qu’il se reposait le jour dans la végétation. Connu surtout grâce aux observations et aux spécimens du XIXe siècle, il a disparu vers 1890 et figure aujourd’hui parmi les espèces éteintes.

Statut
ÉteinteDisparu vers 1890 ; la date exacte de la mort du dernier individu est inconnue.
Taille
Environ 45 à 50 cm pour la tête et le corps, avec une queue d’environ 30 à 35 cm ; mesures issues d’un nombre limité de spécimens.
Poids
Environ 2,5 kg ; les données historiques ne permettent pas d’établir une fourchette fiable pour les deux sexes.
Longévité
Inconnue : aucune estimation suffisamment solide dans la nature ou en captivité.
Régime
HerbivoreIl mangeait surtout des herbes et d’autres végétaux bas, sans inventaire détaillé de son alimentation.
Mode de vie
Nocturne, généralement solitaire
Famille
Macropodidés (Macropodidae), ordre des Diprotodontes (Diprotodontia)

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

Sud-est de l’Australie, principalement dans les plaines intérieures de Nouvelle-Galles du Sud et du Victoria

Où vivait le lièvre-wallaby oriental ?

Il fréquentait les plaines herbeuses et les boisements ouverts de l’intérieur du sud-est australien.

Principales régions : Australie.

  • Océanie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaissait-on le lièvre-wallaby oriental ?
  2. Où vivait le lièvre-wallaby oriental ?
  3. Que mangeait-il ?
  4. Comment se déplaçait-il et se reposait-il ?
  5. Comment se reproduisait-il ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Disparition
  8. Ce qu’il en reste
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaissait-on le lièvre-wallaby oriental ?

Ce petit wallaby avait de longues pattes arrière, des pattes avant beaucoup plus courtes et une queue allongée. Son pelage mêlait des tons gris et bruns, avec un dessous plus clair. Ses grandes oreilles et sa silhouette ramassée rappelaient celles d’un lièvre, ce qui expliquait son nom commun.

La tête et le corps mesuraient environ 45 à 50 cm, auxquels s’ajoutaient une trentaine de centimètres de queue. Les mesures provenaient de rares animaux collectés. Les naturalistes ne disposaient donc pas d’un échantillon suffisant pour décrire précisément les différences de taille entre les mâles et les femelles.

Où vivait le lièvre-wallaby oriental ?

Il occupait les plaines de l’intérieur du sud-est de l’Australie, notamment en Nouvelle-Galles du Sud et au Victoria. Les observations concernaient des paysages herbeux et des boisements ouverts. Il utilisait la végétation basse comme abri, dans des milieux où les arbres ne formaient pas une forêt dense.

Son aire historique était reconstituée à partir des lieux de collecte et des récits de voyageurs. Ces documents ne formaient pas une carte complète : de vastes secteurs avaient été peu explorés par les naturalistes. Les limites exactes de sa répartition et ses variations saisonnières restaient donc mal connues.

Que mangeait-il ?

Il était herbivore et consommait surtout des herbes ainsi que d’autres végétaux accessibles près du sol. Comme chez les autres wallabies, ses dents étaient adaptées à couper et à broyer des aliments végétaux. Les descriptions disponibles ne donnaient toutefois pas de liste précise des plantes qu’il choisissait.

Ses sorties nocturnes lui permettaient de chercher sa nourriture dans les espaces ouverts. Les connaissances sur son régime reposaient sur des observations anciennes, sans étude quantitative. La quantité mangée chaque nuit, ses préférences selon les saisons et sa dépendance à certaines plantes n’avaient pas été mesurées.

Comment se déplaçait-il et se reposait-il ?

Il était surtout actif la nuit et passait la journée caché dans la végétation, dans un gîte peu profond au sol. Les récits le décrivaient généralement seul. Cette discrétion compliquait son observation : un animal immobile dans les herbes pouvait passer inaperçu jusqu’à ce qu’un intrus approche de son abri.

Lorsqu’il était dérangé, il s’enfuyait par bonds sur ses puissantes pattes arrière. John Gould avait rapporté un saut spectaculaire d’un individu poursuivi. Ce témoignage illustrait ses capacités de fuite, sans permettre de fixer une hauteur de saut habituelle ni une vitesse maximale pour l’espèce.

Comment se reproduisait-il ?

Comme les autres marsupiaux de sa famille, la femelle possédait une poche où le jeune poursuivait son développement après une naissance à un stade très précoce. Il y trouvait une mamelle à laquelle se fixer. Cette organisation était connue, mais la reproduction de l’espèce avait été très peu documentée.

Les sources historiques ne permettaient pas de donner avec assurance la durée de gestation, l’âge du sevrage ou celui de la première reproduction. Aucun suivi prolongé d’une population n’avait été réalisé. Les chiffres mesurés chez d’autres lièvres-wallabies ne pouvaient donc pas être attribués automatiquement à cette espèce disparue.

Le saviez-vous ?

  • 1.Malgré son nom, il n’était pas apparenté aux lièvres : il appartenait à la même famille que les kangourous et les autres wallabies.
  • 2.John Gould avait décrit l’espèce en 1841, moins d’un demi-siècle avant ses dernières mentions fiables.
  • 3.Son nom scientifique, Lagorchestes, évoquait un « danseur-lièvre », en référence à la silhouette et aux bonds de ces petits marsupiaux.
  • 4.Aucun dernier individu identifié n’avait permis de dater sa disparition au jour près, contrairement au thylacine mort au zoo de Hobart en 1936.

Pourquoi le lièvre-wallaby oriental a disparu

  • Transformation des prairies

    L’expansion de l’élevage et la modification des plaines avaient réduit ou dégradé ses habitats. Le pâturage pouvait diminuer à la fois la nourriture disponible et les herbes qui lui servaient d’abri.

  • Mammifères introduits

    Les prédateurs introduits, notamment les chats, ainsi que la concurrence des herbivores introduits ont été proposés parmi les facteurs de disparition. Leur contribution exacte n’avait pas été mesurée.

  • Causes encore incertaines

    Le déclin s’était produit sans suivi scientifique régulier. Il n’était donc pas possible d’attribuer l’extinction à une seule cause, ni de présenter le renard comme une explication certaine dans toute l’ancienne aire.

Ce qu’il en reste aujourd’hui

  • Spécimens de muséeDes spécimens avaient été conservés dans des collections publiques, notamment au Natural History Museum de Londres et à Museums Victoria. Ces collections permettent encore d’étudier son anatomie et son identité.
  • Descriptions et illustrationsLes textes et les planches de John Gould avaient documenté son apparence et certains comportements. Ils constituent aujourd’hui des archives utiles, à confronter aux spécimens plutôt qu’à lire comme des observations exhaustives.
  • Aucune population survivanteAucune population captive n’avait été conservée avant sa disparition. L’espèce est classée EX par l’UICN et ne fait pas l’objet d’un programme d’élevage ou de réintroduction.

Questions fréquentes

Était-ce un lièvre ou un kangourou ?

C’était un marsupial de la famille des Macropodidés, comme les kangourous. Son nom évoquait sa taille, ses oreilles et sa façon de se tenir. Les lièvres appartiennent aux lagomorphes et leurs petits ne poursuivent pas leur développement dans une poche ventrale.

Quand a-t-il disparu exactement ?

Les dernières mentions fiables remontent à la fin du XIXe siècle, autour de 1890. Cette date indique la fin des observations connues, pas la mort documentée du dernier animal. Aucun recensement complet n’avait été réalisé, ce qui empêche de donner une date d’extinction précise.

Pourquoi les causes de sa disparition restent-elles incertaines ?

Son déclin n’a pas été étudié avec les méthodes de suivi actuelles. Les habitats changeaient, le bétail occupait les plaines et des mammifères introduits se répandaient. Ces facteurs sont plausibles, mais les archives ne permettent pas de mesurer leur poids respectif ni de désigner une cause unique.

Peut-on encore le voir dans un zoo ou en France ?

Aucun individu vivant n’est connu, ni dans la nature ni en captivité. Il n’a jamais vécu naturellement en France. Vous pouvez en revanche consulter des illustrations historiques et des collections de musées ; la présence d’un spécimen dans une collection ne signifie pas qu’il est exposé au public.

Les autres lièvres-wallabies ont-ils aussi disparu ?

Certaines espèces proches existent encore, notamment le lièvre-wallaby roux, Lagorchestes hirsutus, et le lièvre-wallaby à lunettes, Lagorchestes conspicillatus. Leur situation et leur répartition diffèrent. La survie d’un proche parent ne change pas le statut éteint du lièvre-wallaby oriental.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.À quelle famille appartenait le lièvre-wallaby oriental ?
  2. 2.Dans quelle région vivait-il naturellement ?
  3. 3.Que signifie son statut UICN EX ?

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species : Lagorchestes leporides iucnredlist.org
  2. Australian Museum, Eastern Hare-wallaby australian.museum
  3. Museums Victoria, collections zoologiques : Lagorchestes leporides collections.museumsvictoria.com.au

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

Espèces proches