
Gonelle
Pholis gunnellus
Aussi appelé Gonelle commune, Gunnel, Poisson-beurre
La gonelle est un petit poisson allongé des côtes rocheuses de l’Atlantique Nord et de l’Arctique. Elle se glisse sous les pierres et supporte un moment l’air humide lorsque la marée descend. Présente sur les côtes françaises de la Manche et de l’Atlantique, elle est classée en préoccupation mineure à l’échelle mondiale.
- Statut
- Préoccupation mineurepopulation inconnue
- Taille
- 15 à 25 cm de longueur totale, avec des individus exceptionnellement plus grands selon les régions
- Poids
- Poids adulte rarement documenté de façon homogène, généralement inférieur à 100 g
- Longévité
- Souvent 5 à 6 ans dans la nature, avec des maximums rapportés proches de 9 ans selon les populations
- Régime
- CarnivoreElle capture de petits crustacés, des vers marins, des mollusques et de petits poissons cachés entre les algues et les pierres.
- Mode de vie
- Actif de jour comme de nuit, plutôt solitaire
- Famille
- Pholidés (Pholidae), ordre des Perciformes
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit la gonelle ?
Elle vit sur les côtes rocheuses, dans les flaques laissées par la marée, sous les pierres et parmi les algues, depuis la zone intertidale jusqu’à quelques dizaines de mètres de profondeur.
Principales régions : France, Royaume-Uni, Irlande, Norvège, Islande, Canada, États-Unis, Russie.
- Europe
- Amérique du Nord et centrale
- Océans
Sommaire11 parties
Comment reconnaître la gonelle
La gonelle possède un corps très allongé, comprimé sur les côtés, qui atteint généralement 15 à 25 cm. Sa nageoire dorsale s’étend presque tout le long du dos. Elle est brune, roussâtre ou verdâtre, avec des taches et des bandes irrégulières qui la rendent difficile à repérer parmi les algues.
Sa tête est petite et sa bouche porte de fines dents. Une ligne claire peut courir le long de chaque flanc, mais son aspect varie selon l’âge et le milieu. Hors de l’eau, elle reste visqueuse et souple, ce qui l’aide à limiter la perte d’humidité pendant une courte période entre deux marées.
Où vit la gonelle ?
La gonelle fréquente les rivages rocheux de l’Atlantique Nord, de la mer du Nord et de l’Arctique. En France, elle se rencontre surtout sur les côtes de la Manche, de la Bretagne et de l’Atlantique, dans les secteurs rocheux battus par les marées. Elle peut aussi vivre dans des eaux peu profondes sous les pierres et dans les herbiers.
À marée basse, elle se réfugie dans une fissure, sous une pierre ou dans une touffe d’algues humides. Pour l’observer, choisissez une marée descendante, regardez sans retourner durablement les abris et remettez chaque pierre exactement dans sa position. Les flaques rocheuses peuvent abriter de nombreux petits animaux fragiles.
Que mange la gonelle ?
La gonelle chasse de petits animaux marins qu’elle trouve près du fond. Son menu comprend des amphipodes, de petits crabes et autres crustacés, des vers, des mollusques et parfois de jeunes poissons. Elle profite de son corps souple pour se faufiler dans les interstices où ses proies cherchent elles aussi un abri.
Elle capture généralement une proie à courte distance, au lieu de poursuivre longtemps un animal en pleine eau. Les restes d’algues et les pierres ne constituent donc pas sa nourriture principale, même s’ils lui servent de camouflage et de refuge.
Comment vit la gonelle ?
La gonelle mène une vie discrète et plutôt solitaire. Elle reste près du fond, souvent immobile, puis effectue de courts déplacements entre deux abris. Son corps brun et ses motifs irréguliers se confondent avec les rochers couverts d’algues, surtout lorsque la lumière change avec la profondeur.
Elle tolère une baisse temporaire du niveau d’eau dans les flaques littorales, à condition que son corps reste humide et que la température ne devienne pas excessive. Cette capacité ne signifie pas qu’il faut la sortir de l’eau : la manipulation peut abîmer sa peau et ses nageoires.
Comment se reproduit la gonelle ?
La reproduction a lieu en général pendant la saison froide, avec des variations selon la latitude. La femelle dépose des œufs regroupés dans une cavité ou sous une pierre. Les œufs sont collants et restent rassemblés au lieu de dériver immédiatement avec les courants.
Le mâle peut garder la ponte et l’aérer en remuant l’eau avec son corps et ses nageoires. Après l’éclosion, les larves vivent quelque temps dans la colonne d’eau avant de rejoindre le fond. Les jeunes gonelles cherchent ensuite les algues et les petits abris du rivage.
Le saviez-vous ?
- 1.La gonelle peut survivre un moment hors de l’eau lorsque son corps reste humide, une adaptation utile dans les flaques de l’estran.
- 2.Ses œufs collants sont déposés en groupe dans un abri, puis surveillés par le mâle chez cette espèce.
- 3.Son corps allongé lui permet de se glisser dans des fissures trop étroites pour beaucoup d’autres poissons côtiers.
- 4.Elle vit dans des eaux très différentes selon les régions, depuis les rivages français jusqu’aux côtes arctiques.
Ce qui menace la gonelle
Réchauffement des eaux
La gonelle dépend de conditions côtières fraîches ou tempérées. Le réchauffement de l’Atlantique et les changements dans les communautés d’algues et de petits invertébrés peuvent modifier ses habitats et ses ressources.
Dégradation du littoral
L’aménagement des côtes, la pollution et la disparition des abris rocheux ou des algues réduisent les refuges disponibles dans la zone soumise aux marées.
Captures locales
Elle peut être prise accidentellement dans de petits engins de pêche côtière. Les données disponibles ne permettent pas de mesurer précisément l’effet de ces captures sur l’ensemble de ses populations.
Protéger la gonelle
- Préoccupation mineureL’Union internationale pour la conservation de la nature classe Pholis gunnellus en préoccupation mineure à l’échelle mondiale. L’espèce ne figure pas, à ce jour, parmi les animaux protégés par une réglementation française spécifique connue.
- Aires marines protégéesLa préservation des estrans rocheux, des algues et de la qualité de l’eau dans des sites comme le Parc naturel marin d’Iroise contribue indirectement à protéger ses refuges. La gonelle n’est pas inscrite aux annexes de la CITES.
Questions fréquentes
Que mange la gonelle ?
La gonelle mange surtout de petits crustacés, des vers marins, des mollusques et parfois de jeunes poissons. Elle les capture près du fond, entre les pierres et les algues. Son corps très souple lui permet d’atteindre des proies cachées dans des fissures où les poissons plus larges ne peuvent pas entrer.
Combien de temps vit la gonelle ?
La gonelle vit souvent cinq à six ans dans la nature. Des individus plus âgés, proches de neuf ans, ont été signalés selon les populations. Sa longévité varie avec la température, la nourriture, les prédateurs et les conditions locales du littoral.
Où vit la gonelle ?
La gonelle vit sur les côtes rocheuses de l’Atlantique Nord, de la mer du Nord et de l’Arctique. En France, vous pouvez la chercher dans les zones rocheuses de la Manche, de la Bretagne et de l’Atlantique, surtout dans les flaques et sous les pierres à marée basse.
La gonelle est-elle dangereuse ?
La gonelle est inoffensive pour les personnes. Elle ne possède ni venin ni dent capable de provoquer une blessure sérieuse. Évitez cependant de la saisir, car sa peau et ses nageoires sont fragiles. Une observation calme, sans sortie prolongée de l’eau, protège l’animal.
Quelle taille fait la gonelle ?
La gonelle mesure généralement 15 à 25 centimètres de longueur totale. Les dimensions varient selon les régions et l’âge. Son corps paraît parfois plus grand parce qu’il est très allongé, avec une longue nageoire dorsale qui suit presque tout le dos.
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Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- INPN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
- FishBase, base mondiale sur les poissons fishbase.se
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





