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La gazelle à goitre (Gazella subgutturosa)
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Gazella subgutturosa

Gazelle à goitre

Gazella subgutturosa

Aussi appelé gazelle de Perse, djéiran

La gazelle à goitre vit dans les steppes et les déserts d’Asie centrale, du Caucase et du Moyen-Orient. Son cou paraît gonflé chez le mâle pendant la saison des amours, à cause du développement de son larynx. L’espèce est classée vulnérable par l’UICN, notamment en raison de la chasse, de la perte d’habitat et des clôtures.

Statut
Vulnérablepopulation en baisse
Taille
60 à 80 cm au garrot, avec un corps de 90 à 126 cm et une queue de 15 à 20 cm
Poids
environ 18 à 43 kg, les mâles étant généralement plus lourds que les femelles
Longévité
environ 10 à 12 ans dans la nature ; la longévité en parc zoologique varie selon les individus et les établissements
Régime
HerbivoreElle broute des graminées, des plantes basses, des feuilles, des pousses et des plantes salées ou riches en eau.
Mode de vie
Diurne, en petits groupes ou en hardes
Famille
Bovidés (Bovidae), ordre des Artiodactyles (Artiodactyla)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Asie centrale, Moyen-Orient et régions arides du Caucase

Où vit la gazelle à goitre ?

Elle fréquente les steppes sèches, les semi-déserts, les déserts pierreux et les plaines ouvertes, généralement des basses terres jusqu’à environ 3 000 m selon les régions.

Principales régions : Kazakhstan, Mongolie, Iran, Ouzbékistan, Turkménistan, Kirghizistan, Azerbaïdjan, Chine.

  • Asie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître la gazelle à goitre ?
  2. Où vit la gazelle à goitre ?
  3. Que mange la gazelle à goitre ?
  4. Comment vit la gazelle à goitre ?
  5. Comment se reproduit la gazelle à goitre ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître la gazelle à goitre ?

La gazelle à goitre possède un corps fin, des pattes longues et un pelage beige sable. Son ventre est blanc et une bande plus sombre sépare souvent les flancs du ventre. La tête est claire, avec de grands yeux et des oreilles relativement longues. Cette coloration se confond avec les sols secs où elle se déplace.

Le mâle porte des cornes noires ou brun foncé, annelées et légèrement recourbées vers l’arrière. Elles mesurent souvent 25 à 40 cm. Les femelles sont généralement dépourvues de cornes, même si certaines peuvent en posséder de petites selon la sous-espèce et la population.

Pendant la période de reproduction, le cou du mâle s’épaissit visiblement. Cette particularité vient surtout du développement de son larynx et des tissus voisins. Elle sert probablement à produire des vocalisations plus graves et à signaler la condition du mâle aux autres gazelles.

Où vit la gazelle à goitre ?

Son aire naturelle s’étend de l’est du Caucase et de l’Iran jusqu’au Kazakhstan, à la Mongolie et à certaines régions de Chine. Elle vit dans des paysages ouverts où les arbres sont rares : steppes, plaines semi-désertiques, déserts pierreux et vallées arides.

Elle évite généralement les forêts denses et les zones très humides. Selon la région, elle peut fréquenter des terrains vallonnés ou montagneux jusqu’à environ 3 000 m. Les groupes se déplacent entre les secteurs de pâturage, les points d’eau et les zones d’abri.

La gazelle à goitre n’est pas une espèce sauvage présente en France métropolitaine. Vous ne pouvez donc pas l’observer librement dans les paysages français. Des parcs zoologiques peuvent toutefois la présenter dans le cadre d’actions pédagogiques, selon leurs collections.

Que mange la gazelle à goitre ?

La gazelle à goitre mange des graminées, des plantes herbacées, des feuilles, des jeunes pousses et parfois des plantes adaptées aux sols salés. Elle choisit les végétaux disponibles après les pluies, puis consomme davantage de plantes ligneuses et de pousses lorsque la végétation se raréfie.

Elle peut couvrir une partie de ses besoins en eau grâce aux végétaux qu’elle mange. Dans les milieux très secs, cette capacité réduit sa dépendance aux points d’eau, même si elle boit lorsqu’une source ou une mare temporaire est accessible.

Ses déplacements suivent souvent les variations saisonnières de la végétation. Après des pluies, les groupes peuvent exploiter des secteurs éloignés, tandis que les périodes de sécheresse les rapprochent des vallées, des sources et des rares zones encore productives.

Comment vit la gazelle à goitre ?

Elle est surtout active pendant la journée, avec des périodes de repos aux heures les plus chaudes. Sa vue et son ouïe lui permettent de repérer un prédateur à grande distance dans les espaces ouverts. En cas de danger, elle s’éloigne rapidement en bondissant ou en courant.

Les groupes changent de taille selon la saison et la quantité de nourriture. On peut voir des femelles avec leurs jeunes, des mâles seuls ou de petites hardes réunissant plusieurs dizaines d’animaux. Les mâles adultes défendent parfois un secteur pendant la période de reproduction.

La course est sa principale défense. Elle peut atteindre environ 60 à 70 km/h sur une courte distance, mais sa survie dépend aussi de la détection précoce du danger et de l’existence de couloirs de déplacement dégagés.

Comment se reproduit la gazelle à goitre ?

La reproduction a généralement lieu en automne ou au début de l’hiver, selon la région. Les mâles se disputent l’accès aux femelles par des postures, des poursuites et parfois des affrontements avec leurs cornes. Leur cou gonfle pendant cette période, ce qui rend les mâles particulièrement reconnaissables.

Après une gestation d’environ cinq à six mois, la femelle met le plus souvent au monde un ou deux petits au printemps. La naissance survient à une période où les plantes sont plus abondantes dans de nombreuses régions de l’aire.

Le jeune reste couché et discret pendant ses premiers jours, tandis que sa mère s’éloigne pour réduire le risque d’attirer un prédateur. Il rejoint ensuite progressivement sa mère et commence à suivre les déplacements du groupe.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le cou gonflé du mâle pendant le rut vient en grande partie de l’augmentation du larynx, et non d’une réserve de graisse.
  • 2.Les femelles sont habituellement sans cornes, mais certaines populations présentent des femelles portant de petites cornes.
  • 3.Dans les déserts, l’eau contenue dans les plantes peut couvrir une partie importante de ses besoins hydriques.
  • 4.Ses oreilles, ses yeux et son pelage clair l’aident à repérer les dangers et à se camoufler dans les paysages sableux.

Ce qui menace la gazelle à goitre

  • Chasse excessive

    La chasse illégale ou insuffisamment contrôlée peut réduire rapidement les effectifs locaux, surtout lorsque les groupes sont concentrés près des points d’eau.

  • Clôtures et routes

    Les clôtures d’élevage peuvent empêcher les déplacements saisonniers et provoquer des collisions ou des blessures. Les routes fragmentent aussi les habitats ouverts.

  • Perte d’habitat

    L’agriculture, l’exploitation minière, l’urbanisation et l’augmentation du pâturage domestique réduisent les steppes disponibles et la quantité de plantes accessibles.

  • Sécheresses plus fortes

    Les sécheresses prolongées diminuent la végétation et les points d’eau. Elles aggravent la concurrence avec les troupeaux domestiques dans les régions déjà arides.

Protéger la gazelle à goitre

  • Protection internationaleLa gazelle à goitre figure à l’annexe II de la CITES, qui encadre le commerce international des spécimens et de leurs produits. L’UICN la classe vulnérable.
  • Aires protégéesDes populations vivent dans des espaces protégés comme le parc national d’Altyn-Emel au Kazakhstan et la zone strictement protégée du Grand Gobi en Mongolie. La surveillance contre le braconnage y est une mesure importante.
  • Gestion des déplacementsDans plusieurs régions, la conservation repose sur la protection des points d’eau, la réduction du braconnage et l’amélioration de la perméabilité des clôtures afin de conserver les couloirs de déplacement.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange la gazelle à goitre ?

La gazelle à goitre mange surtout des graminées, des plantes herbacées, des feuilles et des pousses. Elle consomme aussi des végétaux adaptés aux sols salés. Dans les déserts, l’eau contenue dans ces plantes l’aide à supporter les périodes où les points d’eau sont rares.

Combien de temps vit la gazelle à goitre ?

La gazelle à goitre vit généralement autour de 10 à 12 ans dans la nature. La durée varie selon la nourriture disponible, les prédateurs, les maladies et la chasse. Les données en parc zoologique sont plus variables et ne permettent pas de donner une valeur unique fiable.

Où vit la gazelle à goitre ?

La gazelle à goitre vit dans les steppes, les semi-déserts et les déserts ouverts du Caucase, de l’Iran et de l’Asie centrale jusqu’à la Mongolie et à certaines régions de Chine. Elle n’est pas une espèce sauvage présente en France.

La gazelle à goitre est-elle dangereuse ?

La gazelle à goitre évite généralement les humains et ne représente pas un danger dans son milieu naturel. Un mâle peut toutefois donner un coup de corne s’il se sent capturé ou acculé. Il faut garder ses distances et ne jamais tenter de toucher un animal sauvage.

Quelle taille fait la gazelle à goitre ?

La gazelle à goitre mesure environ 60 à 80 cm au garrot. Son corps atteint généralement 90 à 126 cm, auquel s’ajoute une queue de 15 à 20 cm. Les mâles sont souvent un peu plus grands et plus lourds que les femelles.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Pourquoi le cou du mâle de la gazelle à goitre gonfle-t-il pendant le rut ?
  2. 2.Dans quelle région la gazelle à goitre vit-elle naturellement ?
  3. 3.Quel est le statut mondial de la gazelle à goitre selon l’UICN ?

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. CITES, Appendices de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages cites.org
  3. Animal Diversity Web, University of Michigan, Goitered gazelle animaldiversity.org
  4. Wikipédia, Gazelle à goitre fr.wikipedia.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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