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Le gaur (Bos gaurus)
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Bos gaurus

Gaur

Bos gaurus

Aussi appelé bison indien, seladang, gayal

Le gaur est le plus grand bovidé sauvage d’Asie. Il vit dans les forêts et les prairies de l’Inde jusqu’à l’Asie du Sud-Est, où il se nourrit de végétaux et se déplace en hardes. Classé vulnérable par l’UICN, il reste menacé par la disparition de son habitat et les maladies transmises par le bétail.

Statut
Vulnérablepopulation en baisse
Taille
Environ 250 à 330 cm de longueur corporelle, avec une hauteur au garrot de 160 à 220 cm. La queue mesure environ 70 à 100 cm.
Poids
Environ 400 à 1 000 kg chez les femelles et 600 à 1 500 kg chez les mâles, selon les régions.
Longévité
Environ 18 à 20 ans dans la nature ; jusqu’à environ 25 ans dans certains parcs zoologiques.
Régime
HerbivoreIl broute des herbes et mange aussi des feuilles, des jeunes pousses, des fruits tombés et des écorces tendres.
Mode de vie
Diurne, en hardes de 5 à 20 individus, parfois davantage
Famille
Bovidés (Bovidae), ordre des Cétartiodactyles (Cetartiodactyla)

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

Sous-continent indien et Asie du Sud-Est continentale

Où vit le gaur ?

Il fréquente les forêts tropicales et subtropicales, les clairières et les prairies, généralement des plaines jusqu’à environ 1 500 m, parfois davantage en montagne.

Principales régions : Inde, Népal, Bhoutan, Myanmar, Thaïlande, Cambodge, Laos, Malaisie.

  • Asie

Environ 13 000 à 30 000 individus matures selon l’évaluation mondiale de l’UICN, avec une tendance générale à la baisse.

Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le gaur ?
  2. Où vit le gaur ?
  3. Que mange le gaur ?
  4. Comment vit le gaur ?
  5. Comment le gaur se reproduit-il ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le gaur ?

Le gaur possède un corps très puissant, des épaules hautes et une bosse musculaire marquée entre le cou et le dos. Son pelage va du brun chocolat au noir chez les adultes, tandis que les jambes sont souvent blanches ou beige clair à partir des genoux.

Les deux sexes portent des cornes épaisses, courbées vers le haut puis légèrement vers l’intérieur. Elles sont généralement plus longues et plus robustes chez le mâle. Le front porte un large bouclier bombé, particulièrement visible lorsque l’animal se tient face à un observateur.

Le gayal, nom donné à une forme domestiquée apparentée, est souvent confondu avec le gaur sauvage. Dans cette fiche, le nom gaur désigne l’espèce sauvage Bos gaurus.

Où vit le gaur ?

Son aire naturelle s’étend de l’Inde et du Népal jusqu’au Myanmar, à la Thaïlande, au Cambodge, au Laos et à la Malaisie. Les populations sont aujourd’hui séparées les unes des autres par des villes, des routes, des cultures et des zones d’élevage.

Il utilise les forêts sempervirentes, les forêts décidues, les lisières et les prairies ouvertes. Il recherche souvent les clairières herbeuses pour se nourrir, tout en gagnant la forêt dense lorsqu’il fait chaud ou lorsqu’il se sent menacé.

Dans plusieurs régions, les troupeaux se déplacent entre différentes altitudes selon la saison et la disponibilité de l’herbe. Les réserves forestières et les parcs nationaux sont donc utiles lorsqu’ils restent assez vastes et reliés entre eux.

Que mange le gaur ?

Le gaur est herbivore et consomme surtout des graminées, qu’il arrache avec sa langue et ses incisives inférieures. Il complète son alimentation avec des feuilles, des tiges, des bourgeons, des fruits tombés et de jeunes écorces.

Il passe plusieurs heures à brouter, souvent le matin et en fin d’après-midi, puis se repose à l’ombre pendant les heures les plus chaudes. Sa grande panse permet à des micro-organismes de décomposer les fibres végétales difficiles à digérer.

L’accès à l’eau compte particulièrement pendant la saison sèche. Une harde peut fréquenter régulièrement un point d’eau, mais elle évite les secteurs où les humains ou le bétail sont trop nombreux.

Comment vit le gaur ?

Les femelles et les jeunes vivent généralement en hardes de quelques individus à une vingtaine. Un mâle adulte peut rester seul ou rejoindre temporairement un groupe, surtout en période de reproduction.

Le troupeau avance lentement entre les zones d’alimentation et les lieux de repos. Une femelle expérimentée joue souvent un rôle de vigilance, tandis que les adultes se placent autour des jeunes lorsqu’un danger approche.

Le gaur évite habituellement le contact avec les humains, mais il peut charger s’il est surpris, blessé ou acculé. Il faut toujours garder ses distances dans une réserve naturelle et ne jamais tenter de le nourrir.

Comment le gaur se reproduit-il ?

La reproduction peut avoir lieu à différentes périodes selon la région, avec un pic souvent observé durant la saison fraîche ou sèche. Les mâles se signalent par leur taille, leurs vocalisations et parfois des affrontements entre rivaux.

Après une gestation d’environ 275 jours, la femelle donne généralement naissance à un seul petit. Le veau possède un pelage plus clair que celui des adultes et reste proche de sa mère, qui le protège au sein de la harde.

Le jeune commence à brouter après quelques mois, tout en continuant à téter. Il grandit pendant plusieurs années et atteint sa pleine puissance corporelle plus tard qu’un petit bovidé domestique.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le gaur compte parmi les plus grands bovins sauvages du monde : certains mâles dépassent 1 000 kg.
  • 2.Ses chevilles et ses extrémités de pattes très claires contrastent fortement avec son pelage brun sombre.
  • 3.Les cornes poussent chez les mâles et les femelles, un trait qui aide à repousser les prédateurs et les rivaux.
  • 4.Le tigre peut s’attaquer à un jeune gaur, tandis qu’un adulte en bonne santé est difficile à abattre.

Ce qui menace le gaur

  • Forêts fragmentées

    La conversion des forêts en cultures, plantations et routes réduit les territoires disponibles et sépare les hardes. Cette fragmentation complique aussi les déplacements entre populations.

  • Maladies du bétail

    Le contact avec les bovins domestiques peut transmettre des maladies, notamment la fièvre aphteuse et la peste bovine historique. Les troupeaux proches des villages augmentent ce risque.

  • Chasse illégale

    Le gaur est encore chassé dans certaines régions pour sa viande ou ses cornes. Les routes et l’ouverture de nouvelles zones forestières facilitent parfois l’accès des chasseurs.

  • Conflits locaux

    Lorsque les cultures remplacent les prairies forestières, des hardes peuvent entrer dans les champs. Ces dégâts provoquent parfois des représailles contre les animaux.

Protéger le gaur

  • Aires protégéesDes populations vivent dans des parcs et réserves comme Bandipur, Nagarahole et Kanha en Inde, ainsi que dans le parc national de Royal Manas au Bhoutan. La protection des corridors entre ces espaces reste nécessaire.
  • Protection internationaleLe gaur figure à l’annexe I de la CITES pour les populations couvertes par cette inscription, ce qui encadre fortement le commerce international des spécimens. La conservation dépend aussi des lois nationales des pays de l’aire.
  • Réduction des maladiesLa surveillance sanitaire du bétail, la limitation des contacts avec les troupeaux domestiques et la conservation de points d’eau forestiers peuvent réduire les risques pour les hardes sauvages.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Le gaur est-il un bison ?

Le nom bison indien est courant, mais le gaur n’est pas un bison au sens zoologique. Les bisons appartiennent au genre Bison, tandis que le gaur appartient au genre Bos, comme les bovins domestiques. Leur silhouette massive se ressemble, ce qui explique cette ancienne appellation.

Le gaur est-il dangereux pour l’être humain ?

Il évite généralement les humains, mais sa force et son poids le rendent dangereux s’il est surpris ou acculé. En nature, restez à bonne distance, ne bloquez jamais son chemin et suivez les consignes des gardes. En cas de charge, éloignez-vous rapidement derrière un obstacle solide.

Quelle différence existe entre un gaur et un gayal ?

Le gaur désigne la forme sauvage de Bos gaurus. Le gayal est une forme domestiquée ou semi-domestiquée traditionnellement élevée dans certaines régions d’Asie. Les appellations et les classifications peuvent varier selon les sources, mais un gayal n’est pas un animal sauvage à relâcher dans la nature.

Peut-on avoir un gaur comme animal de compagnie ?

Non. Son poids, ses besoins en espace, son comportement et sa vie sociale le destinent à la faune sauvage ou à des établissements spécialisés. En France, la détention d’animaux non domestiques est encadrée par la réglementation, avec des autorisations pouvant être nécessaires. Un bovin domestique ne remplace pas un gaur.

Pourquoi le gaur a-t-il les jambes blanches ?

La partie basse des jambes est souvent blanche ou beige clair chez les adultes. Cette coloration est un caractère naturel de l’espèce, particulièrement visible chez les mâles au pelage sombre. Elle aide aussi les individus d’une harde à se repérer dans la végétation.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quel type de milieu le gaur vit-il principalement ?
  2. 2.Quel régime alimentaire correspond au gaur ?
  3. 3.Quel statut mondial l’UICN attribue-t-elle au gaur ?

Autour de cet animal

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. WWF, Gaur worldwildlife.org
  3. Smithsonian’s National Zoo, Gaur nationalzoo.si.edu

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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