
Fourmi tisserande asiatique
Oecophylla smaragdina
Aussi appelé fourmi tisserande verte, fourmi verte, fourmi arboricole verte
La fourmi tisserande asiatique est une fourmi arboricole des régions tropicales d’Asie et du nord de l’Australie. Ses ouvrières rapprochent des feuilles et les cousent avec la soie produite par leurs larves, formant des nids suspendus dans les arbres. L’espèce n’a pas encore reçu de statut mondial dans la Liste rouge de l’UICN et ne vit pas naturellement en France.
- Statut
- Non évaluéepopulation inconnue
- Taille
- ouvrières de 3 à 8 mm, mâles d’environ 6 à 7 mm, reines d’environ 15 à 17 mm
- Poids
- non documenté de façon fiable, avec une masse très faible chez les ouvrières
- Longévité
- ouvrières durant généralement quelques mois, reines pouvant vivre plusieurs années en colonie
- Régime
- OmnivoreElle capture de petits insectes, recueille du nectar et se nourrit du miellat sucré produit par des pucerons et des cochenilles.
- Mode de vie
- Diurne, en colonies de plusieurs milliers d’ouvrières
- Famille
- Formicidés (Formicidae), ordre des Hyménoptères (Hymenoptera)
Fiche vérifiée le · 6 min de lecture
Où vit la fourmi tisserande asiatique ?
Elle vit dans les arbres des forêts tropicales, des mangroves, des plantations et des jardins chauds, généralement du niveau de la mer à quelques centaines de mètres d’altitude.
Principales régions : Inde, Chine méridionale, Thaïlande, Malaisie, Philippines, Indonésie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Australie.
- Asie
- Océanie
Sommaire11 parties
- Comment reconnaître la fourmi tisserande asiatique ?
- Où vit la fourmi tisserande asiatique ?
- Que mange la fourmi tisserande asiatique ?
- Comment vit la fourmi tisserande asiatique ?
- Comment se reproduit la fourmi tisserande asiatique ?
- Le saviez-vous ?
- Menaces
- Protéger l’espèce
- Questions fréquentes
- Testez-vous
- Sources
Comment reconnaître la fourmi tisserande asiatique ?
Les ouvrières ont un corps allongé, des pattes longues et une couleur souvent jaune orangé à brun rougeâtre. Leur abdomen peut être vert pâle, brun ou presque noir selon l’âge, la région et la lumière. Elles mesurent généralement de 3 à 8 millimètres, tandis que la reine atteint environ 15 à 17 millimètres.
Cette fourmi se reconnaît surtout à son mode de construction. Plusieurs ouvrières se tiennent face à face et tirent sur les feuilles pour les rapprocher. D’autres transportent des larves entre leurs mandibules, puis les promènent le long de la jointure. Les larves libèrent alors des fils de soie qui soudent les feuilles.
Les ouvrières peuvent mordre lorsqu’elles sont dérangées. Elles peuvent aussi projeter une sécrétion défensive irritante. La morsure est généralement douloureuse mais l’espèce n’est pas considérée comme dangereuse pour une personne en bonne santé, sauf réaction allergique inhabituelle.
Où vit la fourmi tisserande asiatique ?
Oecophylla smaragdina vit dans les régions chaudes de l’Inde, de la Chine méridionale, de l’Asie du Sud-Est et du nord de l’Australie. Elle fréquente les forêts tropicales, les lisières, les mangroves, les vergers, les plantations et certains jardins. Les colonies occupent souvent plusieurs arbres proches.
Chaque colonie utilise des nids en feuilles situés dans les branches et parfois à différentes hauteurs. Un arbre peut abriter plusieurs nids reliés par des pistes de fourmis. Les ouvrières suivent ces routes en utilisant des signaux chimiques et des contacts entre leurs antennes.
L’espèce n’est pas naturellement présente en France métropolitaine ni en outre-mer selon les aires de répartition généralement admises. Il est donc inutile de chercher ses nids dans les jardins français. Une fourmi arboricole observée en France appartient à une autre espèce.
Que mange la fourmi tisserande asiatique ?
La colonie mange des insectes et d’autres petits arthropodes capturés dans les arbres. Les ouvrières peuvent s’attaquer à des chenilles, des mouches ou de petits coléoptères. Elles rapportent les proies au nid, où elles sont découpées et distribuées aux larves et aux autres membres de la colonie.
Les adultes recherchent aussi des liquides sucrés. Ils récoltent le nectar des fleurs et le miellat, une substance riche en sucres rejetée par des pucerons et des cochenilles qui se nourrissent de la sève des plantes. En échange, les fourmis défendent parfois ces insectes contre leurs prédateurs.
Dans plusieurs régions tropicales, les agriculteurs installent ou préservent des colonies dans les vergers. Leur présence peut réduire certains insectes ravageurs, mais une colonie nombreuse peut aussi protéger des cochenilles et gêner la récolte.
Comment vit la fourmi tisserande asiatique ?
La colonie est organisée autour d’une ou de plusieurs reines, d’ouvrières et, à certaines périodes, de mâles et de jeunes reines ailées. Les ouvrières construisent les nids, nourrissent le couvain, explorent les branches et défendent le territoire. Elles communiquent par des substances chimiques déposées sur leurs pistes.
La fabrication d’un nid demande une véritable coordination. Certaines ouvrières forment une chaîne pour tirer une feuille, pendant que d’autres la maintiennent en place. Les larves sont utilisées comme de petits tubes à soie vivants, sans être blessées par ce travail.
La défense est collective et rapide. Des ouvrières accourent vers l’intrus, le mordent avec leurs mandibules et peuvent s’accrocher à plusieurs. Elles peuvent aussi déplacer le couvain vers un autre nid lorsque les feuilles sèchent ou que la colonie est dérangée.
Comment se reproduit la fourmi tisserande asiatique ?
À la saison favorable, des mâles et de jeunes reines ailées quittent la colonie pour effectuer un vol nuptial. Après l’accouplement, les mâles meurent généralement et les jeunes reines cherchent un endroit adapté pour fonder une nouvelle colonie.
Une reine fondatrice commence seule ou avec quelques ouvrières. Elle pond des œufs qui deviennent des larves, puis des nymphes et enfin des adultes. Le développement dépend de la température et de la nourriture, deux facteurs qui varient fortement selon la région tropicale.
Quand la colonie grandit, elle construit plusieurs nids dans les arbres voisins. Les nouvelles ouvrières prennent progressivement en charge la recherche de nourriture, l’entretien des nids et la défense, tandis que la reine se consacre surtout à la ponte.
Le saviez-vous ?
- 1.Les ouvrières peuvent former des ponts vivants avec leurs corps pour atteindre une feuille éloignée ou franchir un espace entre deux branches.
- 2.Les larves produisent la soie du nid, alors que chez beaucoup d’autres insectes tisserands, les adultes fabriquent eux-mêmes les fils.
- 3.Des colonies installées dans des vergers sont parfois utilisées comme auxiliaires biologiques contre certains insectes qui attaquent les arbres fruitiers.
- 4.Une même colonie peut occuper plusieurs nids séparés, reliés par des trajets réguliers dans la végétation.
Ce qui menace la fourmi tisserande asiatique
Destruction des arbres
La disparition des forêts tropicales, des mangroves et des arbres des vergers réduit les branches disponibles pour construire les nids. Les feux et la conversion des terres agricoles peuvent aussi fragmenter les colonies.
Pesticides agricoles
Les insecticides utilisés dans les plantations peuvent tuer directement les ouvrières ou diminuer les petits insectes dont la colonie se nourrit. Les produits qui réduisent fortement les populations de pucerons et de cochenilles peuvent aussi supprimer une source de miellat.
Données insuffisantes
L’espèce n’a pas de catégorie mondiale attribuée dans la Liste rouge de l’UICN. Cela signifie que son état global reste non évalué, et non qu’elle est forcément sans problème dans toutes les régions.
Protéger la fourmi tisserande asiatique
- Maintien des arbresLa conservation des forêts tropicales, des mangroves, des haies arborées et des arbres des vergers protège les sites de nidification. Dans certaines agricultures tropicales, des colonies sont conservées pour leur rôle d’auxiliaires contre des insectes ravageurs.
- Pas de statut CITESOecophylla smaragdina n’est pas connue comme espèce inscrite aux annexes de la CITES. Aucune protection mondiale spécifique ni programme européen d’élevage EEP n’est documenté pour cette fourmi.
Questions fréquentes
Que mange la fourmi tisserande asiatique ?
La fourmi tisserande asiatique mange surtout de petits insectes, du nectar et le miellat sucré produit par des pucerons et des cochenilles. Les adultes recherchent principalement des liquides, tandis que les larves reçoivent des proies rapportées et préparées par les ouvrières.
Combien de temps vit la fourmi tisserande asiatique ?
La fourmi tisserande asiatique vit généralement quelques mois lorsqu’il s’agit d’une ouvrière. Une reine peut vivre plusieurs années dans une colonie, mais la durée exacte varie selon la température, la nourriture, les maladies et les perturbations du nid.
Où vit la fourmi tisserande asiatique ?
La fourmi tisserande asiatique vit dans les arbres des régions tropicales et subtropicales de l’Asie jusqu’au nord de l’Australie. Elle fréquente les forêts, les mangroves, les plantations, les vergers et certains jardins chauds, mais elle ne vit pas naturellement en France.
La fourmi tisserande asiatique est-elle dangereuse ?
La fourmi tisserande asiatique n’est généralement pas dangereuse pour une personne en bonne santé, mais sa morsure peut être douloureuse et ses sécrétions irritantes. En cas de difficulté à respirer, de malaise ou de gonflement important après une morsure, appelez immédiatement le 15 ou le 112.
Quelle taille fait la fourmi tisserande asiatique ?
La fourmi tisserande asiatique mesure environ 3 à 8 millimètres pour une ouvrière. Les mâles atteignent environ 6 à 7 millimètres et les reines environ 15 à 17 millimètres. La taille et la couleur peuvent varier selon la caste et la région.
Testez-vous
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Sources
- UICN, Liste rouge des espèces menacées iucnredlist.org
- Australian Museum, Green tree ant australian.museum
- GBIF, Global Biodiversity Information Facility gbif.org
- AntWeb, base documentaire sur les fourmis antweb.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





