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Le fou varié (Sula variegata)
LC
Sula variegata

Fou varié

Sula variegata

Aussi appelé Fou péruvien, Pélican de Humboldt

Le fou varié est un grand oiseau marin du courant froid de Humboldt, présent le long des côtes du Pérou et du nord du Chili. Son plumage blanc et brun, son long bec gris et ses plongeons rapides l’identifient facilement. L’espèce est classée comme étant de préoccupation mineure par l’UICN, malgré des effectifs sensibles aux variations du climat et de la pêche.

Statut
Préoccupation mineurepopulation en baisse
Taille
71 à 76 cm de longueur, pour une envergure d’environ 140 à 150 cm
Poids
environ 1,0 à 1,5 kg à l’âge adulte
Longévité
Probablement 15 à 20 ans dans la nature ; la longévité en parc zoologique est peu documentée pour cette espèce.
Régime
Mangeur de poissonsIl capture surtout des anchois et d’autres petits poissons marins, parfois des calmars, en plongeant depuis les airs.
Mode de vie
Diurne, colonies denses et groupes en mer
Famille
Sulidés (Sulidae), ordre des Suliformes

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

côtes du Pérou et du nord du Chili, dans le courant de Humboldt

Où vit le fou varié ?

Le fou varié vit sur les côtes rocheuses, les îlots et les falaises arides du courant de Humboldt, généralement près du niveau de la mer. Il passe l’essentiel de son temps en mer et se reproduit sur des îles et pointes côtières.

Principales régions : Pérou, Chili.

  • Amérique du Sud
  • Océans
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître le fou varié
  2. Où vit le fou varié ?
  3. Que mange le fou varié ?
  4. Comment vit le fou varié ?
  5. Comment se reproduit le fou varié ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître le fou varié

Le fou varié mesure 71 à 76 centimètres. Son dos, ses ailes et sa tête sont brun foncé, tandis que son ventre et le dessous de ses ailes sont blancs. Le bord des ailes paraît sombre en vol. Son bec long et pointu est gris, avec une zone plus claire près de la base.

Ses pattes sont gris bleuâtre et ses doigts sont reliés par une membrane, comme chez les autres fous. Les jeunes portent un plumage plus brun et moins contrasté. En mer, ses longues ailes et ses plongées presque verticales permettent de le distinguer d’un goéland.

Où vit le fou varié ?

Le fou varié occupe la façade pacifique de l’Amérique du Sud, du Pérou au nord du Chili. Il dépend du courant de Humboldt, un courant marin froid qui remonte vers la surface et apporte des nutriments. Ces nutriments favorisent l’abondance de petits poissons, notamment les anchois.

Il niche sur des îles, des îlots et des pointes rocheuses très arides, parfois couvertes de guano. Il ne vit pas à l’état sauvage en France. Les conditions marines et les ressources alimentaires de son aire sud-américaine lui sont indispensables.

Que mange le fou varié ?

Le fou varié est piscivore. Il recherche surtout les anchois, mais capture aussi d’autres petits poissons grégaires et parfois des calmars. Il repère les bancs depuis les airs ou suit d’autres oiseaux marins qui signalent la présence de poissons.

Pour pêcher, il replie ses ailes et plonge dans l’eau depuis plusieurs mètres de hauteur. Son corps fuselé limite la résistance au moment de l’entrée dans la mer. Il peut parfois pêcher en groupe lorsque les poissons sont rassemblés près de la surface.

Comment vit le fou varié ?

Le fou varié passe la journée à rechercher sa nourriture en mer et revient sur la terre ferme pour se reposer ou nourrir son poussin. Les colonies peuvent réunir de nombreux couples sur un espace limité. Les adultes défendent une petite zone autour de leur nid.

Les membres d’un couple se saluent par des mouvements de tête et de bec. En vol, l’espèce alterne des battements d’ailes puissants avec de longues glissades. Elle peut parcourir plusieurs kilomètres entre sa colonie et les zones de pêche.

Comment se reproduit le fou varié ?

Le fou varié se reproduit en colonies sur des surfaces rocheuses ou couvertes de guano. La femelle pond généralement deux ou trois œufs, mais les adultes élèvent le plus souvent un seul poussin, car la nourriture disponible ne suffit pas toujours pour plusieurs jeunes.

Les deux parents couvent les œufs et nourrissent le poussin avec des poissons régurgités. Le jeune reste dépendant pendant plusieurs mois après l’éclosion. Les dates de reproduction et le nombre de pontes varient selon la quantité de poissons et les conditions marines.

Le saviez-vous ?

  • 1.Le fou varié peut plonger dans la mer depuis plusieurs mètres de hauteur, ailes repliées contre son corps.
  • 2.Ses pattes palmées sont gris bleuâtre, une couleur qui aide à le distinguer du fou à pieds bleus.
  • 3.Le courant de Humboldt soutient l’une des zones marines les plus productives du monde, mais son abondance varie avec El Niño.
  • 4.Le guano accumulé sous les colonies a longtemps été récolté comme engrais, ce qui a perturbé plusieurs sites de reproduction.

Ce qui menace le fou varié

  • Baisse des poissons

    La surpêche et les fluctuations naturelles des stocks d’anchois peuvent réduire la nourriture disponible pour les adultes et les poussins. Les épisodes El Niño réchauffent l’eau et diminuent souvent la productivité du courant de Humboldt.

  • Dérangement des colonies

    La récolte du guano, les activités humaines sur les îlots et certains prédateurs introduits peuvent déranger les adultes ou rendre des sites de reproduction moins favorables.

  • Captures accidentelles

    Des oiseaux marins peuvent être blessés ou tués par des engins de pêche lorsqu’ils cherchent les mêmes poissons que les bateaux.

Protéger le fou varié

  • Aires protégéesAu Pérou, l’espèce bénéficie notamment de sites protégés dans la Reserva Nacional Sistema de Islas, Islotes y Puntas Guaneras et la Reserva Nacional de Paracas. Au Chili, la Reserva Nacional Pingüino de Humboldt protège une partie de son habitat côtier.
  • Gestion du guanoLa limitation et l’organisation de la récolte du guano peuvent réduire le dérangement pendant la reproduction. La gestion durable des pêcheries d’anchois aide aussi à préserver la ressource alimentaire de l’espèce.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange le fou varié ?

Le fou varié mange surtout des anchois et d’autres petits poissons vivant en bancs. Il capture aussi parfois des calmars. Pour pêcher, il plonge depuis les airs, souvent après avoir repéré un regroupement de poissons ou suivi d’autres oiseaux marins.

Combien de temps vit le fou varié ?

Le fou varié peut probablement vivre environ 15 à 20 ans dans la nature, mais les données précises sont moins nombreuses que pour certaines espèces d’oiseaux marins mieux étudiées. Sa longévité en parc zoologique est peu documentée, car il est rarement présenté au public.

Où vit le fou varié ?

Le fou varié vit sur la côte pacifique du Pérou et du nord du Chili. Il se nourrit en mer, dans le courant froid de Humboldt, puis se repose et se reproduit sur des îles, des îlots et des falaises rocheuses très arides.

Le fou varié est-il dangereux ?

Le fou varié évite généralement les humains et ne représente pas un danger lorsqu’il est observé à distance. Comme tout oiseau sauvage, il peut toutefois pincer avec son bec s’il est attrapé ou coincé. Il ne faut jamais tenter de le manipuler.

Quelle taille fait le fou varié ?

Le fou varié mesure environ 71 à 76 centimètres de long et possède une envergure proche de 140 à 150 centimètres. Son poids se situe généralement entre 1 et 1,5 kilogramme, avec des variations entre les individus.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quelle région le fou varié se reproduit-il ?
  2. 2.Quel aliment constitue une grande partie du régime du fou varié ?
  3. 3.Comment le fou varié attrape-t-il souvent ses proies ?

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. BirdLife International, Data Zone datazone.birdlife.org
  3. SERNANP, Servicio Nacional de Áreas Naturales Protegidas por el Estado du Pérou gob.pe

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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