
Drépanide mamo
Drepanis pacifica
Aussi appelé Mamo d’Hawaï, Mamo
Le drépanide mamo vivait uniquement sur l’île d’Hawaï, où son long bec recourbé lui permettait de prélever le nectar des fleurs. Son plumage noir portait des zones jaunes, dont les plumes servaient à confectionner des vêtements prestigieux. Les dernières observations remontaient à la fin du XIXe siècle ; l’UICN le classe aujourd’hui parmi les espèces éteintes.
- Statut
- ÉteinteDernière observation généralement retenue en 1898, sur l’île d’Hawaï.
- Taille
- Environ 23 cm de longueur totale, du bec à la queue ; les mesures historiques ne permettent pas une fourchette robuste.
- Poids
- Non documenté de façon suffisamment fiable.
- Longévité
- Inconnue dans la nature ; aucune longévité en captivité solidement documentée.
- Régime
- Mangeur de nectarIl consommait principalement du nectar de fleurs et complétait son alimentation avec de petits invertébrés.
- Mode de vie
- Diurne, organisation sociale mal connue
- Famille
- Fringillidés (Fringillidae), ordre des Passériformes (Passeriformes)
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Où vivait le drépanide mamo ?
Il fréquentait les forêts indigènes de l’île d’Hawaï, notamment celles riches en plantes à fleurs.
Principales régions : États-Unis, Hawaï.
- Océanie
Aucun individu vivant : l’espèce est éteinte.
Sommaire11 parties
Comment reconnaissait-on le drépanide mamo ?
Cet oiseau mesurait environ 23 cm du bout du bec à l’extrémité de la queue. Son plumage était principalement noir, avec des zones jaunes particulièrement visibles vers le croupion et sous l’arrière du corps. Son bec, long et fortement recourbé vers le bas, formait son caractère le plus facile à reconnaître.
La disposition des plumes jaunes permettait de le distinguer du mamo noir, Drepanis funerea, qui vivait sur Molokaʻi et ne portait pas ces grandes zones jaunes. Les deux oiseaux appartenaient au même genre, Drepanis. Les spécimens conservés dans les musées permettaient aussi de comparer leur silhouette et la forme de leur bec.
Où vivait le drépanide mamo ?
Son aire naturelle se limitait à la grande île d’Hawaï, dans le Pacifique. Il fréquentait les forêts indigènes, où les plantes à fleurs lui fournissaient sa nourriture. Les renseignements historiques étaient trop fragmentaires pour attribuer à l’espèce une fourchette d’altitude précise valable sur l’ensemble de son ancienne aire.
Les observations tardives provenaient notamment du secteur de Hilo, dans la partie orientale de l’île. Elles décrivaient les derniers lieux où l’oiseau avait été rencontré, sans restituer toute sa répartition ancienne. Il n’existait aucune population naturelle en France, ni sur les continents voisins de l’archipel hawaïen.
Que mangeait-il dans les fleurs ?
Le nectar constituait une part majeure de son alimentation. Son bec étroit et recourbé lui permettait d’atteindre la nourriture dans des fleurs tubulaires, notamment celles de certaines lobéliacées hawaïennes. Ces plantes indigènes possédaient des corolles allongées, dont la forme correspondait aux possibilités d’accès de plusieurs oiseaux nectarivores de l’archipel.
Il consommait également de petits invertébrés, qui complétaient les sucres apportés par le nectar. Les récits disponibles ne permettaient pas de calculer la proportion de chaque aliment, ni de dresser un menu complet selon les saisons. La disparition des plantes nourricières pouvait donc réduire ses ressources, même lorsqu’une partie de la forêt subsistait.
Comment se comportait-il ?
Il recherchait sa nourriture pendant la journée, parmi les fleurs de la forêt. Les témoignages anciens décrivaient surtout des rencontres ponctuelles et des captures. Ils ne permettaient pas de préciser avec assurance la taille de ses territoires, la fréquence de ses déplacements ou la manière dont plusieurs individus partageaient une même ressource.
Que savait-on de sa reproduction ?
Sa reproduction demeurait très mal connue lorsque l’espèce avait disparu. Les informations disponibles ne permettaient pas de donner avec confiance un nombre d’œufs, une durée d’incubation ou un âge d’envol. Lui attribuer les valeurs observées chez d’autres oiseaux hawaïens aurait masqué cette lacune, car des espèces apparentées pouvaient avoir des cycles différents.
Le saviez-vous ?
- 1.Les plumes jaunes du mamo entraient dans la fabrication de capes et de manteaux réservés à des personnages de haut rang dans la société hawaïenne.
- 2.Les vêtements de plumes hawaïens pouvaient réunir des plumes de plusieurs espèces : un objet jaune n’était donc pas nécessairement composé uniquement de plumes de mamo.
- 3.Malgré son régime nectarivore et son bec étonnant, il appartenait à la famille des Fringillidés, qui comprend aussi les pinsons.
- 4.Le mamo noir de Molokaʻi était une espèce distincte, également disparue, dont les dernières observations étaient postérieures à celles du drépanide mamo.
Pourquoi le drépanide mamo a disparu
Collecte des plumes
La capture pour obtenir les plumes jaunes avait exercé une pression sur l’espèce. Les pratiques variaient, avec des récits de relâcher après prélèvement ; leur impact total ne pouvait pas être chiffré.
Transformation des forêts
Le défrichement et la dégradation des forêts indigènes avaient réduit son habitat et ses ressources florales. Les animaux introduits avaient également contribué à modifier la végétation.
Espèces et maladies introduites
Les prédateurs introduits et les maladies aviaires avaient été proposés parmi les facteurs du déclin. Leur contribution précise à la disparition de cette espèce restait moins bien documentée que pour plusieurs oiseaux hawaïens encore étudiés aujourd’hui.
Ce qu’il en reste aujourd’hui
- Spécimens de muséeDes spécimens avaient été conservés notamment au Bernice Pauahi Bishop Museum, à Honolulu, et au National Museum of Natural History de la Smithsonian Institution, à Washington. Ces collections avaient préservé des informations sur son plumage et son anatomie.
- Patrimoine hawaïenLe Bishop Museum avait également conservé des vêtements de plumes hawaïens, dont certains comportaient des plumes de mamo. Ces objets documentaient les liens entre l’oiseau, les savoir-faire artisanaux et l’histoire culturelle de l’archipel.
- Limites des connaissancesAucune population captive n’avait subsisté et aucune réintroduction n’avait été possible. Les spécimens et les archives avaient constitué les principales ressources pour étudier l’espèce après sa disparition.
Questions fréquentes
Le drépanide mamo était-il le mamo noir ?
Non. Drepanis pacifica était le drépanide mamo, aussi appelé mamo d’Hawaï, au plumage noir et jaune. Le mamo noir correspondait à Drepanis funerea, qui vivait sur Molokaʻi. Les deux espèces étaient apparentées et ont disparu, mais elles avaient des aires de répartition et des dates de dernière observation différentes.
Quand a-t-il disparu ?
La dernière observation généralement retenue datait de 1898, sur l’île d’Hawaï. Cette date correspondait au dernier témoignage accepté, et non à la mort observée du dernier individu. L’UICN classe désormais l’espèce comme éteinte, sans population survivante connue dans la nature ou en captivité.
Pourquoi les Hawaïens recherchaient-ils ses plumes ?
Ses plumes jaunes servaient à fabriquer des vêtements et des ornements prestigieux associés à des personnages de haut rang. Leur collecte demandait la capture des oiseaux. Certains récits décrivaient un relâcher après prélèvement, mais les pratiques et leurs conséquences variaient ; on ne pouvait pas réduire sa disparition à une seule cause.
Pouvait-on le voir en France ?
Il ne vivait pas à l’état sauvage en France : son aire naturelle se limitait à l’île d’Hawaï. Vous ne pouvez donc pas l’observer en balade. Pour connaître son apparence, les photographies de spécimens de musée et les illustrations historiques sont plus utiles que les images d’oiseaux hawaïens actuels.
Existe-t-il encore des oiseaux nectarivores à Hawaï ?
Oui, plusieurs espèces subsistent, dont l’apapane et l’iʻiwi, qui visitent les fleurs. Certaines sont menacées par la dégradation des habitats et les maladies transmises par les moustiques. Leur situation rappelle l’intérêt de protéger les forêts indigènes et de limiter les introductions d’organismes dans les îles.
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Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species, Drepanis pacifica iucnredlist.org
- BirdLife International, DataZone, Hawaii Mamo (Drepanis pacifica) datazone.birdlife.org
- Bernice Pauahi Bishop Museum, collections de vertébrés et patrimoine culturel hawaïen bishopmuseum.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





