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La courtilière commune (Gryllotalpa gryllotalpa)
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Gryllotalpa gryllotalpa

Courtilière commune

Gryllotalpa gryllotalpa

Aussi appelé courtilière, taupe-grillon, grillon-taupe

La courtilière commune est un orthoptère fouisseur qui ressemble à un grillon muni de pattes avant en forme de petites pelles. Elle creuse des galeries dans les sols meubles et humides d’Europe, de France et des régions voisines. L’espèce n’a pas encore été évaluée par la Liste rouge mondiale de l’UICN.

Statut
Non évaluéepopulation inconnue
Taille
Environ 35 à 50 mm de longueur pour le corps, sans compter les antennes
Poids
Environ 1 à 5 g chez l’adulte, selon le sexe et l’état nutritionnel
Longévité
Environ 1 à 2 ans dans la nature, avec des variations selon le climat et les conditions du sol
Régime
OmnivoreElle consomme surtout des racines, des vers, des larves et de petits animaux du sol, avec une préférence variable selon les ressources disponibles.
Mode de vie
Nocturne, plutôt solitaire
Famille
Courtilières (Gryllotalpidae), ordre des Orthoptères (Orthoptera)

Fiche vérifiée le · 6 min de lecture

Europe, pourtour méditerranéen et ouest de l’Asie

Où vit la courtilière commune ?

Elle vit dans des sols meubles et humides, souvent riches en matière organique, depuis les plaines jusqu’à environ 1 500 mètres selon les régions.

Principales régions : France, Espagne, Italie, Allemagne, Suisse, Autriche, Turquie, Maroc.

  • Europe
  • Afrique
  • Asie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître la courtilière commune ?
  2. Où vit la courtilière commune ?
  3. Que mange la courtilière commune ?
  4. Comment se comporte la courtilière commune ?
  5. Comment se reproduit la courtilière commune ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître la courtilière commune ?

La courtilière commune mesure généralement 3,5 à 5 centimètres. Son corps brun jaunâtre est cylindrique et couvert de poils fins. Sa tête porte de longues antennes, des yeux assez petits et de solides pièces buccales. Les ailes antérieures sont courtes et épaisses, tandis que les ailes postérieures peuvent dépasser l’abdomen.

Son caractère le plus visible se trouve sur ses pattes avant. Le tibia et le premier article du pied sont aplatis et élargis, comme de petites pelles dentées. Cette forme lui permet de repousser la terre lorsqu’elle avance dans une galerie. Les deux pattes arrière sont adaptées à la marche et non au saut comme celles de nombreux grillons.

La courtilière commune est parfois confondue avec un grillon ou un insecte ressemblant à une petite taupe. Sa silhouette souterraine, ses pattes fouisseuses et son chant grave permettent de la distinguer. Elle est souvent entendue avant d’être observée.

Où vit la courtilière commune ?

Elle recherche des sols meubles, profonds et suffisamment humides pour être faciles à creuser. On la trouve dans les prairies, les jardins, les potagers, les vergers, les bords de fossés et certaines zones cultivées. Les sols très secs, très caillouteux ou régulièrement retournés lui conviennent moins.

En France métropolitaine, elle est présente dans de nombreuses régions, mais sa répartition peut être irrégulière. Les observations sont souvent plus nombreuses dans les secteurs de plaine, les vallées et les terrains proches de l’eau. Elle peut vivre dans un jardin familial lorsque le sol reste couvert et peu perturbé.

Elle passe la plus grande partie de sa vie sous terre. Ses galeries se trouvent souvent à quelques centimètres de profondeur, avec des passages plus profonds permettant d’échapper au froid ou à la sécheresse. On peut repérer ses traces grâce à de petits soulèvements du sol ou à des plants récemment flétris.

Que mange la courtilière commune ?

La courtilière commune est omnivore. Elle ronge des racines, des tubercules et de jeunes tiges souterraines, mais elle capture aussi des vers de terre, des larves d’insectes et d’autres petits animaux du sol. La part végétale ou animale de son régime change selon la saison, l’âge et les ressources présentes.

Dans un potager, ses galeries peuvent déchausser de jeunes plants ou couper des racines. Les dégâts deviennent surtout visibles lorsque les semis sont petits et que le sol est humide. Une plante flétrie n’est toutefois pas une preuve suffisante, car les campagnols, les larves et le manque d’eau peuvent provoquer des symptômes proches.

Ses déplacements mélangent la terre et la matière organique. En consommant de petits invertébrés et en ouvrant des galeries, elle participe aussi à la circulation de l’air et de l’eau dans les couches superficielles du sol, même si son abondance reste généralement faible et localisée.

Comment se comporte la courtilière commune ?

La courtilière commune est surtout active la nuit et au crépuscule. Elle reste cachée pendant la journée, sauf lorsqu’une galerie est ouverte ou que le sol est retourné. Ses pattes avant lui permettent de progresser rapidement dans la terre, en repoussant les déblais sur les côtés.

Au printemps, les mâles émettent un chant grave et continu depuis une galerie ouverte vers l’extérieur. La forme de cette galerie peut renforcer le son, comme un petit pavillon acoustique. Le chant aide les femelles à localiser un mâle et peut être entendu à plusieurs mètres lorsque la nuit est calme.

Elle vole parfois malgré son mode de vie souterrain. Les adultes peuvent aussi se déplacer en surface après une pluie ou lors des nuits douces. L’espèce est généralement solitaire, et les individus se rencontrent surtout pendant la période de reproduction.

Comment se reproduit la courtilière commune ?

La reproduction a surtout lieu au printemps et au début de l’été, selon le climat local. Le mâle chante dans une galerie proche de la surface. Après l’accouplement, la femelle creuse ou aménage une chambre souterraine où elle dépose ses œufs.

La ponte peut comprendre plusieurs centaines d’œufs, mais le nombre varie selon les sources et les conditions. La femelle reste près de la chambre et surveille les œufs pendant leur développement. Cette garde réduit le risque de dessèchement et de prédation.

Les jeunes ressemblent déjà aux adultes, mais leurs ailes sont incomplètes et leur corps est plus petit. Ils grandissent par mues successives. Selon la région, une partie du cycle peut s’étendre sur deux années, avec un hivernage sous terre.

Le saviez-vous ?

  • 1.Ses pattes avant sont si spécialisées pour creuser qu’elles ressemblent à de petites pelles munies de dents.
  • 2.Le mâle chante depuis une galerie aménagée pour amplifier son appel, ce qui transforme le terrier en caisse de résonance.
  • 3.Elle peut voler, même si elle passe la majeure partie de son existence sous la surface du sol.
  • 4.Après une pluie douce, des adultes peuvent sortir de leurs galeries et se déplacer sur le sol pendant la nuit.

Ce qui menace la courtilière commune

  • Pesticides du sol

    Les insecticides et certains traitements appliqués au sol peuvent tuer directement les courtilières et les petits animaux dont elles se nourrissent.

  • Assèchement des terrains

    Le drainage des prairies humides, les sécheresses répétées et l’arrosage irrégulier rendent les sols moins favorables à ses galeries et à ses jeunes.

  • Destruction des prairies

    Le retournement fréquent des prairies, l’artificialisation et le travail profond du sol détruisent les galeries et les chambres souterraines.

Protéger la courtilière commune

  • Statut en FranceLa courtilière commune ne bénéficie pas, à ma connaissance, d’une protection nationale spécifique et n’est pas inscrite à la CITES. Les évaluations françaises disponibles pour les orthoptères la considèrent comme une espèce à Préoccupation mineure, avec des situations locales variables.
  • Sols accueillantsLa conservation de prairies, de fossés et de jardins peu traités, avec des zones de sol couvert et humide, maintient les habitats nécessaires à l’espèce.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange la courtilière commune ?

La courtilière commune mange des racines, des tubercules et de jeunes parties végétales, ainsi que des vers, des larves et d’autres petits animaux du sol. Elle est donc omnivore. Les proportions changent selon la saison et les ressources disponibles dans la terre.

Combien de temps vit la courtilière commune ?

La courtilière commune vit généralement environ un à deux ans dans la nature. La durée varie selon le climat, l’humidité du sol, la nourriture et les prédateurs. Dans certaines régions, son développement peut s’étendre sur deux années avec un hivernage sous terre.

Où vit la courtilière commune ?

La courtilière commune vit dans les sols meubles et humides des prairies, jardins, potagers, vergers, fossés et cultures. En France, elle peut être présente dans de nombreuses régions, mais elle est souvent localisée. Elle évite les sols très secs, très caillouteux ou fréquemment retournés.

La courtilière commune est-elle dangereuse ?

La courtilière commune est sans danger pour les personnes et les animaux domestiques. Elle ne possède pas de venin et ne cherche pas à mordre. Ses pièces buccales peuvent pincer si on la saisit, mais le meilleur geste consiste à la laisser dans le sol ou à la déplacer avec précaution.

Quelle taille fait la courtilière commune ?

La courtilière commune mesure environ 35 à 50 millimètres de longueur pour le corps. Elle a à peu près la taille d’un petit doigt. Son corps brun, ses pattes avant en forme de pelles et ses antennes permettent de la reconnaître.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.À quoi servent surtout les pattes avant de la courtilière commune ?
  2. 2.À quel moment la courtilière commune est-elle surtout active ?
  3. 3.Quel régime alimentaire correspond à la courtilière commune ?

Autour de cet animal

Sources

  1. Liste rouge mondiale de l’UICN, Gryllotalpa gryllotalpa iucnredlist.org
  2. Muséum national d’Histoire naturelle, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
  3. Office pour les insectes et leur environnement, ressources sur les insectes insectes.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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