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La chauve-souris vampire commune (Desmodus rotundus)
LC
Desmodus rotundus

Chauve-souris vampire commune

Desmodus rotundus

Aussi appelé Vampire commun, Vampire de Desmodus

La chauve-souris vampire commune vit dans les régions chaudes d’Amérique, du Mexique au nord de l’Argentine, y compris en Guyane française. Elle se nourrit de sang et peut partager un repas avec une compagne affamée. L’UICN la classe en préoccupation mineure, mais sa capacité à transmettre la rage impose de garder ses distances.

Statut
Préoccupation mineurepopulation stable
Taille
Environ 7 à 9 cm de longueur tête et corps, sans queue externe ; 35 à 40 cm d’envergure.
Poids
Environ 25 à 50 g chez l’adulte, les femelles étant généralement plus lourdes.
Longévité
Environ 9 à 12 ans dans la nature selon les sources ; plus de 20 ans possibles en captivité.
Régime
CarnivoreElle se nourrit exclusivement de sang, principalement prélevé sur des mammifères comme les bovins et les chevaux.
Mode de vie
Nocturne, en colonies, avec des groupes de femelles aux liens durables
Famille
Phyllostomidés (Phyllostomidae), ordre des Chiroptères (Chiroptera)

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

du Mexique à une grande partie de l’Amérique du Sud, jusqu’au nord de l’Argentine

Où vit la chauve-souris vampire commune ?

Elle fréquente les forêts, les savanes et les paysages agricoles, et s’abrite dans des cavités obscures.

Principales régions : Mexique, Guatemala, Costa Rica, Colombie, Brésil, Pérou, Argentine, France (Guyane).

  • Amérique du Nord et centrale
  • Amérique du Sud
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître la chauve-souris vampire commune ?
  2. Où vit la chauve-souris vampire commune ?
  3. Un repas composé uniquement de sang
  4. Des liens sociaux qui aident à survivre
  5. Un petit élevé pendant plusieurs mois
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître la chauve-souris vampire commune ?

Son corps mesure environ 7 à 9 cm et porte un pelage court, brun à gris brun, généralement plus clair sur le ventre. Ses oreilles sont assez grandes et son museau est court. Contrairement à beaucoup de chauves-souris de sa famille, elle possède un petit repli nasal peu développé, sans grande pointe dressée.

Vous pouvez aussi remarquer ses pouces allongés, munis de coussinets qui l’aident à prendre appui. Elle n’a pas de queue externe et la membrane entre ses pattes arrière est réduite. Ses incisives supérieures très coupantes servent à ouvrir une petite plaie. L’envergure atteint environ 35 à 40 cm, bien davantage que la longueur du corps.

Où vit la chauve-souris vampire commune ?

Son aire s’étend du Mexique à l’Amérique centrale et à une grande partie de l’Amérique du Sud. Elle fréquente aussi bien des forêts que des savanes et des zones d’élevage. Les troupeaux lui procurent une nourriture régulière, ce qui peut favoriser sa présence dans des paysages transformés par les activités humaines.

Le jour, elle se repose dans des grottes, des arbres creux, des mines ou certains bâtiments peu fréquentés. En France, elle est présente en Guyane, pas en métropole. Une observation éventuelle se fait après la tombée de la nuit, à distance des refuges, sans entrer dans une cavité occupée ni éclairer directement les animaux.

Un repas composé uniquement de sang

Cette espèce est hématophage : elle consomme du sang, principalement celui de mammifères. Bovins, chevaux et autres animaux domestiques peuvent devenir ses hôtes, tout comme des mammifères sauvages. Elle repère notamment la chaleur de la peau grâce à des structures sensibles situées sur son nez, puis approche parfois sa cible en marchant au sol.

Ses incisives retirent un petit morceau de peau et sa langue recueille le sang qui s’écoule. Des substances présentes dans sa salive retardent la coagulation pendant le repas. Elle prélève généralement de l’ordre de 15 à 25 ml, avec des variations selon les individus et les observations. Ses reins éliminent rapidement une partie de l’eau absorbée.

Des liens sociaux qui aident à survivre

Les colonies réunissent des effectifs variables, de quelques individus à plusieurs centaines dans certains refuges. À l’intérieur, les femelles peuvent former des groupes dont les relations durent plusieurs années. Elles se toilettent mutuellement et reconnaissent leurs partenaires. Les mâles ont une organisation différente, avec des individus territoriaux et d’autres qui vivent à l’écart des groupes de femelles.

Une chauve-souris qui revient sans repas peut recevoir du sang régurgité par une partenaire. Ce partage concerne des apparentées, mais aussi des individus non apparentés avec lesquels des liens se sont établis. Il compte beaucoup pour une espèce qui supporte mal plusieurs nuits de jeûne. Les observations montrent que ces échanges dépendent de relations sociales entretenues dans le temps.

Un petit élevé pendant plusieurs mois

La reproduction peut avoir lieu toute l’année dans certaines régions, avec des variations saisonnières locales. Après une gestation d’environ six à sept mois, la femelle donne généralement naissance à un seul petit. Celui-ci s’accroche à sa mère et reçoit du lait, comme tous les jeunes mammifères, avant de passer progressivement à une alimentation sanguine.

Le jeune commence à voler vers trois mois, mais reste dépendant de sa mère plus longtemps. Le sevrage intervient généralement vers neuf à dix mois, selon les observations. Pendant cette transition, la mère peut lui donner du sang régurgité. Cet investissement prolongé accompagne l’apprentissage des déplacements nocturnes et de la recherche d’un hôte.

Le saviez-vous ?

  • 1.Parmi les nombreuses espèces de chauves-souris, seules trois espèces actuelles se nourrissent exclusivement de sang. Toutes vivent sur le continent américain.
  • 2.Au sol, elle peut courir en utilisant ses membres antérieurs pour se propulser, une locomotion inhabituelle chez les chauves-souris.
  • 3.Des femelles non apparentées peuvent partager leur nourriture. Ces échanges ont fait de l’espèce un modèle d’étude de la coopération animale.
  • 4.Son nez détecte des différences de chaleur sur la peau d’un hôte, ce qui l’aide à localiser une zone propice au prélèvement.

Ce qui menace la chauve-souris vampire commune

  • Destruction des colonies

    Des colonies sont éliminées pour limiter les pertes dans les élevages et le risque de rage. Les interventions mal ciblées peuvent également tuer d’autres espèces de chauves-souris.

  • Disparition des refuges

    L’abattage des arbres creux et la fermeture ou la destruction de cavités suppriment des abris locaux. L’espèce reste néanmoins largement répartie et n’est pas considérée comme mondialement menacée.

  • Conflits avec l’élevage

    Les morsures répétées peuvent blesser le bétail et transmettre la rage lorsqu’un individu est infecté. Ce conflit explique une partie des campagnes de contrôle visant spécifiquement les vampires.

Protéger la chauve-souris vampire commune

  • Suivi sanitaire cibléDans les régions concernées, la vaccination du bétail contre la rage et la surveillance vétérinaire sont des mesures utilisées pour réduire les risques. Elles doivent accompagner des interventions encadrées, sans destruction indiscriminée des chauves-souris.
  • Évaluation des populationsLa Liste rouge mondiale de l’UICN classe Desmodus rotundus en préoccupation mineure. Ce classement traduit sa large répartition et ne signifie pas que chaque colonie est à l’abri des destructions.
  • Cadre français localSa présence française concerne la Guyane ; les règles métropolitaines ne doivent pas être transposées automatiquement. Son classement régional et le régime de protection applicable doivent être vérifiés auprès de l’INPN ou de l’OFB avant toute intervention sur un refuge.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange la chauve-souris vampire commune ?

La chauve-souris vampire commune se nourrit exclusivement de sang, surtout celui de mammifères. Elle peut prélever son repas sur des bovins, des chevaux ou des animaux sauvages. Ses incisives ouvrent une petite plaie, puis elle lèche le sang ; elle ne l’aspire pas avec ses dents.

Combien de temps vit la chauve-souris vampire commune ?

La chauve-souris vampire commune peut vivre environ 9 à 12 ans dans la nature, selon les sources et les conditions locales. En captivité, certains individus dépassent 20 ans. Ces chiffres distinguent une durée de vie observée couramment d’une longévité exceptionnelle, qui ne concerne qu’une partie des animaux.

Où vit la chauve-souris vampire commune ?

La chauve-souris vampire commune vit du Mexique au nord de l’Argentine, notamment en Amérique centrale, au Brésil et en Guyane française. Elle est absente à l’état sauvage de France métropolitaine. Elle chasse dans les forêts, les savanes et les zones agricoles, puis rejoint un refuge obscur pour la journée.

La chauve-souris vampire commune est-elle dangereuse ?

La chauve-souris vampire commune peut transmettre la rage par une morsure lorsqu’elle est infectée. Tous les individus ne portent pas ce virus, mais aucune exposition ne doit être banalisée. Ne la manipulez jamais. Après une morsure ou une griffure, lavez à l’eau et au savon puis appelez immédiatement le 15 ou le 112.

Quelle taille fait la chauve-souris vampire commune ?

La chauve-souris vampire commune mesure environ 7 à 9 cm de la tête à l’extrémité du corps, pour 35 à 40 cm d’envergure. Elle pèse généralement 25 à 50 g, avec des variations individuelles et des femelles souvent plus lourdes. Elle ne possède pas de queue externe.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Comment recueille-t-elle le sang de son hôte ?
  2. 2.Dans quelle région française vit-elle à l’état sauvage ?
  3. 3.Comment une femelle peut-elle aider une partenaire affamée ?

Autour de cet animal

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species : Desmodus rotundus iucnredlist.org
  2. University of Michigan, Animal Diversity Web : Desmodus rotundus animaldiversity.org
  3. Institut Pasteur, fiche maladie : Rage pasteur.fr

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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