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La bettongie naine (Bettongia pusilla)
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Bettongia pusilla

Bettongie naine

Bettongia pusilla

La bettongie naine était un petit marsupial australien, connu par des os et des dents retrouvés dans des grottes de la région de Nullarbor. Décrite en 1997, elle appartenait à la famille des potoroos et des autres bettongies. L’UICN la classe comme éteinte, mais la date de sa disparition et une grande partie de sa vie restent inconnues.

Statut
ÉteinteDate de disparition inconnue ; une survie jusqu’à l’époque historique est envisagée, sans dernier individu observé ni année d’extinction certaine.
Taille
Longueur du corps et de la queue inconnue : aucun animal entier n’a été décrit.
Poids
Poids adulte inconnu.
Longévité
Inconnue ; aucun suivi d’individus vivants ou captifs n’est documenté.
Régime
OmnivoreElle pouvait consommer des champignons, des végétaux et de petits invertébrés, par comparaison avec les bettongies vivantes ; son alimentation exacte reste inconnue.
Mode de vie
Nocturne, inconnu
Famille
Potoroïdés (Potoroidae), ordre des Diprotodontes (Diprotodontia)

Fiche vérifiée le · 4 min de lecture

région de la plaine de Nullarbor, dans le sud de l’Australie

Où vivait la bettongie naine ?

Elle occupait la région aujourd’hui aride de la plaine de Nullarbor, mais les milieux précisément fréquentés ne sont pas établis.

Principales régions : Australie.

  • Océanie
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaissait-on la bettongie naine ?
  2. Où vivait la bettongie naine ?
  3. Que mangeait-elle ?
  4. Comment se comportait-elle ?
  5. Comment se reproduisait-elle ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Disparition
  8. Ce qu’il en reste
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaissait-on la bettongie naine ?

Les caractères qui permettaient de distinguer cette espèce se trouvaient dans ses restes osseux et dentaires. Les chercheurs les avaient comparés à ceux d’autres potoroïdés, la famille des bettongies et des potoroos. Ces différences avaient permis de décrire une espèce distincte, même en l’absence de peau conservée ou d’animal entier.

Son nom évoquait sa petite taille, mais les restes disponibles ne permettaient pas de donner une longueur corporelle ou un poids adulte fiables. La couleur du pelage, la forme extérieure des oreilles et les différences entre mâles et femelles n’étaient pas documentées. Une illustration de l’animal vivant aurait donc comporté des éléments reconstitués.

Où vivait la bettongie naine ?

Les restes attribués à cette espèce provenaient de grottes de la région de Nullarbor, dans le sud de l’Australie. Leur présence indiquait qu’elle avait vécu dans cette région, sans tracer les limites complètes de son aire. Les cavités conservaient ses os ; elles n’étaient pas nécessairement les lieux où elle s’abritait.

Le paysage environnant avait pu changer pendant la période représentée par les dépôts. Il fallait donc distinguer la plaine aride actuelle des habitats réellement occupés par l’animal. Les données disponibles ne permettaient pas de préciser ses préférences de végétation, son altitude habituelle ou son éventuelle utilisation de terriers.

Que mangeait-elle ?

Aucun repas observé ni contenu digestif documenté ne permettait de dresser son menu. Ses parentes vivantes consommaient notamment des champignons souterrains, des éléments végétaux et parfois des invertébrés. Une alimentation omnivore était donc plausible, mais les proportions de ces aliments et les espèces recherchées restaient inconnues.

Comment se comportait-elle ?

Aucune observation directe ne renseignait ses déplacements, ses relations avec ses congénères ou ses heures de sortie. Une activité nocturne était supposée par comparaison avec les autres bettongies. De même, la recherche de nourriture dans le sol était plausible, mais la construction de terriers et une vie en groupe n’étaient pas démontrées.

Comment se reproduisait-elle ?

Son appartenance aux marsupiaux impliquait la naissance de petits à un stade de développement très précoce, suivie d’une croissance au contact d’une mamelle maternelle. En revanche, aucune donnée propre à cette espèce ne précisait la gestation, la durée de séjour dans la poche, l’âge de reproduction ou le nombre de jeunes élevés chaque année.

Le saviez-vous ?

  • 1.Sa description scientifique date de 1997 : une espèce peut recevoir son nom longtemps après sa disparition, grâce à des restes conservés.
  • 2.Le mot latin « pusilla » signifie « très petite ». Il renvoie à sa petitesse, sans fournir à lui seul une mesure de son corps.
  • 3.Les dents conservées permettaient de comparer cette bettongie à ses parentes, alors que son pelage et son apparence extérieure restaient inconnus.
  • 4.Des os retrouvés dans une grotte ne prouvaient pas qu’elle y habitait : certains dépôts pouvaient résulter du transport de proies par des prédateurs.

Pourquoi la bettongie naine a disparu

  • Causes non établies

    Les causes précises de sa disparition n’ont pas été démontrées. L’absence de date d’extinction certaine empêchait de relier directement sa perte à un événement historique.

  • Pressions possibles

    Les changements des milieux et, si elle avait survécu après la colonisation européenne, les prédateurs introduits pouvaient avoir joué un rôle. Ces facteurs connus chez d’autres petits marsupiaux australiens ne constituaient pas une preuve pour cette espèce.

Ce qu’il en reste aujourd’hui

  • Collections scientifiquesLes restes étudiés et la description publiée dans les Records of the Western Australian Museum constituent les principales traces scientifiques de l’espèce. Le Western Australian Museum, en Australie-Occidentale, est l’institution de référence associée à cette description.
  • Recherche sur les restesL’étude des os, des dents et de leur contexte de dépôt peut préciser son identité et son histoire. Aucun élevage conservatoire ni programme de réintroduction n’est possible en l’absence d’individus vivants.

Questions fréquentes

A-t-elle vraiment disparu à l’époque historique ?

La date exacte n’est pas établie. Une survie jusqu’à une période récente a été envisagée, mais aucun dernier individu observé ne permet de fixer son extinction. Il serait donc trompeur d’indiquer une année précise ou d’affirmer qu’elle a nécessairement disparu après l’arrivée des Européens.

Comment sait-on qu’elle existait sans l’avoir vue vivante ?

Des os et des dents conservés dans des dépôts de grottes ont permis aux chercheurs de reconnaître des caractères distinctifs. Leur comparaison avec d’autres bettongies a conduit à la description de Bettongia pusilla en 1997. Cette méthode permet d’identifier des animaux disparus même sans photographie ni récit d’observation.

Creusait-elle des terriers ?

Nous ne le savons pas. Certaines bettongies creusent pour chercher leur nourriture, et la bettongie fouisseuse construit des terriers. Ces comportements ne peuvent pas être attribués automatiquement à la bettongie naine. Les restes connus ne renseignent pas directement la manière dont elle aménageait un abri.

Peut-on la voir dans un musée ou un zoo ?

Aucun individu vivant n’est connu, en zoo ou dans la nature. Les traces disponibles sont des restes scientifiques associés notamment au Western Australian Museum. Une collection de recherche n’étant pas forcément exposée, consultez le musée avant une visite si vous souhaitez savoir si des pièces sont présentées au public.

Vivait-elle en France ?

Aucune présence naturelle en France n’est connue. Les restes qui ont permis de décrire l’espèce proviennent d’Australie. Elle n’a donc pas de statut régional français à présenter, ni de lieu d’observation en France ; les gestes utiles concernent la protection des petits mammifères actuels et de leurs habitats.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quels éléments ont permis de décrire la bettongie naine ?
  2. 2.Dans quelle région ses restes ont-ils été trouvés ?
  3. 3.Que sait-on de la date de sa disparition ?

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species : Bettongia pusilla iucnredlist.org
  2. Western Australian Museum, Records of the Western Australian Museum : description scientifique de Bettongia pusilla museum.wa.gov.au
  3. Australian Wildlife Conservancy, protection des mammifères australiens et gestion des prédateurs introduits australianwildlife.org
  4. Wikipédia, Bettongia pusilla fr.wikipedia.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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