
Asterias amurensis
Asterias amurensis
Aussi appelé étoile de mer japonaise, étoile de mer du Pacifique Nord
Asterias amurensis est une grande étoile de mer du nord-ouest du Pacifique, reconnaissable à ses cinq bras souvent orange, bruns ou violacés. Elle vit sur les fonds côtiers et chasse des coquillages. Introduite accidentellement en Australie et en Nouvelle-Zélande, elle peut modifier les communautés marines locales. L’espèce n’a pas encore de statut mondial attribué par l’UICN.
- Statut
- Non évaluéepopulation inconnue
- Taille
- En général 10 à 30 cm de diamètre, bras étendus, avec des individus pouvant atteindre environ 50 cm
- Poids
- Souvent quelques centaines de grammes, jusqu’à environ 1 kg selon la taille et la région
- Longévité
- Probablement plusieurs années dans la nature, mais la durée exacte varie selon les populations et reste mal documentée
- Régime
- CarnivoreElle mange surtout des moules, des palourdes, des huîtres, des gastéropodes et d’autres animaux marins lents, ainsi que des charognes.
- Mode de vie
- Actif de jour comme de nuit, souvent solitaire, parfois regroupée autour d’une nourriture abondante
- Famille
- Astéries (Asteriidae), ordre des Forcipulatides (Forcipulatida)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit l’asterias amurensis ?
Elle fréquente les fonds côtiers peu profonds, les vasières, les herbiers, les rochers et les ports, de la zone de balancement des marées jusqu’à environ 200 mètres de profondeur.
Principales régions : Russie orientale, Japon, Corée du Sud, Chine, Australie, Nouvelle-Zélande.
- Asie
- Océanie
- Océans
Sommaire11 parties
Comment reconnaître l’asterias amurensis ?
Le corps possède généralement cinq bras épais, terminés en pointe douce. Leur couleur varie du jaune orangé au brun, au violet ou au vert grisâtre, avec des zones plus claires. La face supérieure porte de petites épines et des plaques calcaires, tandis que la face inférieure montre les sillons dans lesquels se trouvent les pieds ambulacraires.
Le diamètre se mesure d’une extrémité de bras à l’autre. Les adultes mesurent souvent 10 à 30 cm, mais les plus grands spécimens peuvent approcher 50 cm. La forme des bras et la couleur changent avec l’âge, ce qui rend l’identification plus fiable avec une photographie de la face supérieure et de la face inférieure.
Où vit l’asterias amurensis ?
Son aire naturelle s’étend sur les côtes tempérées du nord-ouest du Pacifique, de l’Extrême-Orient russe au Japon, en passant par les côtes de la Corée et de la Chine. Elle vit dans les baies, les estuaires, les ports et les fonds côtiers abrités, où les coquillages sont nombreux.
L’espèce a été introduite en Australie, notamment autour de la Tasmanie et du détroit de Bass, ainsi qu’en Nouvelle-Zélande. Des larves peuvent voyager dans les eaux de ballast des navires, puis s’installer dans un port favorable. Elle n’est pas considérée comme une espèce présente naturellement en France.
Que mange l’asterias amurensis ?
Cette étoile de mer est une prédatrice des fonds. Elle capture surtout des bivalves comme les moules, les palourdes, les coques et les huîtres, mais aussi des escargots de mer, des crabes affaiblis, des poissons morts et d’autres animaux qui se déplacent lentement.
Pour manger un coquillage, elle se fixe avec ses pieds ambulacraires et tire doucement sur les deux valves. Une ouverture minuscule suffit pour faire sortir une partie de son estomac, qui commence la digestion à l’extérieur de son corps. Elle peut ainsi consommer des proies plus grosses que sa bouche.
Comment vit l’asterias amurensis ?
Elle avance lentement grâce à des centaines de petits pieds terminés par des ventouses. Ces pieds servent aussi à se fixer aux rochers, à grimper sur les coquillages et à résister aux courants. Les mouvements sont continus, mais l’animal peut rester immobile longtemps lorsqu’il digère.
Les individus vivent généralement seuls. Ils peuvent cependant se retrouver en grand nombre autour d’un banc de moules ou d’une autre source de nourriture. Des organes sensoriels situés au bout des bras détectent la lumière, les contacts et certaines odeurs présentes dans l’eau.
Comment se reproduit l’asterias amurensis ?
Les sexes sont généralement séparés. Pendant la période de reproduction, les adultes libèrent leurs ovules ou leurs spermatozoïdes dans l’eau. La fécondation se fait donc en pleine mer, sans accouplement comme chez les mammifères ou les oiseaux.
Les œufs fécondés donnent des larves microscopiques qui flottent avec le plancton pendant plusieurs semaines. Elles se transforment ensuite en jeunes étoiles de mer et gagnent le fond. Cette phase larvaire explique pourquoi les courants et les eaux de ballast peuvent transporter l’espèce sur de grandes distances.
Le saviez-vous ?
- 1.Une étoile de mer peut retourner son estomac vers l’extérieur pour commencer à digérer une proie entre ses deux valves.
- 2.Les pieds ambulacraires fonctionnent avec un système hydraulique interne, alimenté par la circulation de l’eau dans le corps.
- 3.Un bras perdu peut parfois repousser, mais la régénération complète dépend de la présence d’une partie du disque central.
- 4.Dans les ports, ses larves peuvent voyager dans les eaux de ballast des navires et coloniser une nouvelle baie.
Ce qui menace l’asterias amurensis
Espèce envahissante
En Australie et en Nouvelle-Zélande, elle peut consommer beaucoup de coquillages et concurrencer des espèces locales. Les zones portuaires et les élevages de coquillages sont particulièrement surveillés.
Transport maritime
Les échanges maritimes favorisent le déplacement de ses larves. Les eaux de ballast et les salissures fixées sur les coques peuvent contribuer à l’installation de populations nouvelles.
Données incomplètes
L’espèce n’a pas reçu de catégorie dans la Liste rouge mondiale de l’UICN. Sa tendance mondiale et ses effectifs ne sont donc pas établis.
Protéger l’asterias amurensis
- Surveillance des portsL’Australie et la Nouvelle-Zélande surveillent les ports et les zones conchylicoles, avec des dispositifs de détection et des opérations locales de retrait lorsque des populations sont repérées.
- Gestion des eauxLa gestion des eaux de ballast et des organismes fixés sur les navires réduit le risque de nouvelles introductions. Asterias amurensis ne figure pas, à ma connaissance, dans les annexes de la CITES.
Questions fréquentes
Que mange Asterias amurensis ?
Asterias amurensis mange surtout des moules, des palourdes, des coques, des huîtres et des escargots de mer. Elle consomme aussi des animaux morts ou affaiblis. Ses pieds ambulacraires maintiennent le coquillage pendant qu’elle entrouvre les valves et déploie son estomac pour commencer la digestion.
Combien de temps vit Asterias amurensis ?
La durée de vie exacte d’asterias amurensis est mal connue et varie selon les populations. Les observations disponibles indiquent une longévité de plusieurs années dans la nature. L’âge est difficile à mesurer chez les étoiles de mer, car elles ne possèdent pas de squelette avec des anneaux de croissance faciles à compter.
Où vit Asterias amurensis ?
Asterias amurensis vit naturellement dans le nord-ouest du Pacifique, sur les côtes de la Russie orientale, du Japon, de la Corée et de la Chine. Elle a aussi été introduite en Australie et en Nouvelle-Zélande, où elle fréquente les baies, les ports, les estuaires et les fonds côtiers.
Asterias amurensis est-elle dangereuse ?
Asterias amurensis n’est pas dangereuse pour les personnes qui l’observent calmement. Elle ne possède ni venin connu dangereux pour l’humain ni pinces. Ses épines peuvent toutefois érafler une peau fragile, et il vaut mieux la laisser dans l’eau sans la manipuler.
Quelle taille fait Asterias amurensis ?
Asterias amurensis mesure le plus souvent 10 à 30 cm de diamètre, en comptant les bras étendus. Les grands individus peuvent atteindre environ 50 cm. La taille dépend de l’âge, de la nourriture disponible et de la région. Le poids varie lui aussi fortement, de quelques centaines de grammes jusqu’à environ 1 kg.
Testez-vous
3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.
Sources
- WoRMS, World Register of Marine Species, fiche taxonomique d’Asterias amurensis marinespecies.org
- UICN, Liste rouge mondiale des espèces iucnredlist.org
- Australian Government, Department of Agriculture, Fisheries and Forestry, organismes nuisibles et espèces marines introduites
- New Zealand Government, Ministry for Primary Industries, biosecurity marine pests mpi.govt.nz
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





