
Ascidie rouge
Halocynthia papillosa
L’ascidie rouge est un animal marin fixé aux rochers, reconnaissable à son corps rouge orangé couvert de petites papilles. Elle vit surtout en Méditerranée, dans les eaux côtières bien oxygénées, et se nourrit en filtrant l’eau. Présente sur le littoral français méditerranéen, elle ne possède pas de statut national de protection spécifique signalé et n’a pas encore été évaluée par l’UICN.
- Statut
- Non évaluéepopulation inconnue
- Taille
- Environ 8 à 15 cm de hauteur pour le corps adulte, parfois davantage selon les conditions.
- Poids
- Non documenté de façon fiable, car le poids varie fortement avec l’eau retenue dans les tissus.
- Longévité
- Plusieurs années dans la nature, mais la durée de vie précise de l’espèce reste mal connue.
- Régime
- Mangeur de planctonElle filtre l’eau et capture du plancton, des bactéries et de très petites particules organiques.
- Mode de vie
- Actif de jour comme de nuit, solitaire et fixé
- Famille
- Pyuridés (Pyuridae), ordre des Stolidobranches (Stolidobranchia)
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Où vit l’ascidie rouge ?
Elle vit fixée sur des rochers, des parois et des surplombs marins, généralement de quelques mètres à plusieurs dizaines de mètres de profondeur.
Principales régions : France méditerranéenne, Espagne, Italie, Croatie, Grèce, Malte, Tunisie, Portugal.
- Europe
- Afrique
- Océans
Sommaire11 parties
Comment reconnaître l’ascidie rouge ?
L’ascidie rouge ressemble à un petit sac charnu fixé sur la roche. Sa couleur va du rouge orangé au brun rougeâtre. Sa surface porte de nombreuses petites bosses, appelées papilles, qui lui donnent un aspect rugueux. Le corps mesure le plus souvent entre 8 et 15 centimètres.
Deux ouvertures, ou siphons, se trouvent sur la partie supérieure du corps. L’une fait entrer l’eau, tandis que l’autre la rejette après filtration. Ces ouvertures peuvent se contracter rapidement lorsqu’une ombre, un contact ou un mouvement brusque les dérange.
Elle ne possède ni tête, ni yeux, ni nageoires. Une fois devenue adulte, elle reste solidement attachée à son support. Sa tunique épaisse, fabriquée en partie avec une substance proche de la cellulose, protège les organes situés à l’intérieur.
Où vit l’ascidie rouge ?
L’ascidie rouge vit dans la mer, principalement en Méditerranée et dans quelques secteurs proches de l’Atlantique oriental. En France, elle est surtout présente sur les côtes rocheuses de la Méditerranée, notamment dans les zones où les falaises, les blocs et les tombants offrent des surfaces auxquelles elle peut se fixer.
Elle fréquente généralement les petits fonds jusqu’à plusieurs dizaines de mètres. Les plongeurs peuvent la trouver sur des parois verticales, sous des surplombs et dans des anfractuosités où l’eau circule régulièrement. Les eaux claires et bien oxygénées lui conviennent.
La meilleure période pour l’observer en France s’étend du printemps au début de l’automne, lorsque les sorties en mer et la plongée sont plus fréquentes. Elle reste toutefois présente toute l’année, car elle ne migre pas et ne se cache pas pendant une saison précise.
Que mange l’ascidie rouge ?
Elle se nourrit en filtrant l’eau de mer. L’eau entre par le siphon situé au sommet, traverse une grande chambre appelée pharynx, puis ressort par le second siphon. Un réseau de petits passages retient les particules alimentaires.
Son menu comprend du plancton très fin, des bactéries et des débris organiques microscopiques. Les particules retenues sont rassemblées dans du mucus avant d’être conduites vers le tube digestif.
Cette filtration contribue au fonctionnement des écosystèmes côtiers. Les ascidies retirent une partie des particules présentes dans l’eau et servent aussi de support à de petits organismes marins.
Comment vit l’ascidie rouge ?
Adulte, elle ne se déplace plus. Elle reste attachée à la roche par sa base et dépend du courant ou des mouvements de l’eau pour apporter les particules qu’elle filtre. Elle peut fermer ses siphons en quelques instants lorsqu’elle est touchée ou exposée à une forte perturbation.
Chaque individu vit seul, même si plusieurs ascidies peuvent occuper la même paroi. Elles se font alors concurrence pour l’espace et pour le passage de l’eau. Des éponges, des algues et d’autres petits animaux peuvent aussi s’installer sur leur tunique.
L’ascidie rouge ne mord pas et ne possède pas de venin. Il vaut mieux éviter de la toucher, car les manipulations peuvent abîmer sa tunique ou la décoller de son support, ce qui peut entraîner sa mort.
Comment se reproduit l’ascidie rouge ?
L’ascidie rouge est hermaphrodite : un même individu possède des organes reproducteurs mâles et femelles. Les gamètes sont libérés dans l’eau de mer, où la fécondation peut avoir lieu lorsque les conditions sont favorables.
L’œuf donne une larve qui ressemble brièvement à un petit têtard. Elle possède une queue et une structure dorsale appelée notochorde, caractéristique des cordés, le grand groupe auquel appartiennent aussi les vertébrés.
Après une courte période de nage, la larve se fixe sur un support adapté. Elle perd alors sa queue, réorganise son corps et commence sa vie d’ascidie adulte. La période de reproduction varie selon la température et la région.
Le saviez-vous ?
- 1.Sa larve possède une notochorde, une structure dorsale qui rappelle l’origine évolutive commune des ascidies et des vertébrés.
- 2.La tunique de l’ascidie contient de la tunicine, une substance dont la composition ressemble à celle de la cellulose végétale.
- 3.Un adulte peut fermer ses siphons très rapidement pour limiter l’entrée de particules ou réagir à un contact.
- 4.Une fois fixée, elle adopte une vie immobile, alors que sa larve nage brièvement avant de choisir son support.
Ce qui menace l’ascidie rouge
Dégradation des fonds
L’ancrage, le retournement des rochers et certains aménagements côtiers peuvent arracher les individus fixés ou détruire leurs supports.
Pollution marine
Les eaux chargées de polluants, de déchets ou de sédiments peuvent perturber la filtration et la respiration des ascidies.
Réchauffement de la mer
La hausse de la température et les épisodes de chaleur marine peuvent modifier sa reproduction, sa croissance et les communautés fixées auxquelles elle appartient.
Protéger l’ascidie rouge
- Aires marines protégéesElle bénéficie indirectement des règles de protection des fonds rocheux dans les aires marines protégées méditerranéennes. Aucun programme d’élevage ou de réintroduction spécifique n’est signalé pour cette espèce.
- Statut françaisAucune protection nationale spécifique ni inscription à une annexe de la CITES n’est signalée pour Halocynthia papillosa. L’espèce n’a pas encore été évaluée au niveau mondial par l’UICN.
Questions fréquentes
Que mange l’ascidie rouge ?
L’ascidie rouge filtre l’eau de mer pour retenir du plancton microscopique, des bactéries et de très petites particules organiques. Elle fait entrer l’eau par un siphon, capture les particules dans son pharynx grâce à du mucus, puis rejette l’eau filtrée par un second siphon.
Combien de temps vit l’ascidie rouge ?
L’ascidie rouge vit plusieurs années dans la nature, mais sa durée de vie précise est encore mal connue. Elle reste fixée à la même place pendant sa vie adulte. Les conditions locales, la température, les tempêtes et les dommages causés par les plongeurs influencent sa survie.
Où vit l’ascidie rouge ?
L’ascidie rouge vit dans la mer, surtout en Méditerranée et dans des secteurs voisins de l’Atlantique oriental. En France, on la cherche sous l’eau sur les rochers, les parois et les surplombs de la côte méditerranéenne, depuis les petits fonds jusqu’à plusieurs dizaines de mètres.
L’ascidie rouge est-elle dangereuse ?
L’ascidie rouge n’est pas dangereuse pour les baigneurs et ne possède ni dents ni venin. Il faut toutefois éviter de la toucher ou de la décoller, car sa tunique peut être blessée et l’animal risque de mourir s’il perd son support.
Quelle taille fait l’ascidie rouge ?
L’ascidie rouge mesure généralement entre 8 et 15 centimètres de hauteur, avec des variations selon l’âge et les conditions du milieu. Son corps ressemble à un sac dressé, rouge orangé, dont la surface porte de petites papilles.
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Sources
- UICN, Liste rouge des espèces menacées iucnredlist.org
- MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
- DORIS, Données d’observations pour la reconnaissance et l’identification de la faune et de la flore subaquatiques doris.ffessm.fr
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





