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L'ara hyacinthe (Anodorhynchus hyacinthinus)
VU
Anodorhynchus hyacinthinus

Ara hyacinthe

Anodorhynchus hyacinthinus

Avec son plumage bleu profond et sa longue queue, l’ara hyacinthe est le plus grand perroquet vivant par la longueur. Il habite principalement le Brésil, notamment les paysages du Pantanal, et casse des noix de palmiers avec son puissant bec. Classé vulnérable par l’UICN, il dépend des grands arbres pour nicher et reste menacé par la transformation de son habitat.

Statut
Vulnérablepopulation en baisse
Taille
95 à 100 cm de longueur totale, longue queue comprise ; environ 120 à 150 cm d’envergure selon les sources
Poids
Environ 1,2 à 1,7 kg chez l’adulte
Longévité
Longévité mal documentée dans la nature ; plusieurs décennies en captivité, avec des individus atteignant environ 50 ans
Régime
Mangeur de grainesIl mange surtout les graines et les noix de plusieurs palmiers, ainsi que certains fruits.
Mode de vie
Diurne, en couples et en petits groupes
Famille
Psittacidés (Psittacidae), ordre des Psittaciformes

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

centre et nord du Brésil, est de la Bolivie et nord-est du Paraguay

Où vit l’ara hyacinthe ?

Il fréquente les savanes arborées, les palmeraies et les lisières forestières, surtout dans les plaines tropicales.

Principales régions : Brésil, Bolivie, Paraguay.

  • Amérique du Sud

Environ 4 300 individus matures selon l’estimation de référence de l’UICN ; ce chiffre ne constitue pas un comptage annuel.

Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître l’ara hyacinthe
  2. Où vit l’ara hyacinthe ?
  3. Que mange l’ara hyacinthe ?
  4. Comment vit-il avec les autres ?
  5. Comment naissent les jeunes ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître l’ara hyacinthe

Le plumage est presque entièrement bleu cobalt, avec des nuances qui changent selon la lumière. Deux zones de peau jaune ressortent nettement : un anneau autour de chaque œil et une bande au bord de la mandibule inférieure. Le bec est noir, massif et fortement courbé ; les pattes sont gris foncé.

La longue queue pointue compte pour une grande part dans sa longueur totale, proche d’un mètre. Les mâles et les femelles ont une apparence très semblable : vous ne pouvez pas les distinguer avec certitude à la couleur. L’ara de Lear, une espèce voisine également bleue, est plus petit et possède une zone jaune différente près du bec.

Où vit l’ara hyacinthe ?

La majorité de la population vit au Brésil, dans plusieurs ensembles géographiques séparés. Le Pantanal, vaste plaine inondable, abrite une population particulièrement connue. D’autres oiseaux occupent des paysages du Cerrado et certaines zones du sud et de l’est de l’Amazonie. L’aire naturelle atteint aussi l’est de la Bolivie et le nord-est du Paraguay.

Il recherche une combinaison précise : des palmiers pour se nourrir, des arbres où se poser et des cavités assez grandes pour nicher. Il fréquente donc volontiers les savanes arborées et les mosaïques de forêts et de milieux ouverts. Dans le Pantanal, les variations saisonnières du niveau de l’eau modifient l’accès à certains secteurs.

Que mange l’ara hyacinthe ?

Son alimentation repose surtout sur les graines et les noix de palmiers, dont les espèces consommées varient selon la région. Dans le Pantanal, les palmiers acuri et bocaiuva fournissent une grande partie de sa nourriture. Le bec fend les enveloppes résistantes ; la langue et les pattes aident ensuite à maintenir et à manipuler les morceaux.

Vous pouvez parfois le voir chercher sa nourriture au sol, sous les palmiers. Dans certaines zones d’élevage du Pantanal, il récupère aussi des noix rejetées après le passage des fruits dans le tube digestif des bovins. Cette observation ne signifie pas que les pâturages remplacent tous ses besoins : les arbres de nidification restent indispensables.

Comment vit-il avec les autres ?

Actif pendant la journée, il se déplace souvent en couple ou en petit groupe entre les sites d’alimentation et les lieux de repos. Ses cris puissants permettent aux oiseaux de rester en contact à distance. Des rassemblements plus nombreux peuvent se former là où la nourriture est abondante ou sur des dortoirs communs.

Les partenaires entretiennent leur lien en restant proches, en se toilettant mutuellement et en échangeant de la nourriture. Comme les autres perroquets, il utilise son bec pour prendre appui lorsqu’il grimpe. Ses deux doigts dirigés vers l’avant et ses deux doigts vers l’arrière lui permettent de saisir les branches et les aliments.

Comment naissent les jeunes ?

Le couple installe généralement son nid dans une grande cavité d’arbre. Dans le Pantanal, le manduvi fournit de nombreux sites de nidification. La femelle pond habituellement un ou deux œufs, puis les couve environ 28 à 30 jours. Les cavités adaptées sont peu nombreuses et peuvent aussi être utilisées par d’autres animaux.

Les poussins naissent dépendants de leurs parents, qui les nourrissent pendant plusieurs mois. Ils quittent généralement le nid vers trois à quatre mois, mais restent encore accompagnés et nourris après leurs premiers vols. Lorsque deux poussins éclosent, un seul survit souvent jusqu’à l’envol ; cette reproduction lente limite la vitesse de reconstitution des populations.

Le saviez-vous ?

  • 1.Malgré sa longueur proche d’un mètre, il n’est pas le perroquet le plus lourd : le kakapo peut peser davantage.
  • 2.Dans le Pantanal, des noix ayant traversé le tube digestif des bovins peuvent être récupérées au sol et ouvertes par les aras.
  • 3.Le jaune autour des yeux et près du bec correspond à de la peau nue, et non à des plumes jaunes.
  • 4.Un grand arbre creux peut servir de site de reproduction pendant plusieurs saisons, tant que sa cavité reste utilisable.

Ce qui menace l’ara hyacinthe

  • Disparition des grands arbres

    Le défrichement et la transformation des paysages réduisent les ressources alimentaires et les sites de nidification. La perte d’un arbre à grande cavité est difficile à compenser rapidement, car ces cavités se forment lentement.

  • Incendies dans le Pantanal

    Les grands incendies peuvent détruire des nids, des arbres anciens et des palmeraies. Leur effet dépasse la saison du feu lorsque les oiseaux perdent durablement leurs lieux de reproduction.

  • Captures pour le commerce

    Les captures destinées au marché des oiseaux de compagnie ont fortement affecté l’espèce. Le trafic reste une menace, notamment lorsque des jeunes sont prélevés directement dans les nids.

Protéger l’ara hyacinthe

  • Protection par la CITESL’espèce figure à l’annexe I de la CITES : le commerce international à des fins commerciales des spécimens sauvages est en principe interdit. Dans l’Union européenne, elle relève de l’annexe A, qui impose également des conditions strictes de détention commerciale et de cession.
  • Suivi dans le PantanalAu Brésil, le Projeto Arara Azul suit les couples et leur reproduction, protège les sites de nidification et installe des nichoirs adaptés. Le travail avec les propriétaires de terrains aide à conserver les arbres utilisés par les oiseaux.
  • Conserver les habitatsLa protection des palmeraies et des grands arbres à cavités maintient à la fois la nourriture et les possibilités de reproduction. La prévention des incendies et la gestion des paysages autour des sites occupés complètent les actions menées sur les nids.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Est-ce le plus grand perroquet du monde ?

Oui, si l’on compare la longueur totale : un adulte approche un mètre, longue queue comprise. Il ne détient toutefois pas le record de poids. Le kakapo, perroquet de Nouvelle-Zélande incapable de voler, peut être nettement plus lourd.

Peut-il parler comme certains perroquets ?

Certains individus vivant auprès d’humains peuvent imiter des sons ou quelques mots, avec de grandes différences d’un oiseau à l’autre. Dans la nature, ses cris servent surtout à communiquer avec ses partenaires et son groupe. L’imitation de la parole ne résume donc pas ses capacités de communication.

Peut-on avoir un ara hyacinthe chez soi en France ?

Sa détention et sa cession sont très encadrées, notamment parce qu’il relève de l’annexe A de la réglementation européenne sur le commerce des espèces sauvages. Les documents requis dépendent de l’origine de l’oiseau et de l’opération envisagée. Avant toute démarche, contactez la DDPP et la DREAL ; une annonce de vente ne prouve pas la légalité.

Pourquoi son bec est-il aussi gros ?

Son bec massif lui permet d’ouvrir les noix très résistantes de plusieurs palmiers. Il sert aussi à manipuler les aliments et à prendre appui sur les branches lorsqu’il grimpe. Un oiseau habitué aux humains conserve cette force : il faut respecter les consignes des soigneurs et éviter de lui présenter les doigts.

Le voit-on seulement dans les forêts tropicales ?

Non, il fréquente aussi les savanes arborées, les palmeraies et les paysages ouverts comportant des îlots forestiers. Le Pantanal, où il est bien connu, est une vaste plaine soumise aux inondations saisonnières. La présence de nourriture et de grands arbres creux compte davantage qu’une couverture forestière continue.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle nourriture constitue l’essentiel de son alimentation ?
  2. 2.Où le couple installe-t-il généralement son nid ?
  3. 3.Quel signe aide à reconnaître l’ara hyacinthe ?

Autour de cet animal

Pour aller plus loin

Sources

  1. UICN, Liste rouge mondiale : Anodorhynchus hyacinthinus iucnredlist.org
  2. San Diego Zoo Wildlife Alliance, Macaw animals.sandiegozoo.org
  3. CITES, Annexes I, II et III cites.org
  4. Wikipédia, Ara hyacinthe fr.wikipedia.org

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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