
Ara de Cuba
Ara tricolor
Aussi appelé Ara tricolore
L’ara de Cuba était un perroquet des Caraïbes dont le plumage associait le rouge, le jaune et le bleu. Il habitait Cuba et l’île des Pins, aujourd’hui appelée île de la Jeunesse. La chasse, les captures et la transformation de ses habitats avaient accompagné son déclin au XIXe siècle ; l’UICN le classe aujourd’hui parmi les espèces éteintes.
- Statut
- ÉteinteDisparu au XIXe siècle ; la dernière mention généralement retenue comme certaine datait de 1864, à Cuba.
- Taille
- Environ 45 à 50 cm de longueur totale, queue comprise, selon les descriptions.
- Poids
- Aucune fourchette adulte suffisamment fiable n’est disponible.
- Longévité
- Inconnue ; aucune durée de vie suffisamment documentée dans la nature ou en captivité.
- Régime
- Mangeur de fruitsIl aurait consommé des fruits et des graines, notamment de palmiers, mais les observations alimentaires détaillées étaient rares.
- Mode de vie
- Diurne, en couples ou en petits groupes, selon les récits
- Famille
- Psittacidés (Psittacidae), ordre des Psittaciformes
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vivait l’ara de Cuba ?
Il fréquentait les boisements et les paysages à palmiers de Cuba, notamment dans la région marécageuse de Zapata.
Principales régions : Cuba.
- Amérique du Nord et centrale
Aucun individu vivant connu, dans la nature comme en captivité.
Sommaire11 parties
Comment reconnaissait-on l’ara de Cuba ?
Ce perroquet portait du rouge sur le front et une grande partie du dessous du corps. Le sommet de la tête passait vers des teintes orangées, puis jaunes sur la nuque. Les ailes mêlaient notamment le bleu et le rouge. Ces couleurs expliquaient son nom scientifique, tricolor, qui faisait référence à trois couleurs.
Sa longue queue contribuait beaucoup à sa silhouette, pour une longueur totale d’environ 45 à 50 centimètres. Une zone de peau claire entourait les yeux, comme chez plusieurs autres aras. Son bec sombre et recourbé était robuste. Les spécimens conservés permettaient de comparer ces caractères, même si les couleurs pouvaient s’altérer après la mort.
Où vivait l’ara de Cuba ?
Son aire connue se situait à Cuba, avec des mentions sur l’île des Pins, aujourd’hui nommée île de la Jeunesse. Il fréquentait des paysages boisés comprenant des palmiers. Les récits historiques ne permettaient toutefois pas de dessiner une carte précise de sa présence, ni de connaître les effectifs de chaque région.
La péninsule de Zapata, dans le sud de Cuba, figurait parmi ses derniers refuges rapportés. Cette région comprenait des marais et des boisements, mais l’oiseau ne vivait pas uniquement dans l’eau ou au bord des marais. Aucune population sauvage n’avait été signalée en France : son histoire naturelle appartenait aux Caraïbes.
Que mangeait-il ?
Les informations disponibles évoquaient une alimentation comprenant des fruits et des graines, notamment ceux de palmiers. Son bec recourbé lui permettait de saisir et de travailler des aliments résistants. Aucun suivi scientifique prolongé n’avait cependant décrit ses repas, et les proportions exactes de fruits, de graines ou d’autres aliments restaient inconnues.
Les naturalistes disposaient surtout de témoignages ponctuels, recueillis avant sa disparition. Ils ne pouvaient donc pas établir un menu saisonnier fiable ni préciser les quantités consommées. Les ressemblances avec les aras actuels aidaient à formuler des hypothèses, mais elles ne remplaçaient pas les observations directes de cette espèce.
Comment se comportait-il ?
Les récits le décrivaient en couples ou en petits groupes. Il était actif pendant la journée et se déplaçait entre les arbres pour se nourrir. La taille habituelle des groupes et l’étendue des déplacements n’avaient pas été mesurées avec les méthodes de suivi utilisées aujourd’hui pour les perroquets sauvages.
Certains oiseaux avaient été capturés et gardés en captivité, ce qui avait contribué à faire connaître leur apparence hors de Cuba. Ces cas ne constituaient toutefois pas un programme d’élevage capable de préserver l’espèce. Les descriptions de ses cris et de ses interactions restaient trop limitées pour reconstituer précisément sa vie sociale.
Que savait-on de sa reproduction ?
Les données concernant sa reproduction étaient particulièrement pauvres. Des récits évoquaient l’utilisation de cavités d’arbres, notamment de palmiers, pour la nidification. La disparition des arbres porteurs de cavités avait donc pu réduire les possibilités de reproduction, mais aucun suivi de nids n’avait permis de mesurer cet effet.
Le nombre habituel d’œufs, la durée d’incubation et l’âge d’envol des jeunes n’étaient pas suffisamment documentés pour donner des chiffres fiables. Les valeurs connues chez d’autres aras ne pouvaient pas être attribuées automatiquement à celui de Cuba. Aucun élevage durable n’avait laissé une population survivante après sa disparition dans la nature.
Le saviez-vous ?
- 1.Le mot tricolor faisait référence aux trois couleurs les plus remarquables de son plumage : le rouge, le jaune et le bleu.
- 2.Il était sensiblement plus petit que plusieurs grands aras actuels, dont la longueur totale pouvait dépasser 80 centimètres.
- 3.Des témoignages tardifs avaient prolongé l’incertitude sur sa disparition, sans apporter la même solidité qu’un spécimen daté et localisé.
- 4.Des chercheurs avaient pu étudier de l’ADN conservé dans des spécimens de musée, longtemps après la disparition des derniers oiseaux.
Pourquoi l’ara de Cuba a disparu
Chasse pour la nourriture
Les récits historiques rapportaient une chasse pour consommer sa chair. Ces prélèvements avaient contribué au déclin d’une espèce dont l’aire était limitée à quelques îles.
Captures d’oiseaux vivants
Des aras avaient été capturés pour être gardés comme oiseaux de compagnie ou envoyés hors de Cuba. Ces captures retiraient des individus aux populations sauvages, sans assurer leur maintien par un élevage durable.
Transformation des habitats
Le défrichement et l’exploitation des boisements avaient réduit les ressources alimentaires et les arbres disponibles pour nicher. La part respective de ces changements et des prélèvements humains n’avait pas été chiffrée.
Ce qu’il en reste aujourd’hui
- Spécimens de muséeDes spécimens sont conservés notamment au Natural History Museum de Londres et au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris. Ils permettent de vérifier les descriptions et de poursuivre des recherches sur cette espèce éteinte.
- Études de l’ADNDes travaux scientifiques ont utilisé l’ADN de spécimens historiques pour étudier les liens de parenté de l’ara de Cuba avec d’autres aras. Ces analyses renseignent son histoire évolutive ; elles ne constituent pas un programme de réintroduction.
- Aucune population survivanteL’espèce ne survit ni dans la nature ni en captivité, ce qui correspond au statut EX de l’UICN. Aucun programme d’élevage conservatoire ne peut donc être mené à partir d’oiseaux vivants.
Questions fréquentes
Quand l’ara de Cuba a-t-il disparu ?
Sa disparition remontait au XIXe siècle. La dernière mention généralement retenue comme certaine datait de 1864, dans la région de Zapata. Des signalements plus tardifs avaient circulé, mais leur fiabilité était insuffisante pour fixer avec certitude la date de mort du dernier individu.
En reste-t-il dans un zoo ?
Aucun individu vivant n’est connu, y compris dans les zoos ou chez des particuliers. L’espèce est classée EX, pour éteinte. Le statut EW aurait signifié qu’elle survivait uniquement en captivité, situation qui ne correspond pas à l’ara de Cuba.
Comment sait-on à quoi il ressemblait ?
Des oiseaux avaient été collectés avant sa disparition, puis conservés dans des musées. Ces spécimens, complétés par des illustrations et des descriptions historiques, renseignent ses couleurs et ses dimensions. Leur provenance et leur date de collecte aident aussi à vérifier certaines mentions de présence.
Pourquoi a-t-il disparu ?
Les causes retenues comprennent la chasse pour la nourriture, les captures d’oiseaux vivants et la transformation des boisements. Ces pressions s’étaient exercées sur une espèce à l’aire restreinte. Les archives ne permettent pas de calculer la contribution exacte de chaque cause, ni de reconstituer année par année son déclin.
Pourrait-on le faire revivre avec son ADN ?
L’ADN ancien permet d’étudier sa parenté et une partie de son patrimoine génétique. Cela ne suffit pas à produire un oiseau vivant, puis une population capable de se reproduire. Aucun programme documenté n’a rétabli l’ara de Cuba ; la protection des perroquets encore vivants reste une action concrète.
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Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species, Ara tricolor iucnredlist.org
- BirdLife International, DataZone, Cuban Macaw (Ara tricolor) datazone.birdlife.org
- Natural History Museum, collections zoologiques nhm.ac.uk
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





