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L’antilope d’Amérique (Antilocapra americana)
LC
Antilocapra americana

Antilope d’Amérique

Antilocapra americana

Aussi appelé Antilocapre, Pronghorn

L’antilope d’Amérique parcourt les plaines ouvertes de l’ouest nord-américain, du Canada au Mexique. Seule espèce vivante de sa famille, elle possède des cornes dont l’enveloppe tombe et repousse chaque année, ainsi qu’une remarquable endurance à la course. L’UICN la classe en préoccupation mineure, malgré la fragilité de certaines populations locales.

Statut
Préoccupation mineurepopulation stable
Taille
Environ 1 à 1,5 m de longueur tête-corps et 80 à 100 cm au garrot ; queue de 8 à 15 cm.
Poids
Environ 40 à 65 kg chez les mâles et 35 à 50 kg chez les femelles, avec des variations régionales.
Longévité
Généralement 7 à 10 ans dans la nature ; certains individus atteignent une quinzaine d’années.
Régime
HerbivoreElle mange des plantes herbacées, des feuilles et des pousses d’arbustes, notamment des armoises, avec une part variable de graminées.
Mode de vie
Actif de jour comme de nuit, en hardes de taille variable selon la saison
Famille
Antilocapridés (Antilocapridae), ordre des Artiodactyles (Artiodactyla)

Fiche vérifiée le · 5 min de lecture

ouest et centre de l’Amérique du Nord, du sud du Canada au nord du Mexique

Où vit l’antilope d’Amérique ?

Elle fréquente les prairies ouvertes, les steppes à armoises et les plaines semi-désertiques, parfois sur des plateaux d’altitude.

Principales régions : Canada, États-Unis, Mexique.

  • Amérique du Nord et centrale
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître l’antilope d’Amérique ?
  2. Où vit l’antilope d’Amérique ?
  3. Que mange l’antilope d’Amérique ?
  4. Comment se déplace-t-elle et vit-elle en groupe ?
  5. Comment naissent les petits ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître l’antilope d’Amérique ?

Son pelage fauve contraste avec un ventre blanc, deux bandes claires sur le cou et une large tache blanche autour de la queue. Les pattes sont fines et le corps paraît compact. Chez le mâle, des marques noires se voient sur le museau et les joues ; elles sont moins prononcées chez la femelle.

Les cornes du mâle mesurent généralement entre 25 et 40 cm et portent une pointe dirigée vers l’avant. Elles associent un noyau osseux permanent à une enveloppe cornée qui se détache chaque année. Les femelles peuvent avoir de petites cornes, souvent sans cette ramification, ou ne pas en porter du tout.

Où vit l’antilope d’Amérique ?

Son aire naturelle s’étend du sud de l’Alberta et de la Saskatchewan jusqu’au nord du Mexique, à travers l’ouest et le centre des États-Unis. Vous pouvez l’observer dans les grandes prairies, les steppes à armoises et certaines plaines désertiques. Les espaces ouverts lui permettent de repérer de loin les prédateurs.

Certaines populations restent dans un même secteur, tandis que d’autres migrent entre leurs territoires d’été et d’hiver. Dans le Wyoming, des déplacements saisonniers dépassent une centaine de kilomètres. Les passages entre les montagnes, les routes et les clôtures deviennent alors des points sensibles : un obstacle peut couper l’accès aux pâturages.

Que mange l’antilope d’Amérique ?

Cet herbivore choisit des plantes herbacées à feuilles larges, des fleurs et des pousses d’arbustes. Les armoises prennent une place importante dans certaines régions, particulièrement en hiver. La proportion de graminées varie selon les lieux et les saisons ; son menu ne se limite donc pas à l’herbe des prairies.

Comme les autres ruminants, elle avale d’abord sa nourriture, puis la ramène dans la bouche pour la mâcher de nouveau. Des microbes présents dans son système digestif l’aident à exploiter les fibres végétales. Dans les milieux secs, les plantes lui apportent une partie de son eau, mais elle boit aussi lorsque des points d’eau sont accessibles.

Comment se déplace-t-elle et vit-elle en groupe ?

Sa vitesse de pointe peut approcher 90 km/h, même si les chiffres varient selon les méthodes de mesure. Elle se distingue aussi par sa capacité à courir vite sur une distance prolongée. Ses grands yeux, placés sur les côtés de la tête, lui permettent de surveiller une vaste portion du paysage.

En hiver, plusieurs groupes peuvent se réunir en grandes hardes ; au printemps et en été, les rassemblements se dispersent davantage. Un animal inquiet redresse les poils blancs de sa croupe, rendant cette zone très visible. Face aux clôtures, elle cherche souvent à passer dessous, ce qui explique l’intérêt d’un fil inférieur suffisamment haut.

Comment naissent les petits ?

Le rut se déroule généralement à la fin de l’été ou au début de l’automne, avec des variations géographiques. Les mâles peuvent défendre un territoire ou surveiller un groupe de femelles. Après une gestation d’environ huit mois, la naissance a lieu le plus souvent au printemps ou au début de l’été.

La femelle met généralement au monde deux petits, parfois un seul, notamment lors d’une première reproduction. Les nouveau-nés se lèvent rapidement, mais restent d’abord cachés dans la végétation, souvent séparés l’un de l’autre. Leur mère revient les allaiter ; ils commencent ensuite à la suivre et sont habituellement sevrés vers quatre à cinq mois.

Le saviez-vous ?

  • 1.Malgré son nom, elle n’appartient pas à la famille des antilopes africaines. Les girafes et les okapis sont ses plus proches parents actuels.
  • 2.Ses cornes réunissent deux particularités rarement associées : une ramification chez le mâle et une enveloppe cornée qui tombe chaque année.
  • 3.Sa course très endurante mobilise un appareil respiratoire et circulatoire adapté à fournir beaucoup d’oxygène aux muscles.
  • 4.La tache blanche de sa croupe devient plus voyante lorsqu’elle redresse ses poils en situation d’alerte, un signal visible par les autres membres du groupe.

Ce qui menace l’antilope d’Amérique

  • Clôtures et routes

    Les clôtures difficiles à franchir et les routes fragmentent les parcours saisonniers. Elles peuvent empêcher l’accès à la nourriture et augmenter le risque de collision.

  • Transformation des prairies

    La mise en culture, l’urbanisation et certaines installations énergétiques réduisent ou morcellent les espaces ouverts. Les zones de mise bas et les couloirs de déplacement peuvent être touchés.

  • Sécheresses et hivers rigoureux

    Les sécheresses diminuent la quantité de plantes disponibles, surtout dans les régions désertiques. Une neige épaisse ou croûtée peut aussi limiter les déplacements et l’accès à la nourriture.

  • Populations locales fragiles

    Le statut mondial favorable masque des situations locales préoccupantes, notamment pour la sous-espèce du Sonora. Les petites populations isolées résistent moins bien aux épisodes climatiques extrêmes.

Protéger l’antilope d’Amérique

  • Protection des populations mexicainesLes populations du Mexique sont inscrites à l’annexe I de la CITES. Leur commerce international est donc soumis aux restrictions les plus fortes de cette convention, avec des exceptions strictement encadrées.
  • Corridors et clôtures adaptéesDans l’ouest des États-Unis, des gestionnaires et des propriétaires modifient les clôtures pour faciliter le passage sous le fil inférieur. Des passages à faune et la protection de corridors migratoires limitent également les coupures entre habitats.
  • Rétablissement au SonoraLe U.S. Fish and Wildlife Service et ses partenaires conduisent des actions de reproduction en enclos et de remise en liberté pour l’antilope du Sonora. Ces mesures concernent cette sous-espèce menacée, sans modifier le statut mondial de l’espèce entière.
  • Habitats dans les parcsLes parcs nationaux de Yellowstone et de Grand Teton protègent une partie de ses habitats. La conservation doit aussi couvrir les terres situées hors des parcs, que les animaux traversent pendant leurs déplacements.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Est-ce une vraie antilope ?

Son nom français peut prêter à confusion : elle appartient aux Antilocapridés, tandis que les antilopes africaines et asiatiques appartiennent aux Bovidés. Elle est la seule espèce encore vivante de sa famille. Ses plus proches parents actuels sont les girafes et les okapis.

Est-elle plus rapide qu’un guépard ?

Le guépard atteint une vitesse de pointe supérieure sur une courte distance. L’antilope d’Amérique peut approcher 90 km/h et maintenir une course rapide plus longtemps. Les vitesses annoncées varient selon les conditions de mesure ; son endurance est l’un de ses traits les mieux documentés.

Pourquoi perd-elle ses cornes chaque année ?

Elle perd l’enveloppe cornée qui entoure chaque noyau osseux, puis en produit une nouvelle. Le noyau reste en place. Ce renouvellement annuel distingue ses cornes de celles des Bovidés, généralement permanentes, et des bois des cervidés, dont la partie osseuse entière tombe.

L’antilope d’Amérique est-elle menacée de disparition ?

À l’échelle mondiale, l’UICN la classe en préoccupation mineure, avec une tendance globalement stable. Certaines populations locales restent toutefois fragiles, notamment dans les régions désertiques. La protection des déplacements et des habitats demeure nécessaire, même pour une espèce dont le statut mondial est favorable.

Peut-on en voir en France ?

Vous ne rencontrerez pas de population sauvage naturelle en France : son aire se situe en Amérique du Nord. Sa présence dans les collections zoologiques européennes est peu courante et peut changer. Avant une visite, consultez la liste officielle des animaux du parc concerné.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.À quelle famille appartient l’antilope d’Amérique ?
  2. 2.Quelle partie de ses cornes tombe chaque année ?
  3. 3.Quel paysage fréquente-t-elle naturellement ?

Autour de cet animal

Pour aller plus loin

Sources

  1. UICN, Liste rouge mondiale : Antilocapra americana iucnredlist.org
  2. Université du Michigan, Animal Diversity Web : Antilocapra americana animaldiversity.org
  3. U.S. Fish and Wildlife Service, Sonoran pronghorn fws.gov

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

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