Épagneul de Pont-Audemer
Originaire des marais de Normandie, l’épagneul de Pont-Audemer est un chien d’arrêt rare, réputé pour travailler dans l’eau froide et les broussailles. Son poil frisé et ses longues oreilles encadrées de soie lui donnent une silhouette reconnaissable, parfois décrite comme coiffée d’une perruque.
Mis à jour le 5 min de lecture

Sommaire11 parties
- Carte d’identité
- Au quotidien
- Une race normande sauvée après la Seconde Guerre mondiale
- Une silhouette compacte et une tête encadrée de boucles
- Un chien gai, obéissant et fait pour coopérer
- Des journées actives, si possible près de l’eau
- Surveiller les oreilles, la peau et l’appareil locomoteur
- Un engagement à préparer avant l’arrivée du chien
- Questions fréquentes
- Testez-vous
- Sources
Carte d’identité
Race française- Origine
- France (Normandie, région de Pont-Audemer et Marais-Vernier)
- Groupe FCI
- 7, chiens d’arrêt
- Section
- 1, chiens d’arrêt continentaux
- Standard FCI
- n° 114
- Reconnaissance
- Race reconnue par la Fédération cynologique internationale, standard n° 114, groupe 7, section 1, et par la Société Centrale Canine.
- Taille
- Mâle : environ 52 à 58 cm au garrot ; femelle : environ 50 à 56 cm
- Espérance de vie
- Environ 12 à 14 ans, selon les individus et leurs conditions de vie
- Poil
- Poil frisé, légèrement bourru sur le corps, dense et résistant à l’eau ; longues oreilles garnies de soie frisée.
- Robes
- marron, marron et gris chiné, avec des reflets feuille morte
- Usage d'origine
- Chasse au gibier d’eau, recherche, broussaillage et rapport en eau profonde
Standard officiel de la race : PDF de la FCI
Au quotidien
Repères pour un chien de la race ; chaque animal reste un individu, avec son histoire et son éducation.
- Besoin d’exercice
- Facilité d’éducation
- Patience avec les enfants
- Adaptation à l’appartement
- Entretien du poil
- Tolérance à la solitude
Une race normande sauvée après la Seconde Guerre mondiale
L’épagneul de Pont-Audemer vient de la région de Pont-Audemer, près du Marais-Vernier, en Normandie. Il a longtemps été utilisé pour chasser le gibier d’eau dans les zones humides. En 1886, la Société canine havraise commence à organiser sa sélection. Cette origine explique son aisance dans les marais, son goût pour l’eau et ses qualités de recherche.
Après la Seconde Guerre mondiale, la race ne compte plus que quelques sujets. Des croisements avec l’épagneul d’eau irlandais sont alors réalisés pour contribuer à sa sauvegarde. Elle reste aujourd’hui très rare : son effectif est estimé à environ 300 chiens en France métropolitaine, avec quelques éleveurs surtout présents en Normandie et en Picardie.
Une silhouette compacte et une tête encadrée de boucles
C’est un épagneul trapu et vigoureux, dont le corps s’inscrit presque dans un carré. Les mâles mesurent généralement autour de 52 à 58 cm au garrot et les femelles autour de 50 à 56 cm, selon les références de standard. Les yeux, plutôt petits, sont ambre foncé ou noisette. La queue est portée assez droite lorsqu’elle est attachée près de la ligne du rein.
Le poil du corps est frisé et légèrement bourru, sans être plat ni formé en boucles serrées. La robe est marron, ou marron et gris chiné, avec des reflets feuille morte. Les longues oreilles et le sommet du crâne portent une abondante soie frisée qui encadre le visage. Les différences entre mâles et femelles concernent surtout le format général et la puissance de la silhouette.
Un chien gai, obéissant et fait pour coopérer
La Société Centrale Canine décrit l’épagneul de Pont-Audemer comme gai, équilibré et obéissant. Il aime travailler avec son conducteur, chercher une piste et rapporter le gibier. Son énergie et sa sensibilité demandent une éducation régulière, fondée sur des consignes claires, des récompenses et des exercices courts. Une socialisation commencée jeune l’aide à rencontrer sereinement personnes, chiens et environnements variés.
Avec des enfants, il peut vivre agréablement dans une famille attentive à ses besoins et à ses temps de repos. Comme pour tout chien, les interactions doivent rester surveillées et l’animal doit disposer d’un espace où il ne sera pas dérangé. Ses relations avec les autres animaux dépendent de sa socialisation et de son apprentissage, car son instinct de recherche et de poursuite reste présent.
Des journées actives, si possible près de l’eau
Une promenade rapide autour du pâté de maisons ne suffit généralement pas à ce chien de chasse. Il a besoin de sorties quotidiennes longues, de jeux de recherche, d’exercices de rappel et d’occasions de marcher sur des terrains variés. L’accès à un point d’eau sécurisé peut enrichir ses activités, avec une surveillance attentive des courants, des berges abruptes et de la qualité de l’eau.
Son poil demande un brossage régulier, notamment après les passages dans les ronces, les herbes hautes ou les zones humides. Vérifiez alors les oreilles, les espaces entre les doigts et la peau pour retirer les végétaux accrochés. Une alimentation complète adaptée à son âge, à son activité et à son état corporel convient ; les quantités doivent être ajustées avec le vétérinaire si son poids change.
Surveiller les oreilles, la peau et l’appareil locomoteur
Aucune liste largement établie de maladies propres à cette race ne permet de prévoir la santé d’un individu. Son activité dans l’eau et les broussailles appelle toutefois une surveillance concrète : oreilles humides ou malodorantes, rougeurs, parasites, épillets, boiterie et douleur après l’exercice. Les oreilles longues et garnies de poils peuvent retenir l’humidité, surtout après une baignade.
Consultez un vétérinaire dans la journée si une boiterie persiste, si l’oreille devient douloureuse ou si une plaie s’infecte. Une difficulté respiratoire, un saignement important, un empoisonnement suspecté ou un accident grave nécessite d’appeler immédiatement le vétérinaire ou le service de garde. Un suivi régulier permet aussi de contrôler les dents, le poids, les articulations et les vaccinations.
Un engagement à préparer avant l’arrivée du chien
La rareté de l’épagneul de Pont-Audemer peut conduire à attendre une portée. Adressez-vous à un élevage déclaré, vérifiez les conditions de vie des reproducteurs et demandez les documents disponibles sur la filiation et la santé. Une inscription au Livre des origines français, le LOF, se vérifie dans les documents remis par l’éleveur et auprès de la Société Centrale Canine.
Avant l’acquisition, toute personne qui adopte ou achète un chien doit signer un certificat d’engagement et de connaissance, remis au moins sept jours avant la cession. Le chien doit être identifié avant sa cession et son identification doit être enregistrée dans le fichier national géré par I-CAD. Un refuge peut aussi vous orienter vers un chien compatible avec votre rythme de vie, même si cette race y est peu fréquente.
Races proches du groupe 7
Épagneul bretonFrance (Bretagne)Race française
Griffon d’arrêt à poil dur KorthalsFrance, avec une sélection historique menée dans le grand-duché de HesseRace française
Braque Saint-GermainFrance, région de Saint-Germain-en-LayeRace française
Épagneul françaisFranceRace française
Braque d’AuvergneFrance (Cantal, Auvergne)Race française
Épagneul bleu de PicardieFrance (Picardie, embouchure de la Somme, de l’Authie et de la Canche)Race française
Questions fréquentes
L’épagneul de Pont-Audemer peut-il vivre en appartement ?
Oui, si ses besoins d’activité sont réellement couverts chaque jour. Il lui faut de longues sorties, des exercices de recherche et des moments de dépense mentale. Un appartement calme peut convenir à un chien bien promené, tandis qu’un jardin seul ne remplace pas les promenades. La proximité d’espaces naturels ou d’un point d’eau facilite souvent son quotidien.
Est-il adapté à une famille avec des enfants ?
Son tempérament gai et équilibré peut convenir à une famille, à condition que les adultes organisent les rencontres et les jeux. Les enfants doivent respecter ses repas, son sommeil et son espace personnel. Les interactions se déroulent sous surveillance, surtout avec un jeune chien énergique. Une socialisation précoce et une éducation douce favorisent une cohabitation stable.
Faut-il le faire nager régulièrement ?
La natation n’est pas une obligation, mais l’eau correspond à son histoire et à ses aptitudes de rapporteur. Si vous proposez une baignade, choisissez un lieu sécurisé, surveillez les courants et rincez le poil si l’eau est salée ou douteuse. Séchez soigneusement les oreilles et consultez un vétérinaire si une douleur ou une irritation apparaît.
Comment reconnaître un élevage sérieux de cette race rare ?
Un élevage sérieux accepte de présenter les conditions de vie des chiens, répond aux questions sur les parents et remet les documents réglementaires. Le chiot doit être identifié avant la cession, et le certificat d’engagement doit être signé au moins sept jours auparavant. La Société Centrale Canine peut fournir des informations sur le LOF et les démarches liées à la race.
Testez-vous
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Sources
- Fédération cynologique internationale, standard n° 114 fci.be
- Société Centrale Canine, races de chiens et LOF centrale-canine.fr
Mis à jour le . Ces repères généraux ne remplacent pas l’avis du vétérinaire qui suit votre animal
