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Braque d’Auvergne

Originaire du Cantal, le braque d’Auvergne est un chien d’arrêt français sélectionné depuis plusieurs siècles. Sa robe noire et blanche mouchetée ou grisonnée lui vaut le surnom courant de « bleu d’Auvergne ». Endurant et proche de son maître, il a besoin d’une vie active et de sorties régulières.

Mis à jour le 4 min de lecture

Braque d’Auvergne
Sommaire11 parties
  1. Carte d’identité
  2. Au quotidien
  3. Une race française issue du Cantal
  4. Une silhouette solide et une robe mouchetée
  5. Un compagnon doux qui aime apprendre
  6. Des sorties qui utilisent aussi son flair
  7. Une surveillance adaptée à un chien sportif
  8. Préparer une adoption suivie et responsable
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Carte d’identité

Race française
Origine
France (Cantal, Auvergne)
Groupe FCI
7, chiens d’arrêt
Section
1, chiens d’arrêt continentaux
Standard FCI
n° 180
Reconnaissance
Race reconnue par la Fédération cynologique internationale et inscrite dans la nomenclature de la Société centrale canine, groupe 7, section 1.
Taille
53 à 63 cm au garrot, environ 60 cm pour les mâles et 56 cm pour les femelles
Espérance de vie
Environ 10 à 12 ans, avec des variations individuelles
Poil
Poil ras, brillant, assez dense et peu fin
Robes
Noir à panachure blanche mouchetée, noir à panachure blanche grisonnée
Usage d'origine
Chien d’arrêt continental polyvalent, utilisé aussi pour rapporter le gibier

Standard officiel de la race : PDF de la FCI

Au quotidien

Repères pour un chien de la race ; chaque animal reste un individu, avec son histoire et son éducation.

  • Besoin d’exercice
  • Facilité d’éducation
  • Patience avec les enfants
  • Adaptation à l’appartement
  • Entretien du poil
  • Tolérance à la solitude

Une race française issue du Cantal

Le braque d’Auvergne est originaire du Cantal, dans le Massif central. Il appartient à la famille des braques, des chiens d’arrêt qui repèrent le gibier grâce à leur odorat puis marquent sa présence en restant concentrés. La race est considérée comme bien fixée depuis environ deux siècles, après une sélection menée par des chasseurs français.

Son histoire reste liée à une souche commune aux anciens braques. Après la Seconde Guerre mondiale, il ne restait que quelques dizaines de sujets. Des retrempes avec le pointer noir du Pays de Galles ont ensuite participé à son développement, sans changer son inscription officielle comme race française.

Une silhouette solide et une robe mouchetée

Le braque d’Auvergne possède un corps médioligne, c’est-à-dire dont la longueur est proche de la hauteur au garrot. Sa poitrine est longue et descendue, son dos droit, ses épaules musclées et ses membres adaptés à une foulée régulière. Le mâle mesure idéalement 60 cm au garrot et la femelle 56 cm, avec une tolérance autour de ces valeurs dans le standard.

Le poil est ras et brillant. La robe est noire à panachure blanche, sous forme mouchetée ou grisonnée. La tête reste généralement noire, souvent traversée par une liste blanche. Les oreilles sont souples, attachées plutôt en arrière et suffisamment longues pour atteindre la naissance de la truffe lorsqu’elles sont tirées vers l’avant.

Un compagnon doux qui aime apprendre

Le standard FCI décrit le braque d’Auvergne comme doux, affectueux, intelligent et docile. Son éducation consiste surtout à canaliser ses aptitudes naturelles, notamment son odorat et son envie de rester en contact avec son conducteur. Des séances courtes, régulières et fondées sur la récompense conviennent mieux aux exercices répétitifs ou brusques.

Avec ses proches, il recherche la compagnie et peut vivre agréablement dans une famille qui respecte son besoin d’activité. Il peut s’entendre avec des enfants capables de respecter ses temps de repos, sous la surveillance d’un adulte. La cohabitation avec d’autres animaux dépend de la socialisation, de l’apprentissage et de l’instinct de poursuite de chaque chien.

Des sorties qui utilisent aussi son flair

Ce chien d’arrêt a besoin de dépenses physiques quotidiennes, avec des promenades suffisamment longues et des activités où il peut chercher, suivre une piste ou rapporter. Le rappel doit être travaillé progressivement dans des lieux sécurisés, car son intérêt pour les odeurs et le gibier peut l’éloigner. Une vie très sédentaire risque de favoriser l’ennui et les comportements gênants.

Son poil ras demande peu de toilettage, mais un brossage occasionnel retire les poils morts et permet d’observer la peau. Après une sortie, vérifiez les coussinets, les oreilles et le pelage, surtout en présence d’épillets. Une alimentation adaptée à son âge, à son activité et à son état corporel est à choisir avec le vétérinaire.

Une surveillance adaptée à un chien sportif

Les informations publiques fournies ici ne permettent pas d’établir une liste complète de maladies propres au braque d’Auvergne. Comme chez les chiens sportifs de taille moyenne à grande, le suivi doit porter sur la locomotion, les articulations, les oreilles, les dents, la peau et l’évolution du poids. Un examen vétérinaire régulier aide à repérer tôt une douleur ou une baisse de forme.

Après un effort, consultez rapidement si votre chien présente une boiterie persistante, une respiration anormale, une faiblesse marquée, des vomissements répétés ou un ventre qui gonfle. Une difficulté respiratoire importante, un malaise ou une douleur aiguë justifient d’appeler sans attendre un vétérinaire, ou le service de garde vétérinaire la nuit. Ne donnez jamais de médicament humain sans avis vétérinaire.

Préparer une adoption suivie et responsable

Avant l’arrivée du chien, rencontrez l’éleveur ou le refuge, observez les conditions de vie et demandez les documents disponibles sur l’identification, les vaccinations, la filiation et la santé. Un éleveur doit respecter les obligations applicables à son activité. Si vous recherchez un chien inscrit au Livre des origines français, vérifiez les documents remis et la portée auprès de la Société centrale canine.

Depuis 2022, l’acquéreur d’un chien doit signer un certificat d’engagement et de connaissance au moins sept jours avant la cession. Le chien doit être identifié avant toute cession et au plus tard à quatre mois. Prévoyez aussi une assurance ou un budget pour les soins, l’alimentation, l’éducation et les consultations vétérinaires durant toute sa vie.

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Questions fréquentes

Le braque d’Auvergne peut-il vivre en appartement ?

Il peut s’adapter à un appartement seulement si ses besoins quotidiens sont réellement couverts par des sorties longues, des exercices de flair et une éducation régulière. Un accès à un jardin ne remplace pas les promenades. Pour une famille très absente ou peu disponible, cette race risque de mal vivre le manque d’activité.

Le braque d’Auvergne est-il facile à éduquer ?

Son intelligence, sa docilité et son envie de travailler avec son maître facilitent l’apprentissage. Il faut commencer tôt, récompenser les bons comportements et progresser par étapes. Le rappel mérite une attention particulière, car les odeurs de gibier peuvent mobiliser son instinct de chasse. Les méthodes brusques peuvent diminuer sa confiance.

Quelle différence existe-t-il entre le braque d’Auvergne et le bleu d’Auvergne ?

Il s’agit de la même race. « Bleu d’Auvergne » est un nom courant lié à l’aspect de la robe noire et blanche lorsqu’elle est fortement mouchetée ou grisonnée. Le nom officiel retenu par la FCI et la nomenclature française reste « braque d’Auvergne ».

Faut-il beaucoup brosser ce chien ?

Non, son poil ras demande peu d’entretien. Un brossage occasionnel suffit généralement, avec une vérification des oreilles, des coussinets et de la peau après les sorties. Les contrôles deviennent particulièrement utiles après les promenades dans les herbes hautes, où des épillets peuvent se fixer.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Dans quelle région française le braque d’Auvergne trouve-t-il son origine ?
  2. 2.Quelle est la fonction d’origine du braque d’Auvergne ?
  3. 3.Quelle robe correspond au standard de la race ?

Sources

  1. Fédération cynologique internationale, standard n° 180 fci.be
  2. Société centrale canine, races de chiens et Livre des origines français centrale-canine.fr

Mis à jour le . Ces repères généraux ne remplacent pas l’avis du vétérinaire qui suit votre animal