Cimarron uruguayen
Originaire d’Uruguay, le cimarron uruguayen descend de chiens revenus à la vie sauvage, puis repris comme auxiliaires des troupeaux et des fermes. Ce molosse compact, dont les mâles peuvent peser 45 kg, demande une famille disponible pour son éducation, ses sorties et l’encadrement de son comportement de garde.
Mis à jour le 5 min de lecture

Sommaire11 parties
- Carte d’identité
- Au quotidien
- Des chiens retournés à la vie sauvage en Uruguay
- Une silhouette compacte, une robe fauve ou bringée
- Un comportement de garde à encadrer dès le jeune âge
- Des sorties quotidiennes et des apprentissages réguliers
- Surveiller les articulations et adapter les efforts
- Vérifier l’origine, les documents et le cadre familial
- Questions fréquentes
- Testez-vous
- Sources
Carte d’identité
- Origine
- Uruguay
- Groupe FCI
- 2, pinschers, schnauzers, molossoïdes, chiens de montagne et bouviers suisses
- Section
- 2, molossoïdes
- Standard FCI
- n° 353
- Reconnaissance
- FCI, standard n° 353, groupe 2, section 2 (Molossoïdes), reconnaissance définitive en 2017 ; Kennel Club Uruguayo et Société centrale canine.
- Taille
- 55 à 58 cm au garrot pour les femelles, 58 à 61 cm pour les mâles, avec une tolérance de 2 cm dans le standard
- Poids
- 33 à 40 kg pour les femelles, 38 à 45 kg pour les mâles
- Espérance de vie
- 12 à 14 ans environ, avec des variations individuelles
- Poil
- Court, lisse et bien couché sur le corps, avec sous-poil.
- Robes
- Bringée, fauve dans toutes ses nuances, éventuellement charbonnée, avec ou sans masque, petites marques blanches admises dans certaines zones
- Usage d'origine
- Garde, conduite des troupeaux et chasse en meute.
Standard officiel de la race : PDF de la FCI
Au quotidien
Repères pour un chien de la race ; chaque animal reste un individu, avec son histoire et son éducation.
- Besoin d’exercice
- Facilité d’éducation
- Patience avec les enfants
- Adaptation à l’appartement
- Entretien du poil
- Tolérance à la solitude
Des chiens retournés à la vie sauvage en Uruguay
L’histoire de la race est liée aux chiens amenés en Uruguay par les conquérants espagnols et portugais. Certains, abandonnés ou perdus, se sont reproduits à l’état sauvage avant que les habitants utilisent leurs descendants pour garder les propriétés et conduire les troupeaux. Des liens avec l’alano et des lévriers sont évoqués, sans que cette ascendance soit établie avec certitude. L’explication du bringé comme camouflage reste également une hypothèse.
La Sociedad de Criadores de Cimarrón Uruguayo est créée en 1988. L’année suivante, la race est présentée en exposition et reconnue par le Kennel Club Uruguayo. La FCI l’accepte provisoirement en 2006, puis définitivement le 7 novembre 2017. La documentation consultée rapporte 16 inscriptions au LOF en 2012 : ce chiffre historique illustre sa rareté en France à cette époque, sans renseigner sur les effectifs actuels.
Une silhouette compacte, une robe fauve ou bringée
Le standard décrit un molosse de taille moyenne, doté d’une ossature solide et d’une musculature développée. Les mâles mesurent normalement 58 à 61 cm au garrot pour 38 à 45 kg ; les femelles, 55 à 58 cm pour 33 à 40 kg. Le museau est puissant, les yeux en amande sont marron et la queue épaisse atteint le jarret. Les oreilles naturelles sont triangulaires et tombantes.
Le poil court et lisse recouvre un sous-poil qui peut se renouveler davantage pendant les mues. La robe est bringée ou fauve, parfois avec des pointes de poils sombres, dites charbonnées, et avec ou sans masque. De petites marques blanches sont admises dans des zones précisées par le standard. La coupe des oreilles, pratiquée traditionnellement pour évoquer celles du puma, est interdite en France hors nécessité médicale.
Un comportement de garde à encadrer dès le jeune âge
Le standard FCI décrit un chien équilibré, intelligent et courageux. Son passé de gardien invite à travailler tôt l’accueil des visiteurs, le rappel et la capacité à rester calme lorsqu’une personne approche. Vous pouvez organiser de courtes rencontres positives avec des personnes et des environnements variés, sans forcer le contact. Les notes du profil sont des repères éditoriaux : elles ne prédisent pas le comportement d’un individu.
La vie avec des enfants demande une surveillance adulte, notamment parce qu’un chien de ce poids peut faire tomber un enfant en jouant. Prévoyez un couchage où personne ne vient le déranger, et apprenez aux enfants à respecter ses repas et son sommeil. La cohabitation avec d’autres chiens ou des chats dépend des expériences précoces et du tempérament ; son passé de chasseur justifie des présentations progressives et sécurisées.
Des sorties quotidiennes et des apprentissages réguliers
À l’âge adulte, prévoyez plusieurs sorties quotidiennes associant marche, exploration olfactive et exercices courts. Le pistage ou l’obéissance peuvent mobiliser ses aptitudes sans multiplier les efforts rapides. Un jardin clôturé ne remplace pas ces sorties. En appartement, l’organisation devient plus exigeante : il faut permettre au chien de bouger dehors et de se reposer au calme. Habituez-le progressivement aux absences, en commençant par des durées courtes adaptées à ses réactions.
Choisissez une alimentation complète adaptée à son âge et ajustez les quantités à son état corporel, avec l’aide du vétérinaire si nécessaire. Les côtes doivent rester palpables sans pression excessive. Un brossage hebdomadaire suffit souvent, à renforcer pendant les mues. Contrôlez aussi les griffes, les oreilles et les dents. Pendant la croissance, privilégiez les sorties courtes et progressives ; les sauts répétés, les longues courses et la traction attendent un avis vétérinaire.
Surveiller les articulations et adapter les efforts
La dysplasie de la hanche, une anomalie du développement de l’articulation, fait partie des points de vigilance mentionnés pour cette race. Lors d’un achat, demandez les résultats de dépistage disponibles pour les reproducteurs et leur interprétation. Un poids adapté et des efforts progressifs réduisent les contraintes articulaires. L’espérance de vie est d’environ 12 à 14 ans, mais elle varie ; l’absence d’autres maladies connues ne garantit pas leur absence.
Une boiterie nouvelle, une difficulté à se lever ou une douleur justifient d’appeler le vétérinaire dans la journée ; si le chien ne peut plus prendre appui ou a subi un traumatisme, appelez immédiatement. Un ventre soudain gonflé avec des tentatives de vomissement infructueuses impose aussi un appel immédiat, au service de garde la nuit. Pour la croissance, 15 mois est un repère à adapter au chien par son vétérinaire.
Vérifier l’origine, les documents et le cadre familial
Adressez-vous à un élevage déclaré ou à un refuge, et prenez le temps d’observer les conditions de vie ainsi que le comportement du chien. Pour un chiot vendu comme chien de race en France, vérifiez les documents d’inscription au Livre des origines français, le LOF. L’inscription provisoire d’un chiot ne vaut pas confirmation à l’âge adulte. Demandez aussi les informations sanitaires disponibles, les expériences de socialisation et le document d’identification.
En France, l’identification est obligatoire avant toute cession, même gratuite, et pour les chiens de plus de quatre mois. Le certificat d’engagement et de connaissance, applicable depuis 2022, doit être signé au moins sept jours avant l’acquisition lorsqu’il est requis. Vérifiez le transfert du détenteur auprès d’I-CAD. Cette race n’est pas nommément classée parmi les chiens catégorisés ; pour un chien sans pedigree dont la morphologie soulève un doute, demandez une évaluation vétérinaire.
Races proches du groupe 2
Cane corsoItalie, notamment l’Italie méridionaleGroupe 2 FCI
Chien de montagne des PyrénéesFrance (Pyrénées)Race française
RottweilerAllemagne, région de Rottweil et WurtembergGroupe 2 FCI
Chien de LeonbergAllemagne, Bade-WurtembergGroupe 2 FCI
Dogue allemandAllemagneGroupe 2 FCI
Dogue argentinArgentine, notamment la région de CórdobaGroupe 2 FCI
Questions fréquentes
Le cimarron uruguayen convient-il à une famille avec enfants ?
La cohabitation peut être bonne si le chien est socialisé et si les interactions sont encadrées. Son poids et sa force demandent une vigilance particulière pendant les jeux. Ne laissez jamais un jeune enfant seul avec lui, et réservez au chien un espace de repos inaccessible aux sollicitations. Rencontrez l’individu avant de décider.
Peut-il vivre en appartement ?
Cela dépend surtout des sorties, de la tranquillité du logement et de sa capacité à rester seul. Prévoyez plusieurs sorties chaque jour, avec du temps pour sentir et explorer. Dans un immeuble, travaillez les rencontres dans les parties communes et les bruits du voisinage. Un jardin, à lui seul, ne répond pas à ses besoins.
Est-ce un bon choix pour un premier chien ?
Son gabarit et son comportement de garde rendent les erreurs de gestion plus difficiles à corriger. Une première adoption reste envisageable avec une préparation sérieuse, du temps quotidien et l’accompagnement d’un professionnel utilisant des méthodes fondées sur les récompenses. Un adulte dont le comportement est bien connu peut faciliter l’évaluation de la compatibilité familiale.
À quel âge peut-il commencer le cani-VTT ?
Le départ dépend de sa maturité physique, de son état articulaire et de l’intensité prévue. Il est conseillé de ménager la croissance jusqu’à environ 15 mois, sans âge universel pour la traction. Demandez un avis vétérinaire avant de commencer, puis augmentez progressivement les efforts. Chez le chiot, privilégiez les promenades courtes et l’apprentissage des consignes.
Testez-vous
3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.
Sources
- Fédération cynologique internationale, standard n° 353 fci.be
- Société centrale canine, races, LOF et acquisition d’un chien centrale-canine.fr
Mis à jour le . Ces repères généraux ne remplacent pas l’avis du vétérinaire qui suit votre animal
