Âne du Poitou
Originaire du Poitou, l’âne du Poitou est reconnaissable à ses longues mèches frisées et à sa forte ossature. Sélectionné pendant des siècles pour produire des mulets robustes, il mesure jusqu’à 1,50 m au garrot chez le mâle.
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Sommaire9 parties
Carte d’identité
Race française- Origine
- France (Poitou, dans l’ouest de la France)
- Reconnaissance
- Race inscrite au stud-book français du baudet du Poitou, dans le cadre de la gestion des races d’équidés par l’IFCE.
- Taille
- Mâles : 1,40 à 1,50 m au garrot ; femelles : 1,35 à 1,45 m
- Poids
- 350 à 450 kg
- Espérance de vie
- Environ 30 à 40 ans, selon les conditions de vie et le suivi vétérinaire
- Poil
- Poil long, épais et frisé, formant des mèches appelées cadenettes et pouvant s’emmêler en guenilles
- Robes
- Bai brun foncé, presque noire
- Usage d'origine
- Production de mulets, puis bât, attelage et présentation dans des manifestations rurales
- Production
- travail, loisir
- Effectifs
- Race française menacée de disparition au XXe siècle, faisant l’objet de mesures de sauvegarde ; les effectifs restent limités et varient selon les sources et les années.
Une race ancienne façonnée pour produire des mulets
La première mention écrite connue remonte au Xe siècle, et des traces formelles existent au Moyen Âge. Dans le Poitou, ces ânes ont été sélectionnés pour être croisés avec des juments de grand format afin d’obtenir des mulets solides. L’activité mulassière devient particulièrement prospère au XIXe siècle, lorsque la région élève aussi des juments dites mulassières.
Le registre généalogique de la race est ouvert en 1884, avec une sélection rigoureuse des reproducteurs. À la fin du XIXe siècle, environ 18 000 mules sont vendues chaque année, tandis que le nombre d’ânes du Poitou reproducteurs ne dépasse pas 500. Après la Seconde Guerre mondiale, la demande s’effondre et la race manque de disparaître.
Un grand âne aux mèches longues et épaisses
L’âne du Poitou possède une ossature très forte, une tête longue et large, de grandes oreilles ouvertes et garnies de longs poils. Son encolure est puissante, son dos long et droit, ses membres robustes et ses pieds larges. Les mâles mesurent de 1,40 à 1,50 m au garrot, les femelles de 1,35 à 1,45 m, pour un poids d’environ 350 à 450 kg.
Sa robe va du bai brun foncé au presque noir. Le contour des yeux, le nez et le museau sont argentés, avec une auréole souvent rougeâtre. Le ventre et l’intérieur des cuisses sont très clairs. Le standard exclut le rubican, qui correspond à des poils blancs mélangés à la robe, ainsi que la raie de mulet. Les mèches frisées, nommées cadenettes, s’emmêlent naturellement en poussant.
Un âne puissant, utilisé au travail et dans les loisirs
Comme les autres ânes, l’âne du Poitou apprend avec régularité et répond mieux à une relation calme qu’à la contrainte. Sa grande taille et sa force demandent un encadrement adapté, des manipulations respectueuses et du matériel correctement ajusté. Son éducation commence progressivement, avec des exercices courts et un contrôle régulier des pieds, de la dentition et de l’état corporel.
Son utilisation historique était la reproduction mulassière. Aujourd’hui, il peut participer à des activités de bât, d’attelage de loisir et de présentation dans des manifestations rurales. Sa production de mulets reste limitée, car les effectifs de la race sont faibles et la jumenterie poitevine disponible pour ces croisements ne suffit pas à une production régulière. Il n’est pas sélectionné pour la course.
Un élevage suivi depuis les plans de sauvegarde
Le berceau de la race se situe dans le Poitou, notamment dans les territoires liés au Marais poitevin. En 1977, une étude menée dans le cadre des Haras nationaux recense seulement 44 animaux répartis dans huit élevages. Cette situation déclenche une mobilisation pour conserver les lignées restantes et mieux organiser la reproduction.
Dans les années 1980, un plan de sauvegarde est mis en œuvre avec les Haras nationaux, les éleveurs et le parc naturel régional du Marais poitevin. Une asinerie nationale du baudet du Poitou est créée à Dampierre-sur-Boutonne, en Charente-Maritime, dans une ancienne ferme liée à l’un des derniers élevages connus. Le stud-book permet de suivre les origines et les reproducteurs inscrits.
Où observer l’âne du Poitou en France
Pour l’observer, vous pouvez vous renseigner auprès de l’asinerie nationale du baudet du Poitou à Dampierre-sur-Boutonne, en Charente-Maritime, ainsi qu’auprès des élevages spécialisés du Poitou et des départements voisins. Les conditions d’accueil et les périodes d’ouverture changent, il faut donc vérifier les informations directement auprès des structures avant de vous déplacer.
La race est aussi présentée lors de manifestations rurales, de salons agricoles et d’événements consacrés aux races françaises. Les concours et présentations de modèles permettent de comparer la taille, la robe, les oreilles et les cadenettes. Dans tous les cas, gardez une distance suffisante avec les animaux et suivez les consignes des soigneurs, surtout avec de jeunes enfants.
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Questions fréquentes
Pourquoi l’âne du Poitou est-il souvent appelé baudet du Poitou ?
Le mot « baudet » désigne précisément un âne mâle destiné à la reproduction. Dans l’usage courant, il sert aussi à nommer la race entière, notamment parce que ses mâles ont longtemps été utilisés pour produire des mulets. Pour parler avec précision, on peut dire âne du Poitou pour la race, ânesse pour la femelle et baudet pour le mâle reproducteur.
À quoi servent les longues mèches de l’âne du Poitou ?
Les mèches épaisses et frisées forment les cadenettes, qui peuvent s’emmêler en guenilles. Elles constituent une protection naturelle contre les variations de température, mais elles demandent une surveillance régulière. Il faut vérifier qu’aucune branche, ficelle ou zone humide ne reste coincée près de la peau, et demander conseil à un professionnel si le pelage forme des plaques très serrées.
Peut-on monter un âne du Poitou ?
Sa grande taille et sa forte ossature peuvent permettre certaines activités de selle, mais chaque animal doit être évalué selon son âge, son éducation, son dos et sa condition physique. La race est surtout connue pour le bât, l’attelage de loisir et la présentation. Un professionnel doit choisir le matériel et accompagner les premières séances, surtout avec un enfant.
La race est-elle encore menacée ?
L’âne du Poitou a été sauvé d’une disparition imminente grâce à des plans de sauvegarde engagés à partir de la fin des années 1970 et des années 1980. Les effectifs restent toutefois limités et les chiffres varient selon les sources et les années. Le suivi des origines, le choix des reproducteurs et la conservation de la diversité génétique restent donc nécessaires.
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Sources
- Wikipédia, « Âne du Poitou » fr.wikipedia.org
- Institut français du cheval et de l’équitation, races et stud-books ifce.fr
- Association nationale de l’âne du Poitou ane-du-poitou.fr
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