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Âne des Pyrénées

L’âne des Pyrénées réunit deux silhouettes sous un même standard : le gascon, petit et trapu, et le catalan, plus grand et fin. Reconnue en France depuis 1997, cette race du Sud-Ouest accompagne le travail au bât, l’attelage et l’élevage de mules.

Mis à jour le 4 min de lecture

Âne des Pyrénées
Sommaire9 parties
  1. Carte d’identité
  2. Des ânes locaux réunis dans une race reconnue en 1997
  3. Deux tailles et une robe sombre aux zones éclaircies
  4. Du bât aux mules, des aptitudes à accompagner avec patience
  5. Un berceau entre Nouvelle-Aquitaine et Occitanie
  6. Observer les deux types dans leur région d’élevage
  7. Questions fréquentes
  8. Testez-vous
  9. Sources

Carte d’identité

Race française
Origine
France (Sud et Sud-Ouest, principalement Nouvelle-Aquitaine et Occitanie)
Reconnaissance
Race reconnue par le ministère de l’Agriculture et les Haras nationaux depuis 1997.
Taille
120 à 135 cm au garrot pour le type gascon ; plus de 135 cm pour le type catalan
Espérance de vie
Environ 25 à 40 ans, avec des variations selon les individus et leurs conditions de vie
Poil
Poil généralement court, devenant plus fourni en hiver ; oreilles garnies de duvet.
Robes
Noir, noir pangaré, bai foncé
Usage d'origine
Transport au bât, attelage et production de mules
Production
travail, loisir, lait
Effectifs
En 2023, l’INRAE classe l’âne des Pyrénées parmi les races asines françaises menacées d’extinction ; les chiffres de 2013 ne décrivent pas ses effectifs actuels.

Des ânes locaux réunis dans une race reconnue en 1997

Le berceau de cet âne couvre un vaste territoire du sud et du sud-ouest de la France. Les descriptions anciennes distinguaient notamment des types lourdais, tarbais, de Tournay, du Béarn ou de Balagué. De l’autre côté des Pyrénées, des types de Vic et d’Urgell étaient également connus. Cette diversité explique pourquoi la race actuelle conserve deux modèles assez différents.

Le regroupement autour des types gascon et catalan s’appuie sur des images d’archives et sur les descriptions anciennes des hippologues, les spécialistes du cheval et des autres équidés. Les deux types partagent désormais un même standard, c’est-à-dire une description de référence de la race. Le ministère de l’Agriculture et les Haras nationaux l’ont officiellement reconnue en 1997.

Deux tailles et une robe sombre aux zones éclaircies

Le type gascon mesure entre 120 et 135 cm au garrot, le point situé à la base de l’encolure. Son corps paraît trapu. Le type catalan dépasse 135 cm et présente une silhouette plus fine, avec une ossature légère. Tous deux ont une tête large, un profil droit ou légèrement concave, ainsi que de longues oreilles dirigées vers l’avant et garnies de duvet.

Les robes décrites sont le noir, le noir pangaré et le bai foncé. Le mot « pangaré » désigne des zones de poils éclaircis, visibles notamment autour des yeux, au bout du nez, sous le ventre et à l’intérieur des membres. Une nuance rousse marque souvent la transition avec les parties sombres. L’encolure est longue, le garrot peu saillant et les sabots larges.

Du bât aux mules, des aptitudes à accompagner avec patience

Le tempérament dépend de chaque animal, de son éducation et de ses expériences ; la race ne garantit pas un caractère donné. Comme les autres ânes, il apprend avec des gestes cohérents et des séances progressives. S’il s’arrête devant un passage, laissez-lui le temps d’observer et recherchez un inconfort éventuel. Tirer fortement ou le punir risque d’accroître sa résistance et sa crainte.

Le type gascon est employé au bât, pour porter des bagages, ainsi qu’à l’attelage. La charge doit être adaptée à sa santé, à son entraînement, au terrain et à la durée du trajet : aucun pourcentage ne constitue une autorisation automatique. Le type catalan sert notamment à produire des mules par croisement avec des juments. La race intervient aussi dans l’entretien de parcelles et les activités pédagogiques.

Un berceau entre Nouvelle-Aquitaine et Occitanie

L’élevage reste principalement associé à la Nouvelle-Aquitaine et à l’Occitanie. Le livre généalogique, également appelé stud-book, permet de suivre les origines des animaux inscrits et de conserver les caractéristiques de la race. En France, les ânes doivent être identifiés et enregistrés dans le SIRE, le système d’information relatif aux équidés géré par l’IFCE. Cette identification concerne aussi les animaux détenus pour le loisir.

La mécanisation agricole a réduit la place des ânes dans les travaux ruraux. En 2013, on comptait 41 éleveurs actifs, 30 baudets reproducteurs et 164 ânesses saillies, dont 143 pour produire dans la race. Ces données sont datées. En 2023, l’INRAE la considère comme menacée d’extinction ; la sauvegarde passe notamment par la reproduction et le maintien de la diversité des lignées.

Observer les deux types dans leur région d’élevage

Pour rencontrer cette race, recherchez des élevages de Nouvelle-Aquitaine et d’Occitanie qui accueillent le public sur rendez-vous. Demandez si les animaux présentés sont de type gascon ou catalan : la comparaison des silhouettes rend la visite particulièrement instructive. Les fêtes agricoles, concours d’élevage et salons consacrés aux équidés peuvent aussi en présenter, mais la participation varie selon les éditions et doit être vérifiée auprès de l’organisateur.

Sur place, restez à l’extérieur des clôtures tant que l’éleveur ne vous a pas invité à entrer. Les enfants doivent être accompagnés et éviter de passer derrière les animaux. Ne distribuez ni pain ni friandises sans accord : leur alimentation demande un contrôle des apports. Vous pouvez observer les oreilles, les zones claires de la robe et la façon dont l’animal examine son environnement.

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Questions fréquentes

Le gascon et le catalan sont-ils deux races différentes ?

Dans la race française Âne des Pyrénées, ce sont deux types qui partagent un même standard. Le gascon est trapu et mesure de 120 à 135 cm au garrot. Le catalan est plus fin et dépasse 135 cm. Leurs usages traditionnels diffèrent aussi : bât et attelage pour le premier, production de mules notamment pour le second.

Peut-on accueillir un âne des Pyrénées dans une famille ?

Oui, si vous pouvez assurer ses besoins pendant plusieurs décennies. Il lui faut la compagnie d’un autre équidé compatible, un terrain sécurisé, un abri sec, de l’eau et une alimentation adaptée. Prévoyez aussi les soins vétérinaires et l’entretien des sabots par un professionnel. Même habitué aux humains, un âne reste un animal puissant : les interactions avec les enfants doivent être surveillées.

Que mange-t-il et peut-on lui donner du pain ?

L’âne valorise une alimentation riche en fibres, dont la composition doit tenir compte de son état corporel et de son activité. Une herbe très riche et des apports excessifs favorisent le surpoids et la fourbure, une affection douloureuse des pieds. Ne lui donnez pas de pain lors d’une visite. S’il boite ou refuse de manger, appelez le vétérinaire dans la journée.

Pourquoi croise-t-on certains baudets avec des juments ?

Un baudet est un âne mâle reproducteur. Croisé avec une jument, il peut donner un mulet ou une mule, un hybride généralement stérile. Le type catalan est notamment utilisé pour cette production. Des croisements avec des juments mérens, castillonnaises, percheronnes ou bretonnes sont cités. Ces animaux peuvent être employés au bât ou à l’attelage, selon leurs aptitudes et leur préparation.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Quelle taille correspond au type gascon ?
  2. 2.En quelle année la race a-t-elle été officiellement reconnue en France ?
  3. 3.Quel croisement donne une mule ou un mulet ?

Sources

  1. Wikipédia, Âne des Pyrénées fr.wikipedia.org
  2. Institut français du cheval et de l’équitation, identification et démarches SIRE ifce.fr
  3. IFCE, équipédia : connaissances sur les équidés, leur élevage et leurs soins equipedia.ifce.fr

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