
Vélelle
Velella velella
Aussi appelé vélelle bleue, barque à voile, petite voile
La vélelle est une colonie d’hydrozoaires qui flotte à la surface des mers grâce à une petite voile triangulaire. Elle arrive parfois en grand nombre sur les plages françaises, surtout après des vents favorables. L’espèce n’a pas encore été évaluée par la Liste rouge mondiale de l’UICN et ne bénéficie pas d’une protection particulière connue en France.
- Statut
- Non évaluéepopulation inconnue
- Taille
- En général 1 à 7 cm de diamètre, avec une voile pouvant dépasser le bord du disque ; certains individus atteignent environ 10 cm.
- Poids
- Non documenté de façon fiable ; quelques grammes au maximum selon la taille et la quantité d’eau retenue.
- Longévité
- La durée de vie précise est mal connue ; elle semble se compter en quelques mois dans la nature.
- Régime
- Mangeur de planctonSes tentacules capturent de minuscules animaux du plancton, notamment des larves et de petits crustacés ; ses algues symbiotiques lui fournissent aussi une partie de son énergie.
- Mode de vie
- Actif de jour comme de nuit, agrégations flottantes parfois très nombreuses
- Famille
- Porpitidés (Porpitidae), ordre des Anthoméduses (Anthoathecata)
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit la vélelle ?
Elle flotte à la surface des mers tempérées et tropicales, entraînée par le vent et les courants, généralement loin du fond.
Principales régions : France, Espagne, Portugal, Maroc, Australie, Japon, États-Unis, Afrique du Sud.
- Europe
- Afrique
- Asie
- Amérique du Nord et centrale
- Océanie
- Océans
Sommaire11 parties
Comment reconnaître la vélelle
La vélelle ressemble à un petit disque ovale ou presque circulaire, bleu violacé, posé à la surface de l’eau. Une lame rigide et translucide traverse son disque : c’est sa voile. Le bord porte de nombreux polypes minuscules, réunis en une colonie qui fonctionne comme un seul organisme flottant.
Le disque mesure habituellement quelques centimètres, mais sa forme et sa taille changent selon l’âge, la nourriture et les conditions de mer. Échouée, elle sèche rapidement et devient une petite pellicule transparente blanchâtre. Plusieurs animaux marins peuvent lui ressembler, mais la voile dressée et la couleur bleue sont de bons indices.
La vélelle n’est pas une méduse solitaire comme une méduse lune. L’individu visible est une colonie spécialisée : certains polypes attrapent la nourriture, tandis que d’autres participent à la reproduction ou à la flottabilité.
Où vit la vélelle ?
Elle vit à la surface des océans et des mers tempérées ou tropicales, dans l’Atlantique, le Pacifique, l’océan Indien et la Méditerranée. Son disque flotte entre l’air et l’eau, tandis que ses structures alimentaires pendent juste sous la surface.
La vélelle ne nage pas activement sur de longues distances. Le vent pousse sa voile et les courants déplacent les groupes. Selon l’orientation de la voile et la météo, des milliers d’individus peuvent se concentrer dans une baie ou être rejetés sur une plage.
En France, on peut en observer sur les côtes atlantiques, de la Manche et de la Méditerranée. Les échouages sont surtout remarqués au printemps et en été, après plusieurs jours de vent venant du large, mais ils peuvent survenir à d’autres périodes.
Que mange la vélelle ?
La vélelle mange de minuscules animaux du plancton. Ses polypes portent des cellules urticantes qui immobilisent les proies au contact : larves de poissons, petits crustacés et autres organismes dérivant près de la surface peuvent ainsi être capturés.
La colonie possède aussi des algues microscopiques vivant dans ses tissus. Grâce à la lumière, ces algues fabriquent une partie de la matière organique dont la vélelle profite. Cette association explique pourquoi elle reste près de la surface, là où la lumière pénètre.
Les restes alimentaires passent entre les différents polypes de la colonie. La vélelle transforme donc une multitude de petits organismes et une partie de l’énergie solaire en croissance et en reproduction.
Comment se comporte la vélelle ?
Elle dérive à la surface, portée par le vent, les vagues et les courants. Sa voile peut l’aider à se déplacer latéralement, mais elle ne lui permet pas de choisir précisément sa route. Des groupes se forment lorsque les conditions météorologiques rapprochent les individus.
Ses cellules urticantes sont efficaces sur de très petites proies. Pour la plupart des personnes, le contact provoque au plus une irritation légère, mais la sensibilité varie et il vaut mieux éviter de la toucher, surtout avec les yeux ou une plaie.
Après un échouage, les individus meurent généralement en se desséchant. Ils peuvent alors nourrir des oiseaux de plage et d’autres animaux, tandis que leurs restes se dégradent sur le sable.
Comment se reproduit la vélelle ?
La colonie visible à la surface produit de petites structures reproductrices qui donnent naissance à des formes différentes. Cette alternance entre une colonie flottante et de minuscules organismes nageurs est caractéristique du cycle de nombreux hydrozoaires.
Les formes reproductrices libèrent des cellules sexuelles dans l’eau. Après la fécondation, une larve se développe puis s’installe à la surface et forme progressivement une nouvelle colonie avec une voile et des polypes spécialisés.
La durée exacte de chaque étape varie selon la température, la nourriture et les courants. Comme les vélelles sont dispersées par le vent, les jeunes colonies peuvent être transportées très loin de leur lieu de naissance.
Le saviez-vous ?
- 1.La partie bleue que vous voyez est une colonie de nombreux polypes spécialisés, et non un animal solitaire classique.
- 2.Certaines populations possèdent une voile inclinée dans un sens, tandis que d’autres l’ont inclinée dans le sens opposé.
- 3.La vélelle peut échouer par millions lorsque le vent et les courants poussent simultanément les animaux vers la côte.
- 4.Son nom anglais, by-the-wind sailor, signifie « marin porté par le vent ».
Ce qui menace la vélelle
Pollution flottante
Comme les autres organismes de surface, la vélelle peut rencontrer des déchets plastiques et des hydrocarbures. L’ampleur de leurs effets sur l’espèce reste mal mesurée.
Changements océaniques
La température de l’eau, les vents, les courants et l’acidité des océans peuvent modifier sa répartition et ses échouages. Les conséquences à long terme ne sont pas suffisamment connues.
Échouages massifs
Les échouages entraînent la mort des individus concernés, mais ils font partie du fonctionnement naturel de l’espèce et ne signifient pas à eux seuls un déclin mondial.
Protéger la vélelle
- Aucune protection spécifiqueLa vélelle n’est pas évaluée au niveau mondial par l’UICN et ne fait pas l’objet, à la connaissance disponible, d’une protection française spécifique, d’une inscription à la CITES ou d’un programme d’élevage.
- Surveillance du littoralLes observations de méduses et d’organismes échoués peuvent aider les réseaux naturalistes à suivre l’état du littoral. Les données sont particulièrement utiles lorsqu’elles indiquent la date, le lieu et l’importance de l’échouage.
Questions fréquentes
Que mange la vélelle ?
La vélelle mange surtout de minuscules animaux du plancton, comme des larves et de petits crustacés. Ses polypes capturent ces proies avec des cellules urticantes. Des algues microscopiques vivant dans ses tissus lui apportent aussi une partie de son énergie grâce à la lumière.
Combien de temps vit la vélelle ?
La durée de vie exacte de la vélelle reste mal connue. Les observations et les études disponibles indiquent un cycle probablement court, de quelques mois, avec une forte influence de la température, de la nourriture, du vent et des courants.
Où vit la vélelle ?
La vélelle vit à la surface des mers tempérées et tropicales de nombreux océans. En France, elle peut être observée sur les côtes atlantiques, de la Manche et de la Méditerranée, surtout lors d’échouages après des vents venant du large.
La vélelle est-elle dangereuse ?
La vélelle est généralement peu dangereuse pour l’être humain. Ses cellules urticantes peuvent toutefois irriter la peau et les yeux, surtout chez les personnes sensibles. Évitez de la toucher ; en cas de réaction importante ou de gêne respiratoire, appelez le 15 ou le 112.
Quelle taille fait la vélelle ?
La vélelle mesure le plus souvent 1 à 7 centimètres de diamètre, avec une voile visible au-dessus de son disque. Certains individus atteignent environ 10 centimètres. Les spécimens échoués paraissent parfois plus petits après avoir perdu leur eau.
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Autour de cet animal
Sources
- DORIS, Fédération française d’études et de sports sous-marins, fiches d’espèces marines doris.ffessm.fr
- Inventaire national du patrimoine naturel, Muséum national d’histoire naturelle, données sur les espèces inpn.mnhn.fr
- World Register of Marine Species, Velella velella marinespecies.org
- IUCN Red List of Threatened Species, évaluation mondiale des espèces iucnredlist.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





