
Uranoscope
Uranoscopus scaber
Aussi appelé uranoscope commun, poisson astronome
L’uranoscope est un poisson marin trapu qui vit caché dans les fonds sableux et vaseux de la Méditerranée, de la mer Noire et de l’Atlantique oriental. Ses yeux placés au sommet de la tête lui permettent de guetter ses proies depuis le sable. Classé en préoccupation mineure par l’UICN, il peut toutefois blesser une personne qui le saisit.
- Statut
- Préoccupation mineurepopulation inconnue
- Taille
- En général 20 à 30 cm, jusqu’à environ 40 cm de longueur totale
- Poids
- Jusqu’à environ 1 kg, avec de fortes variations selon l’âge et la région
- Longévité
- La longévité dans la nature est mal connue, probablement de plusieurs années
- Régime
- CarnivoreIl capture à l’affût de petits poissons, des crustacés et d’autres animaux vivant près du fond.
- Mode de vie
- Nocturne, solitaire
- Famille
- Uranoscopidés (Uranoscopidae), ordre des Perciformes
Fiche vérifiée le · 5 min de lecture
Où vit l’uranoscope ?
Il vit posé ou enfoui dans des fonds sableux ou vaseux, généralement entre 10 et 400 mètres de profondeur.
Principales régions : Portugal, Espagne, France méditerranéenne, Italie, Grèce, Turquie, Maroc, Tunisie.
- Europe
- Afrique
- Océans
Sommaire11 parties
Comment reconnaître l’uranoscope
L’uranoscope possède un corps court et robuste, une grosse tête aplatie et une bouche très large tournée vers le haut. Ses yeux sont placés sur le dessus de la tête, rapprochés l’un de l’autre. Cette position lui permet d’observer ce qui passe au-dessus de lui tout en restant presque entièrement caché dans le sable.
Sa coloration varie du brun grisâtre au brun jaunâtre, avec des marbrures qui le rendent difficile à repérer sur le fond. La première nageoire dorsale est courte et porte des épines. D’autres épines, situées près des opercules, peuvent injecter un venin douloureux lorsqu’elles transpercent la peau.
La forme de sa tête et ses yeux dirigés vers le ciel le distinguent des gobies et des rascasses, qui fréquentent parfois les mêmes fonds. Il peut aussi produire une faible décharge électrique grâce à des organes spécialisés, un phénomène surtout étudié chez les uranoscopes.
Où vit l’uranoscope ?
L’uranoscope fréquente les fonds de sable, de vase ou de petits graviers, dans les zones côtières et sur le plateau continental. Il a été observé depuis une dizaine de mètres jusqu’à environ 400 mètres de profondeur, selon les régions et l’âge des individus.
Son aire comprend la Méditerranée, la mer Noire et l’Atlantique oriental, du Portugal vers le sud jusqu’aux côtes nord-ouest de l’Afrique. En France métropolitaine, il est présent en Méditerranée. Il est difficile à observer en plongée, car il se confond avec le fond et reste souvent enfoui.
La Liste rouge mondiale de l’UICN le classe en préoccupation mineure. En France, les bases naturalistes le signalent dans le domaine méditerranéen, mais cette présence ne signifie pas qu’il soit commun partout. Il ne bénéficie pas, à notre connaissance, d’une protection nationale spécifique comparable à celle de certaines espèces côtières protégées.
Que mange l’uranoscope ?
L’uranoscope est un carnivore qui chasse à l’affût. Enfoui dans le sable, il attend qu’un petit poisson ou un crustacé passe assez près de sa bouche. Il peut alors ouvrir brusquement ses mâchoires et aspirer sa proie avec l’eau.
Son corps reste presque immobile pendant cette attente, ce qui économise son énergie et le rend difficile à repérer. Les proies consommées dépendent de leur disponibilité locale et de la taille du poisson, notamment chez les jeunes qui capturent des animaux plus petits.
Il ne poursuit généralement pas longtemps ses proies en pleine eau. Cette stratégie explique pourquoi les fonds sableux riches en petits animaux sont importants pour lui, même lorsque le paysage paraît peu vivant à première vue.
Comment se comporte l’uranoscope ?
L’uranoscope mène une vie solitaire et passe beaucoup de temps immobile sur le fond. Il s’enfouit en ondulant son corps et en agitant ses nageoires, jusqu’à ne laisser visibles que ses yeux et parfois l’ouverture de sa bouche.
Il est surtout actif la nuit, lorsque ses proies se déplacent davantage. Sa bouche orientée vers le haut lui permet de frapper une proie située au-dessus de lui, tandis que ses yeux surveillent les mouvements à proximité.
Il faut éviter de le toucher, même s’il semble inoffensif ou immobile. Les épines venimeuses peuvent provoquer une douleur intense et une réaction locale. En cas de piqûre importante, de malaise ou de difficulté à respirer, appelez le 15 ou le 112.
Comment se reproduit l’uranoscope ?
La reproduction a lieu lorsque la température de l’eau et la disponibilité de la nourriture deviennent favorables, généralement au printemps ou en été selon les secteurs de son aire. Les mâles et les femelles libèrent leurs cellules reproductrices dans l’eau.
Les œufs fécondés se développent dans la colonne d’eau avant de donner naissance à des larves. Celles-ci sont transportées par les courants pendant une partie de leur développement, puis les jeunes rejoignent progressivement les fonds où ils vivront adultes.
Les informations précises sur l’âge de la maturité, le nombre d’œufs et la durée de vie varient selon les populations. Ces données sont moins bien connues que chez les poissons faisant l’objet d’une pêche régulière.
Le saviez-vous ?
- 1.Le nom uranoscope vient de mots grecs associés au ciel et au regard, en référence à ses yeux tournés vers le haut.
- 2.Il peut rester enfoui dans le sable en ne laissant visibles que ses yeux, ce qui le rend presque invisible pour un plongeur.
- 3.Ses organes électriques produisent une décharge faible, contrairement à celle de poissons électriques capables d’immobiliser de grandes proies.
- 4.La bouche peut s’ouvrir très rapidement et créer un courant d’eau qui entraîne une petite proie vers l’intérieur.
Ce qui menace l’uranoscope
Captures accidentelles
L’uranoscope peut être pris accidentellement par des engins de pêche qui raclent ou remuent les fonds. Les captures sont généralement accessoires, car cette espèce n’est pas une cible commerciale majeure.
Dégradation des fonds
Le dragage, certains chalutages et les aménagements côtiers peuvent détruire ou modifier les fonds sableux et vaseux dont il dépend pour se cacher et chasser.
Manipulation à risque
Les pêcheurs et les promeneurs peuvent se blesser en saisissant un individu enfoui ou rejeté vivant. Les épines venimeuses restent dangereuses après la capture.
Protéger l’uranoscope
- Suivi des populationsL’espèce est classée en préoccupation mineure sur la Liste rouge mondiale de l’UICN. La surveillance des peuplements méditerranéens et la limitation des dommages aux fonds marins contribuent à sa conservation.
- Aires marines protégéesLes zones marines protégées méditerranéennes peuvent préserver ses fonds de vie, lorsque leur réglementation limite réellement le chalutage et les autres perturbations du substrat. L’uranoscope n’est pas connu comme une espèce inscrite aux annexes de la CITES.
Questions fréquentes
Que mange l’uranoscope ?
L’uranoscope mange surtout de petits poissons, des crustacés et d’autres animaux du fond. Il reste enfoui dans le sable, attend le passage d’une proie, puis l’aspire brusquement avec sa grande bouche orientée vers le haut.
Combien de temps vit l’uranoscope ?
L’uranoscope vit probablement plusieurs années, mais sa longévité précise reste mal documentée. Elle varie selon la région, la nourriture disponible et les risques liés à la pêche ou aux perturbations des fonds.
Où vit l’uranoscope ?
L’uranoscope vit dans la Méditerranée, la mer Noire et l’Atlantique oriental, sur des fonds sableux ou vaseux. En France, on le trouve dans les eaux méditerranéennes, souvent à plusieurs mètres de profondeur.
L’uranoscope est-il dangereux ?
L’uranoscope peut être dangereux si vous le saisissez, car ses épines dorsales et operculaires peuvent injecter un venin douloureux. Ne le touchez pas. Après une piqûre avec malaise ou gêne respiratoire, appelez immédiatement le 15 ou le 112.
Quelle taille fait l’uranoscope ?
L’uranoscope mesure le plus souvent 20 à 30 centimètres, avec des individus pouvant atteindre environ 40 centimètres. La longueur varie selon l’âge, le sexe et la région.
Testez-vous
3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.
Autour de cet animal
Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
- MNHN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
- DORIS, Données d’observations pour la reconnaissance et l’identification de la faune et de la flore subaquatiques doris.ffessm.fr
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





