

Tamarin-lion doré
Leontopithecus rosalia
Aussi appelé Tamarin doré, Petit singe-lion
Le tamarin-lion doré est un petit primate à la fourrure orangée, reconnaissable aux longs poils qui encadrent son visage. Il ne vit naturellement que dans une petite partie de la forêt atlantique, au Brésil. Classé en danger par l’UICN, il bénéficie de mesures de protection et de réintroductions, mais reste menacé par la fragmentation de son habitat.
- Statut
- En dangerpopulation en baisse
- Taille
- Environ 20 à 34 cm de longueur pour le corps, auxquels s’ajoutent 30 à 40 cm de queue.
- Poids
- Environ 500 à 700 g chez les adultes, avec peu de différence entre mâles et femelles.
- Longévité
- Souvent autour de 10 à 15 ans dans la nature ; jusqu’à environ 20 ans en parc zoologique.
- Régime
- OmnivoreIl mange surtout des fruits et des insectes, ainsi que des araignées, de petits vertébrés et parfois du nectar.
- Mode de vie
- Diurne, en groupes familiaux généralement de 2 à 8 individus
- Famille
- Callitrichidés (Callitrichidae), ordre des Primates
Fiche vérifiée le · 6 min de lecture
Où vit le tamarin-lion doré ?
Il fréquente les forêts humides de basse altitude de la forêt atlantique brésilienne, notamment les secteurs riches en lianes et en broméliacées.
Principales régions : Brésil.
- Amérique du Sud
Sommaire11 parties
Comment reconnaître le tamarin-lion doré ?
Sa fourrure va du jaune doré à l’orangé roux, avec de longs poils autour des joues et de la tête. Cette collerette rappelle une crinière de lion et explique son nom. Le visage est sombre et presque nu. Chez les adultes, mâles et femelles ont une taille et une apparence proches.
Son corps léger, d’environ 500 à 700 g, repose sur des membres fins. Ses doigts allongés l’aident à explorer les creux des branches. La plupart portent des ongles en forme de griffes, utiles pour s’accrocher aux troncs. Sa queue, plus longue que son corps, contribue à l’équilibre sans pouvoir saisir une branche.
Où vit le tamarin-lion doré ?
Son aire naturelle se limite à l’État de Rio de Janeiro, dans le sud-est du Brésil. Il habite des fragments de forêt atlantique, une forêt humide qui longe une partie du littoral brésilien. Les réserves biologiques de Poço das Antas et d’União protègent des secteurs occupés par l’espèce.
Il utilise surtout les arbres et recherche des forêts avec des cavités pour dormir, ainsi que des lianes et des plantes poussant sur les branches. Les broméliacées, dont les feuilles retiennent de l’eau et abritent de petits animaux, sont des lieux de recherche de nourriture. Entre deux fragments forestiers, une route ou un pâturage peut rendre les déplacements difficiles.
Que mange le tamarin-lion doré ?
Les fruits constituent une grande part de son alimentation, complétée par des insectes, des araignées et de petits vertébrés, comme des rainettes ou des lézards. Il peut aussi consommer du nectar. La proportion de ces aliments change avec les saisons et leur disponibilité dans la forêt : son régime est donc omnivore.
Pour trouver ses proies, il glisse ses doigts fins sous l’écorce, dans les fissures du bois ou entre les feuilles des broméliacées. Cette recherche mobilise beaucoup le toucher. En avalant des fruits puis en rejetant leurs graines dans ses déjections, il participe aussi à la dispersion de certaines plantes.
Comment vit son groupe familial ?
Actif le jour, il passe la nuit avec son groupe dans une cavité d’arbre ou un autre abri végétal. Les groupes comptent généralement de 2 à 8 individus, souvent un couple reproducteur et ses descendants. Leur composition peut changer lorsque de jeunes adultes partent ou que de nouveaux individus les rejoignent.
Les membres du groupe communiquent par des cris, des postures et des marques odorantes déposées sur leur territoire. Ils entretiennent leurs liens par le toilettage et se déplacent ensemble entre les sites d’alimentation. Lorsqu’un danger apparaît, des cris d’alarme peuvent prévenir les autres, notamment face à certains rapaces ou serpents.
Comment naissent et grandissent les petits ?
Après une gestation d’environ 125 à 132 jours, la femelle met le plus souvent au monde deux petits. Une seule femelle se reproduit généralement dans le groupe, même si des exceptions existent. Les naissances tendent à coïncider avec des périodes où la nourriture est plus abondante, ce qui facilite l’allaitement et la croissance.
La mère allaite, tandis que le père et d’autres membres du groupe participent au transport des petits. Les jeunes s’accrochent à leur fourrure et sont rendus à la mère pour téter. Ils commencent à goûter des aliments solides après quelques semaines, puis sont généralement sevrés vers trois mois, tout en continuant à apprendre auprès des adultes.
Le saviez-vous ?
- 1.Sa queue peut dépasser la longueur de son corps, mais elle n’est pas préhensile : elle ne s’enroule pas pour porter son poids.
- 2.Les adultes partagent de la nourriture avec les jeunes, qui apprennent ainsi à reconnaître et à manipuler certains aliments.
- 3.Les jumeaux réunis peuvent peser une part importante du poids de leur mère : l’aide du groupe réduit la charge du transport.
- 4.Des individus nés en parc zoologique ont été réintroduits au Brésil à partir des années 1980, contribuant au rétablissement de populations sauvages.
Ce qui menace le tamarin-lion doré
Forêt morcelée
L’agriculture, l’élevage, les routes et l’urbanisation ont réduit et séparé les forêts de son aire naturelle. Les groupes isolés échangent moins facilement des individus, ce qui fragilise leur diversité génétique.
Épidémies de fièvre jaune
Des épisodes de fièvre jaune ont causé de lourdes pertes dans les populations sauvages. Les singes sont des victimes de cette maladie transmise par des moustiques ; ils ne la transmettent pas directement aux humains.
Petite aire de répartition
L’espèce dépend d’une région restreinte du Brésil. Un incendie ou une dégradation locale peut donc toucher une part importante des forêts disponibles pour certains groupes.
Captures illégales
La capture pour le commerce d’animaux de compagnie a contribué au déclin historique de l’espèce. Le commerce illégal demeure un risque pour ces primates protégés.
Protéger le tamarin-lion doré
- Réserves forestièresLes réserves biologiques de Poço das Antas et d’União protègent des habitats de l’espèce. La conservation dépend aussi des forêts privées et de leur connexion aux espaces protégés.
- Connexions entre forêtsLa restauration de corridors boisés permet aux groupes de circuler entre des fragments forestiers. Un passage végétalisé au-dessus de l’autoroute BR-101 a également été aménagé pour reconnecter des habitats.
- Élevage et réintroductionsDes élevages coordonnés, dont un programme européen EEP, maintiennent une population suivie en parcs zoologiques. Les réintroductions commencées dans les années 1980 et les déplacements encadrés de groupes sauvages ont contribué à renforcer la population au Brésil.
- Commerce strictement encadréLe tamarin-lion doré figure à l’annexe I de la CITES. Le commerce international à des fins commerciales de spécimens sauvages est en principe interdit, et les autres échanges autorisés sont soumis à des conditions strictes.
Questions fréquentes
Pourquoi l’appelle-t-on tamarin-lion doré ?
Les longs poils autour de sa tête forment une collerette qui rappelle la crinière d’un lion. Le mot « doré » décrit sa fourrure jaune orangé à rousse. Il appartient pourtant à l’ordre des primates, comme les autres singes, et n’a aucun lien proche avec les félins.
Est-il encore menacé malgré les réintroductions ?
Oui, l’UICN le classe en danger. Les réintroductions et la protection des forêts ont permis des progrès, mais son aire reste petite et morcelée. Les épidémies de fièvre jaune ont aussi montré qu’une population en cours de rétablissement peut subir rapidement de nouvelles pertes.
Peut-on avoir un tamarin-lion doré chez soi ?
Ce primate protégé ne convient pas à la vie dans un foyer : il a besoin d’un groupe, d’installations adaptées et de soins spécialisés. En France, sa détention relève d’une réglementation stricte concernant les animaux non domestiques. Son inscription à l’annexe I de la CITES encadre également ses échanges internationaux.
Pourquoi le père porte-t-il les petits ?
La femelle met souvent au monde des jumeaux et doit produire du lait pour les deux. Le père et les autres membres du groupe transportent les petits entre les tétées, ce qui répartit l’effort. Cette coopération permet aussi aux jeunes de rester auprès du groupe pendant ses déplacements.
Sa queue lui permet-elle de se suspendre ?
Non, sa queue n’est pas préhensile : elle ne peut pas agripper une branche pour soutenir son corps. Elle l’aide à garder l’équilibre lorsqu’il court ou saute dans les arbres. Pour se tenir, il utilise ses mains et ses pieds, dont la plupart des doigts portent des ongles en forme de griffes.
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Sources
- UICN, The IUCN Red List of Threatened Species : Leontopithecus rosalia iucnredlist.org
- Smithsonian’s National Zoo and Conservation Biology Institute, Golden lion tamarin nationalzoo.si.edu
- CITES, Annexes I, II et III cites.org
- Wikipédia, Tamarin-lion doré fr.wikipedia.org
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer









