
Râle de La Réunion
Dryolimnas augusti
Aussi appelé râle réunionnais
Le râle de La Réunion était un oiseau terrestre endémique de cette île volcanique de l’océan Indien. Comme plusieurs râles insulaires, il avait probablement perdu une grande partie de son aptitude au vol. Il disparut à l’époque historique, vraisemblablement vers 1681, après l’arrivée des humains et de nouveaux prédateurs.
- Statut
- ÉteinteDisparu vers 1681
- Taille
- Environ 30 à 40 cm de longueur corporelle, estimation fondée sur les ossements
- Poids
- Longévité
- Inconnue, aucun élevage ni observation récente n’étant documenté
- Régime
- OmnivoreSon régime était probablement composé de petits invertébrés, de graines, de fruits tombés et d’autres aliments disponibles au sol.
- Mode de vie
- Diurne, probablement solitaire ou en couple
- Famille
- Rallidés (Rallidae), ordre des Gruiformes
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Où vivait le râle de La Réunion ?
Il fréquentait probablement les forêts et les zones humides de basse altitude de l’île de La Réunion.
Principales régions : La Réunion (France).
- Afrique
- Océans
Sommaire11 parties
Comment reconnaître le râle de La Réunion ?
Le râle de La Réunion était décrit comme un oiseau terrestre de taille comparable à celle d’une petite poule. Ses os des pattes étaient robustes, ce qui indiquait une vie passée principalement au sol. Les os des ailes suggéraient une aptitude au vol réduite, comme chez plusieurs râles insulaires disparus.
Aucune peau complète, photographie ou description détaillée de son plumage n’était connue. Sa couleur, la forme exacte de son bec et l’aspect de ses yeux restaient donc incertains. Les chercheurs l’identifiaient surtout grâce à la comparaison de ses os avec ceux de râles actuels et d’autres espèces éteintes.
Où vivait le râle de La Réunion ?
Le râle de La Réunion vivait uniquement sur l’île de La Réunion, alors appelée île Bourbon. Il fréquentait probablement les secteurs boisés, les clairières humides et les bords de ravines où il pouvait chercher sa nourriture au sol.
Les premières transformations importantes des milieux naturels avaient touché les plaines et les forêts de basse altitude après l’installation humaine. La réduction de ces habitats avait probablement isolé les derniers oiseaux dans des secteurs plus difficiles d’accès.
Que mangeait le râle de La Réunion ?
Son alimentation exacte n’avait pas été observée. La forme de son bec et sa parenté avec d’autres râles permettaient toutefois de supposer un régime varié, recherché en fouillant la litière de feuilles et le sol avec le bec.
Il devait probablement consommer des insectes, des vers, de petits invertébrés, des graines et des fruits tombés. Cette diversité alimentaire l’aidait sans doute à vivre dans plusieurs types de forêts, mais elle ne le protégeait pas des prédateurs introduits sur l’île.
Quel comportement avait le râle de La Réunion ?
Le râle se déplaçait probablement en marchant ou en courant entre les herbes, les racines et les buissons. Ses pattes solides et ses ailes réduites correspondaient à un oiseau qui échappait difficilement à un danger en prenant son envol.
Son comportement social restait inconnu. Il vivait peut-être seul ou en couple, comme plusieurs râles terrestres. Les récits anciens ne fournissaient pas assez de détails pour savoir s’il était particulièrement discret, territorial ou actif près des cours d’eau.
Comment se reproduisait le râle de La Réunion ?
Aucun nid, œuf ou poussin attribué avec certitude à l’espèce n’avait été conservé. La période de reproduction et le nombre d’œufs restaient donc inconnus.
Comme les autres râles, il construisait probablement un nid dissimulé au sol ou dans une végétation basse. Une telle reproduction exposait les œufs et les jeunes aux rats, aux chats et aux cochons introduits, surtout lorsque les oiseaux ne pouvaient pas s’envoler rapidement.
Le saviez-vous ?
- 1.Le râle de La Réunion appartenait à un groupe d’oiseaux dont plusieurs espèces insulaires avaient perdu une partie de leur capacité à voler.
- 2.Son existence était connue par des ossements et des récits anciens, car aucun spécimen naturalisé complet n’était disponible.
- 3.La Réunion avait aussi abrité d’autres oiseaux endémiques disparus, ce qui montrait la fragilité des faunes insulaires.
- 4.Les râles terrestres étaient particulièrement vulnérables aux mammifères prédateurs quand ils n’étaient pas capables de décoller rapidement.
Pourquoi le râle de La Réunion a disparu
Prédateurs introduits
Les rats et les chats arrivés avec les humains avaient probablement tué des adultes, des jeunes et des oiseaux au nid. Les cochons avaient aussi pu dégrader les zones de reproduction.
Chasse et dérangement
La chasse et la capture avaient probablement touché une population déjà limitée à une seule île. Les oiseaux terrestres faciles à approcher étaient particulièrement exposés.
Perte des forêts
Le défrichement des forêts de basse altitude avait réduit les habitats disponibles. La disparition de la végétation dense avait aussi facilité l’accès des prédateurs aux derniers oiseaux.
Ce qu’il en reste aujourd’hui
- Restes en collectionDes ossements subfossiles sont conservés et étudiés dans des collections scientifiques, notamment au Muséum national d’Histoire naturelle à Paris. Le Muséum d’Histoire naturelle de La Réunion participe aussi à la connaissance du patrimoine naturel disparu de l’île.
- Aucun élevageAucun individu vivant n’est conservé en captivité et aucun programme d’élevage ou de réintroduction n’est possible. Les recherches portent sur l’identification des os, la datation et la reconstitution de l’histoire des espèces disparues de La Réunion.
- Mémoire scientifiqueLes spécimens de musée, les récits anciens et les inventaires naturalistes permettent de documenter cette extinction. Ils servent aussi à mieux protéger les espèces insulaires encore présentes.
Questions fréquentes
Le râle de La Réunion pouvait-il voler ?
Il avait probablement une capacité de vol très réduite, d’après la forme de ses os. Les chercheurs ne peuvent toutefois pas préciser s’il était totalement incapable de voler ou s’il effectuait encore de courts battements pour franchir un obstacle.
Pourquoi a-t-il disparu ?
Sa disparition résultait probablement de plusieurs causes réunies : chasse, destruction des forêts et arrivée de rats, de chats et de cochons. Comme il vivait sur une seule île et semblait peu apte au vol, il ne pouvait pas gagner un refuge éloigné.
Comment sait-on qu’il a vraiment existé ?
Des ossements subfossiles ont été retrouvés à La Réunion et comparés à ceux d’autres râles. Des récits anciens de voyageurs ont également signalé des oiseaux terrestres qui pourraient correspondre à cette espèce.
Pourrait-il encore vivre dans une forêt isolée ?
Aucune observation confirmée n’a été faite depuis plusieurs siècles. L’espèce est donc classée éteinte au niveau mondial. Une découverte actuelle nécessiterait un examen scientifique, car un oiseau observé pourrait appartenir à une autre espèce.
Existe-t-il encore des râles à La Réunion ?
Des râles ou des oiseaux proches peuvent être observés dans la région, mais le râle de La Réunion lui-même a disparu. Les oiseaux actuels de l’île ne sont pas des survivants cachés de cette espèce éteinte.
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Sources
- UICN, Liste rouge des espèces menacées iucnredlist.org
- Muséum national d’Histoire naturelle, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
- Muséum national d’Histoire naturelle, collections mnhn.fr
Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer





