Aller au contenu
La raie douce (Raja montagui)
LC
Raja montagui

Raie douce

Raja montagui

Aussi appelé raie de Montagu, raie tachetée, raie douce de Montagu

La raie douce est un poisson plat vivant posé sur les fonds marins de l’Atlantique nord-est et de la Méditerranée. Ses taches sombres, ses ailes arrondies et son museau court permettent de la distinguer d’autres raies. L’espèce est classée en Préoccupation mineure au niveau mondial, même si certaines populations subissent la pression de la pêche.

Statut
Préoccupation mineurepopulation en baisse
Taille
Environ 40 à 80 cm de longueur totale, les femelles étant souvent plus grandes que les mâles
Poids
Environ 1 à 3 kg chez l’adulte, avec des variations selon la taille et la région
Longévité
Probablement autour de 10 ans dans la nature, mais les données précises restent limitées
Régime
CarnivoreElle chasse sur le fond des vers marins, des crustacés, des petits poissons et de jeunes mollusques.
Mode de vie
Actif de jour comme de nuit, souvent solitaire, parfois en petits groupes
Famille
Rajidés (Rajidae), ordre des Raiformes (Rajiformes)

Fiche vérifiée le · 4 min de lecture

Atlantique nord-est et Méditerranée occidentale et centrale

Où vit la raie douce ?

Elle vit sur les fonds sableux, vaseux ou graveleux, généralement entre 20 et 120 mètres de profondeur, avec des observations possibles plus profondes.

Principales régions : Norvège, Royaume-Uni, France, Espagne, Portugal, Maroc, Italie, Croatie.

  • Europe
  • Afrique
  • Océans
Sommaire11 parties
  1. Comment reconnaître la raie douce ?
  2. Où vit la raie douce ?
  3. Que mange la raie douce ?
  4. Comment vit la raie douce ?
  5. Comment se reproduit la raie douce ?
  6. Le saviez-vous ?
  7. Menaces
  8. Protéger l’espèce
  9. Questions fréquentes
  10. Testez-vous
  11. Sources

Comment reconnaître la raie douce ?

Son corps aplati forme un disque presque losangique, avec deux grandes nageoires pectorales qui ressemblent à des ailes. Le museau est court et légèrement pointu. Le dos varie du brun grisâtre au brun jaunâtre et porte souvent des taches sombres, parfois disposées en motifs irréguliers.

La queue est assez fine et porte deux petites nageoires dorsales vers son extrémité. La face ventrale est plus claire. Comme chez les autres raies, les yeux se trouvent sur le dessus de la tête et la bouche, les narines ainsi que les fentes branchiales sont placées dessous.

Où vit la raie douce ?

Elle fréquente les fonds marins de l’Atlantique nord-est, depuis les eaux proches de la Norvège et des îles Britanniques jusqu’à la péninsule Ibérique et au Maroc. Elle est également présente dans plusieurs secteurs de la Méditerranée, notamment près des côtes françaises, espagnoles, italiennes et croates.

Elle préfère les fonds de sable, de vase ou de petits graviers, où son corps aplati se dissimule facilement. En France, elle peut être capturée ou observée en mer toute l’année, avec des rencontres surtout liées aux sorties en bateau et à la pêche, plutôt qu’à la promenade sur la plage.

Que mange la raie douce ?

La raie douce est carnivore et cherche sa nourriture directement sur le fond. Elle consomme surtout des vers marins, des crevettes, des crabes, des petits poissons et de jeunes mollusques. La composition de ses repas change selon la profondeur, la saison et les proies disponibles.

Ses dents petites et nombreuses sont regroupées en rangées. Elles servent à saisir ou à écraser des proies qui vivent dans le sable et la vase. Les organes sensoriels situés autour de la tête l’aident aussi à repérer les animaux cachés sous quelques centimètres de sédiment.

Comment vit la raie douce ?

Elle passe beaucoup de temps posée sur le fond, parfois partiellement recouverte de sable. Pour se déplacer, elle ondule ses nageoires pectorales en produisant un mouvement qui rappelle le vol d’un oiseau sous l’eau. Elle peut aussi effectuer de brusques accélérations pour fuir un prédateur.

Elle respire grâce à des ouvertures situées derrière les yeux, appelées spiracles. Cette position lui permet de faire entrer de l’eau vers ses branchies lorsqu’elle reste immobile sur le fond. Elle mène généralement une vie solitaire, même si plusieurs individus peuvent se retrouver dans une zone riche en nourriture.

Comment se reproduit la raie douce ?

La fécondation est interne. Le mâle utilise ses ptérygopodes, deux organes allongés placés près des nageoires pelviennes, pour transférer les spermatozoïdes à la femelle. Les œufs fécondés se développent ensuite dans des capsules cornées brunes, souvent appelées bourses de sirène.

Chaque capsule possède des prolongements qui l’accrochent au fond ou aux algues. Les jeunes y restent plusieurs mois avant d’en sortir, selon la température et les conditions locales. Ils mesurent alors généralement une vingtaine de centimètres, avec déjà la forme aplatie de l’adulte.

Le saviez-vous ?

  • 1.Les capsules d’œufs vides trouvées sur une plage sont souvent appelées bourses de sirène, même si elles ne contiennent plus d’embryon.
  • 2.Ses spiracles placés derrière les yeux lui permettent de faire circuler l’eau vers ses branchies lorsqu’elle repose sur le sable.
  • 3.Les raies et les requins appartiennent au même grand groupe de poissons cartilagineux, dont le squelette contient surtout du cartilage.
  • 4.La face ventrale porte des pores sensoriels capables de détecter de faibles signaux électriques produits par des proies cachées.

Ce qui menace la raie douce

  • Captures accidentelles

    La raie douce peut être prise dans des chaluts, des filets et des palangres destinés à d’autres poissons. Les captures répétées peuvent réduire le nombre d’adultes reproducteurs.

  • Dégradation des fonds

    Le chalutage et certaines activités portuaires peuvent modifier les fonds sableux ou vaseux où elle se nourrit et pond ses capsules d’œufs.

Protéger la raie douce

  • Suivi des pêchesL’espèce est prise en compte dans les règles européennes de gestion des pêches et dans les suivis scientifiques des raies et requins. Les mesures de taille, de quotas ou de remise à l’eau peuvent varier selon les zones et les pêcheries.
  • Statut françaisLa raie douce est classée en Préoccupation mineure dans l’évaluation mondiale de l’UICN et dans l’évaluation française des poissons marins métropolitains. Elle ne bénéficie pas d’une protection nationale spécifique comparable à celle de certaines autres raies.

Comprendre les catégories de la Liste rouge

Questions fréquentes

Que mange la raie douce ?

La raie douce mange surtout des vers marins, des crevettes, des crabes, de petits poissons et de jeunes mollusques. Elle repère ces proies sur le fond ou sous le sable grâce à ses sens, puis les saisit avec ses petites dents.

Combien de temps vit la raie douce ?

La raie douce pourrait vivre autour de 10 ans dans la nature, mais les données disponibles restent moins précises que pour plusieurs poissons côtiers. Son âge dépend notamment de la région, de la croissance et de la pression de pêche.

Où vit la raie douce ?

La raie douce vit sur les fonds sableux, vaseux ou graveleux de l’Atlantique nord-est et de la Méditerranée. En France, elle est présente dans la Manche, l’Atlantique et certaines zones méditerranéennes, généralement entre 20 et 120 mètres de profondeur.

La raie douce est-elle dangereuse ?

La raie douce n’est généralement pas dangereuse pour les baigneurs et les plongeurs. Comme toutes les raies, elle peut toutefois se défendre si elle est saisie ou piétinée. Gardez vos distances et ne la touchez jamais, surtout lorsqu’elle repose sur le fond.

Quelle taille fait la raie douce ?

La raie douce mesure habituellement 40 à 80 centimètres de longueur totale. Les femelles atteignent souvent une taille supérieure à celle des mâles. Son corps aplati peut sembler très large à cause de ses nageoires pectorales en forme d’ailes.

Testez-vous

3 questions. Choisissez une réponse pour lire l’explication.

  1. 1.Sur quel type de milieu la raie douce passe-t-elle la plupart de son temps ?
  2. 2.Comment appelle-t-on souvent la capsule qui contient l’œuf d’une raie ?
  3. 3.Quel est le statut mondial actuel de la raie douce selon l’UICN ?

Sources

  1. UICN, The IUCN Red List of Threatened Species iucnredlist.org
  2. INPN, Inventaire national du patrimoine naturel inpn.mnhn.fr
  3. Ifremer, ressources sur les pêches et les écosystèmes marins ifremer.fr

Mis à jour le . Statut mondial selon la Liste rouge de l’UICN ; les statuts nationaux peuvent différer

Espèces proches